«Si certains s’approprient Jeanne d’Arc, d’autres s’approprient la Résistance !» réagit le conseiller municipal d'opposition, après une cérémonie commémorative à laquelle a participé le député PS de la Côte-d'Or.
Communiqué de la liste Le Bon Sens du 26 janvier 2026 :Hier, dimanche 25 janvier, s’est tenue à Chenôve la commémoration du 82ᵉ anniversaire du sacrifice de Maxime Guillot et Marcel Naudot, deux figures locales qui ont payé de leur vie leur refus de se soumettre au régime nazi durant la Seconde Guerre mondiale.
Chaque année, cette cérémonie rassemble plusieurs dizaines de personnes soucieuses de faire vivre leur mémoire, en présence notamment de la fille de Maxime Guillot et de la petite-fille de Marcel Naudot. Cette commémoration est publique, la population est informée, et j’avais moi-même reçu une invitation officielle accompagnée d’un déroulé synthétique : allocution rue Jules Blaizet (association Souvenir Maxime Guillot), dépôt de gerbe sur la tombe de Maxime Guillot (Parti socialiste), dévoilement d’une nouvelle plaque en hommage à Marcel Naudot sur le parcours de mémoire, puis dépôt de gerbe à l’hôtel de ville.
Jusqu’à la dernière séquence, la concorde était de mise. C’est alors que M. le député Pribetich, fidèle à lui-même, a déclaré être « un peu choqué par la présence à des cérémonies de femmes et d'hommes qui ne partagent pas nos engagements. Ils ont ainsi sali cette cérémonie et je le regrette profondément, Monsieur le Maire. Je demande justement à ce qu'on respecte l'intimité des partis, à faire en sorte que celles et ceux qui s'engagent au nom des valeurs, puissent se reconnaître dans ces valeurs. »
De tels propos ne peuvent qu’interloquer par le sectarisme qu’ils révèlent et par l’appropriation présomptueuse de valeurs qui, heureusement, dépassent largement le seul camp socialiste. Après la préemption de Jeanne d’Arc, voici désormais celle des symboles de la Résistance, qui seraient devenus le monopole du PS local.
Ainsi, ne seraient pas légitimes : Mme Vuillermot, représentante de M. Sauvadet, Mme Patricia Marc, les représentants associatifs, ni moi-même, élu d’opposition.
Faut-il, au-delà des commémorations, jouer la carte de la division en jetant la suspicion, comme aux heures les plus sombres de notre histoire ? Faut-il organiser des chasses aux sorcières ? Pour certains, la tentation semble bien réelle, et la construction de la paix reste un concept abstrait malgré de belles déclarations telles que « Chenôve a besoin d’unité ».
Pour ma part, la seule unité que j’observe est celle d’un entre-soi insolent et débridé, qui encourage les coups bas et la captation de la ville au profit d’une minorité. D’ailleurs, dans la continuité des propos de M. Pribetich, le maire et l’adjoint présents n’ont pas hésité à instrumentaliser cette commémoration pour vanter les mérites des socialistes et… de la franc-maçonnerie.
Une fois encore, nous ne pouvons que regretter la persistance de méthodes indignes de celles et ceux que nous étions censés honorer, tout en étant attristés par le spectacle infligé à une partie de l’auditoire, prise en otage.
Philippe NEYRAUD
Liste « Le Bon Sens - 100%Chenôve »