
Opéras, concerts, danse, cirque... l'établissement culturel dijonnais proposera 46 spectacles. «La Cenerentola» de Rossini et «Ariane à Naxos» de Strauss figurent parmi les opéras les plus attendus cette saison.
«L'Opéra de Dijon, ce n'est pas que de l'opéra et vous présente une saison pluridisciplinaire, très riche et éclectique», résumait la nouvelle directrice Antonella Zedda, le 6 mai dernier, en exposant les enjeux de politique culturelle et les contours de la saison à venir.
En 2026-2027, sont au programme 10 opéras et spectacles lyriques, 20 concerts symphoniques, de musique de chambre et récitals, 4 concerts de musiques du monde et de jazz, 10 spectacles de danse, de cirque et de théâtre ainsi que 2 ciné-concerts.
Les abonnements – à partir de 5 spectacles, une carte Liberté étant mise en place pour moins de 5 spectacles – ont ouvert le 18 mai à 14 heures pour les mécènes honorifiques et bienfaiteurs, suivront le 21 mai à 9 heures pour les mécènes amis et soutiens, le 3 juin à 10 heures pour tous les publics. Les ventes individuelles de billets débuteront le 24 juin à 11 heures.
Jean-Christophe Tardivon
Les temps forts lyriques
4-10 novembre : «La Cenerentola», opéra de Gioachino Rossini
Une nouvelle production de l’Opéra de Dijon, en partenariat avec l'Opéra national du Rhin.
Direction musicale de l'Orchestre Dijon Bourgogne et du Choeur de l'Opéra de Dijon par la jeune cheffe italo-turque Nil Venditti.
Mise en scène de Mirabelle Ordinaire qui s'inspire «des romans de Lewis Carroll» pour mettre l'accent sur «l'émerveillement, la poésie, l'exploration».
Cet opéra-bouffe du début du XIXème siècle insiste sur «la recherche de l'identité de chacun, l'exploration de l'apparence et de l'identité» tout en gardant une «dimension féerique».
Le livret est tiré du conte «Cendrillon» mais ne reprend ni la marâtre, ni la citrouille.
La Dijonnaise Marine Chagnon campe le personne d'Angelina, dite Cenerentola.
18 novembre : «María de Buenos Aires», operita d'Ástor Piazzolla
Direction artistique William Sabatier. Mise en espace Amélie Parias.
«Une œuvre puissante» en 18 tableaux composée en 1968 qui permet de découvrir la vie et le destin de Maria, du tango et de la ville de Buenos Aires».
19 et 20 décembre : «Carrousel», un «opéra-manège» conçu par Anna Bernreitner
Installés dans le foyer, six musiciens de l’École supérieure de musique de Bourgogne-Franche-Comté, deux chanteuses et un acrobate proposeront «un tour de manège lyrique et festif» aux enfants de 4 à 10 ans pour découvrir des œuvres de Jacques Offenbach.
7 et 9 février : «Ariane à Naxos», opéra de Richard Strauss
Production de l'Opéra national du Rhin en partenariat avec l'Opéra de Dijon.
Direction musicale de l'Orchestre Dijon Bourgogne par Joseph Bastian. Mise en scène par Myriam Marzouki.
Une œuvre «drôle et légère» avec «de la commedia dell'arte qui se mélange à des situations tragiques» pour évoquer le mythe d'Ariane abandonnée par Thésée sur l'île de Naxos en le plaçant dans la Grèce des années 1960.
15 mars : «The Carmen Case», opéra de Diana Soh à partir de l’œuvre de Georges Bizet
Direction musicale de l'ensemble Ars Nova par Lucie Leguay. Livret et mise en scène Alexandra Lacroix.
Relecture contemporaine du jugement de José qui a avoué le meurtre de Carmen pour mieux «analyser le destin tragique» de la cigarière.
11-14 mai : «Ercole amante», opéra de Francesco Cavalli
Nouvelle production de l’Opéra de Dijonn en partenariat avec Cappella Mediterranea, qui fera l'objet d'une tournée européenne en version concert.
Direction musicale de l'ensemble Cappella Mediterranea, du Chœur de chambre de Namur et du Chœur de l’Opéra de Dijon par Leonardo García-Alarcón.
Mise en scène de la chorégraphie Raphaëlle Boitel qui dirige des chanteurs, des danseurs et des circassiens sur le plateau.
Créé en 1662, cette œuvre fait écho au mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche.
Cette année, on célèbre les 350 ans de la mort de Francesco Cavalli, «maître de l'opéra vénitien».
20 mai : «Les Indes galantes», opéra de Jean-Philippe Rameau mis en espace
Direction musicale de l'ensemble Les Talents lyriques et du Chœur de chambre de Namur par Christophe Rousset.
Un
best of de l’œuvre à l'initiative du compositeur lui-même. Sur le plateau, sont présents quatre chanteurs et un danseur.
Les temps forts des concerts
1er décembre : «Thrace», concert de Jean-Guihen Queyras, Bijan et Keyvan Chemirani et Sokratis Sinopoulos
Dans le cadre du festival Nuits d'orient et d'ailleurs, un programme qui ouvre «les portes de territoires musicaux inédits, au croisement de la recherche contemporaine, de l’improvisation et des musiques traditionnelle de la Méditerrané».
15 décembre : «Sonates de Beethoven #1»
Un récital dans le cadre du bicentenaire de la mort de Ludwig van Beethoven.
Au violon Viktoria Mullova et au fortepiano Alasdair Beatson.
Deux autres dates suivent pour découvrir intégrale des sonates pour violon de Beethoven avec une tarification adaptée.
22 décembre : «Lumières», concert symphonique de l'Orchestre Victor Hugo et du Chœur de l’Opéra de Dijon
Juste avant Noël, Jean-François Verdier dirigera quatre œuvres de Wolfgang Amadeus Mozart, Francis Poulenc et Gabriel Fauré – avec la soprano Yun Jung Choi.
7 janvier : «Nouvel An à Brodway», concert de l'Orchestre national de France
Direction musicale par Enrique Mazzola pour «un programme qui met à l'honneur le plus pages de la comédie musicale».
13 février : «Ruptures», concert symphonique de l'Orchestre Dijon Bourgogne
Direction musicale par Joseph Bastian.
«Un concert classico-romantique» qui inclut l'ouverture du «Loup-garou» un opéra-comique de la compositrice Louise Bertin dont l'action se déroule en Bourgogne. Au programme également des œuvres de Felix Mendelssohn, Hector Berlioz – avec la soliste Isabelle Druet – et de Joseph Haydn.
20 mars : Concert symphonique de l'Orchestre philharmonique de Radio France
Direction musicale par Xian Zhang pour un concerto de Ludwig van Beethoven – Hilary Hahn au violon – et une symphonie de Sergueï Prokofiev.
24 mai : Concert symphonique de l'Orchestre national du Capitol de Toulouse
Pour sa première venue à Dijon, la formation sera dirigée par Tarmo Peltokoski.
Au programme deux œuvres de Piotr Ilitch Tchaïkovski – avec Daniel Lozakovich au violon – et de Sergueï Rachmaninov.
3 juin : Concert symphonique de l'Orchestre philharmonique de Radio France
Direction musicale par Daniel Harding.
Au programme, allant «du paroxysme romantique à la modernité la plus géniale», des œuvres de Robert Schumann – avec «l’exceptionnelle pianiste» Beatrice Rana –, de Richard Strauss et de Maurice Ravel.
Les temps forts chorégraphiques
9 décembre «House» et «Le Sacre du printemps» par le Ballet de l’Opéra de Lyon
Chorégraphies respectivement de Sharon Eyal (2011) et de Mats Ek (1984).
«Les deux pièces partagent un certain sens du vertige collectif où résonne l’écho de rituels anciens.»
15 et 16 janvier : «Soulèvement» par le Ballet Preljocaj
Chorégraphie Angelin Preljocaj, musique Irène Drésel et lumières Éric Soyer.
L’œuvre pour douze danseurs explore «l’énergie qui nourrit les grands élans collectifs émancipateurs».
5 et 6 juin : «Crossover» par le Ballet national de Marseille et La Horde
En trois pièces de ce programme conçu par La Horde, les danseurs et danseuses du Ballet national de Marseille installent «un espace de dialogue inédit entre des générations, esthétiques et langages chorégraphiques différents».