«L’autosatisfaction affichée par le président de la Métropole est pour le moins malaisante», s'indigne le candidat en tête de la liste Dijon change d'ère.
Communiqué de la liste Dijon change d'ère du 30 janvier 2026 :La situation s’est fortement dégradée depuis une dizaine d’années. Dijon figurait parmi les villes les moins chères de sa catégorie en 2017. En 2026, la tendance s’est nettement inversée : Dijon se hisse désormais en haut du podium des villes les plus chères, selon le baromètre Arthur Loyd qui évalue annuellement l’attractivité des métropoles.
À la lecture de ces résultats, l’autosatisfaction affichée par le président de la Métropole est pour le moins malaisante. Pas un mot sur l’explosion des coûts du logement, pourtant principale cause d’un classement moins favorable que les années précédentes. En effet, Dijon perd sa première place précisément en raison du niveau élevé des prix du logement.
Cette réalité est volontairement occultée pour ne pas assombrir un bilan. Pourtant, cette injustice sociale, qui pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des habitant·es, devrait être au cœur des priorités politiques.
Michel Haberstrau, tête de liste écologiste du rassemblement des écologistes et de la gauche, s’indigne : « Comment se satisfaire du rayonnement de Dijon alors que l’égalité d’accès au logement pour toutes et tous n’est plus assurée ? Ma priorité, comme celle de mes colistiers et colistières de Dijon change d’ère, est de protéger et d’améliorer le quotidien des Dijonnaises et des Dijonnais.
Contrairement au président de la Métropole, notre cap est clair : le logement d’abord. Nous défendrons à la fois le rayonnement de la ville et la satisfaction des besoins fondamentaux. Personne ne sera laissé au bord du chemin. »
Il ajoute : « L’inversion de la tendance depuis 2017 illustre l’échec de la politique d’urbanisme et du logement. Les causes sont connues, mais ignorées par la Métropole : surdensification qui étouffe la ville, spéculation immobilière, absence de régulation et de contrôle démocratique des programmes immobiliers… »
Pour le candidat écologiste, l’alerte rouge est désormais déclenchée. Il est temps de rompre avec les orientations actuelles et de réorienter en profondeur la politique d’aménagement.
Michel Haberstrau conclut : « Nier l’inégalité d’accès au logement et maintenir une politique de la vie chère est irresponsable. Il est temps de rompre avec la spéculation immobilière et de réaffirmer que le logement n’est pas une marchandise comme les autres. Nous régulerons le marché par l’encadrement des loyers, développerons un parc de logements sociaux de qualité et accompagnerons la rénovation énergétique du parc privé afin d’alléger les charges. Chaque Dijonnaise et chaque Dijonnais doit pouvoir vivre dignement et en sécurité sa vie familiale et/ou personnelle. »