
Ce jeudi 3 septembre, le coordinateur Éric Carpentier et l'adjointe au maire Christine Martin ont présenté la 35ème édition du festival de documentaires qui portera sur les forêts, l’espace et les droits humains. Rendez-vous est donné du 30 septembre au 4 octobre, à Dijon.
«C’est le plus vieux festival de cinéma d’aventure en France», selon Christine Martin. La compétition de documentaires internationaux, née à Dijon en 1992, fait la part belle au cinéma – avec de «l'émerveillement» au gré des contrées parcourues – et promeut «l'action» ainsi que «l'engagement». En 2025, le festival a attiré 15.000 spectateurs.
La présentation de la 35ème édition s'est déroulée, ce jeudi 3 septembre 2026, au cinéma Cinéville Dijon (ex-Olympia). Elle a pour thèmes principaux les forêts, l’espace ainsi que les droits humains et comprendra un hommage à Francis Hallé, célèbre botaniste français, décédé le 31 décembre dernier, qu'
Infos Dijon avait interviewé en 2024 (
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5 jours, 15 films en compétition, 10 membres du jury
Devant l’ensemble des partenaires, Christine Martin (PS), adjointe au maire de Dijon chargée notamment de la culture, et Éric Carpentier, coordinateur du festival, ont exposé les grandes lignes de cette édition 2026.
Sur cinq jours, du mercredi 30 septembre au dimanche 4 octobre, 15 films en compétition et d’autres projections et rencontres seront proposées dans les mêmes lieux que lors des précédentes éditions, à savoir le Cinéville Dijon, le Darcy et le cellier de Clairvaux.
À noter aussi que la salle de spectacle L'Abreuvoir, située dans le village de Salives, dans le Châtillonnais, à une heure de route de Dijon, s'associe cette année au festival en accueillant une partie de la programmation.
Les forêts, l’espace et les droits humains mis en avant
Selon Éric Carpentier, trois principales thématiques ressortent de la programmation cette année sur l’ensemble du festival : les forêts, l’espace et les droits humains.
«Concernant les forêts, on connaît leur importance dans le contexte du réchauffement climatique. On rend hommage aussi cette année à Francis Hallé, un immense botaniste qui est récemment décédé, qui a contribué à mieux faire connaître les arbres et les forets primaires», a indiqué Éric Carpentier.
Le thème de l’espace résonne cette année de par l’actualité avec la présence de la Bourguignonne Sophie Adenot dans la station spatiale internationale et avec également l’éclipse solaire qui s’est produite au mois d’août, visible depuis la France (
lire notre article).
Enfin, sur les droits humains en général et les droits des femmes en particulier, Éric Carpentier a rappelé : «On connaît la situation en Iran, et il ne faut pas oublier aussi que ça fait 5 ans que les talibans dirigent l’Afghanistan. C’était quelque chose qui nous tenait à cœur de mettre en avant».
Un festival engagé
Au vu des thématiques mises sur le devant de la scène, les Écrans de l’aventure est-il un festival engagé ? Éric Carpentier a livré sa réponse à
Infos Dijon : «Sans aucun doute, c’est un événement engagé. On ne peut pas se contenter d’émerveiller et de s’arrêter là. On est obligé d’être sensible à ce que l’on voit, que ce soit dans la nature ou l’humain, on est obligé d’y être sensible et on pousse à l’action».
Et le coordinateur d'ajouter : «La Guilde qui organise le festival, c’est une organisation qui envoie 500 volontaires dans le monde entier, qui finance des micro-projets et qui a une action humanitaire et de développement qui est forte, donc oui à ce sens, le festival est engagé».
«La Ville de Dijon aime ce festival et le soutient»
Pour compléter ces propos, Christine Martin a déclaré : «La Ville de Dijon aime ce festival et le soutient. Les Écrans de l’aventure, ce sont des rencontres autour d’un ou de plusieurs sujets».
Pour remettre les différents prix qui seront décernés aux films en compétition, le jury sera composé de 10 personnes parmi lesquelles des explorateurs, des navigateurs, journalistes, producteurs ou écrivains.
Le coprésident du Jury sera le réalisateur et scénariste Luc Marescot et la coprésidente sera la journaliste et écrivaine Delphine Minoui, spécialiste du Proche-Orient.
Fabrice Aubry

