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10/04/2022 13:56

DIJON : L’artiste Babs dépeint sur le MUR une société «envahie par les nouvelles technologies»

L’artiste francilien s’est exprimé sur le MUR à Dijon cette semaine. Il a commenté son œuvre lors de l’inauguration ce samedi 9 avril en présence de Christine Martin.
Déjà présent à Dijon en 2021 pour une intervention au niveau du pont Kennedy lors du festival d’art urbain Banana Pschit, Babs, artiste de Vitry-sur-Seine, en Île-de-France, avait carte blanche sur le MUR au carrefour des rues Jean-Jacques-Rousseau et d’Assas.

Se revendiquant de «banlieue parisienne» et gardant le souvenir de sa première action à la bombe digne de ce nom sur la ligne 7 du métro parisien lorsqu'il était jeune adolescent, Babs, 46 ans, aime aujourd’hui se projeter et «aller toujours plus loin», inspiré par «tout ce qui touche à la science-fiction», lui qui se catégorise dans le néo-graffiti.


Les 50 ans du smiley


Sa réalisation sur le MUR pointe en quelque sorte une société envahie par les nouvelles technologies. «J’ai mis le smiley en avant et en couleur, c’est l’image super fun de la technologie», nous a-t-il commenté ce samedi 9 avril 2022 devant son œuvre alors que le fameux pictogramme célèbre ses 50 ans en 2022. Avant de poursuivre : «Empiétant sur le smiley, j’ai mis un peu toutes les nouvelles technologies qui nous obsèdent aujourd’hui. On arrive à quelque chose qu’on va devoir contrôler car c’est maladif».

«On va trop loin et trop vite»


En résumé, l’artiste admet qu’il est «un des premiers à être rivé sur sa tablette numérique pour dessiner» mais ne veut pas non plus masquer «les mauvais côtés» d’une telle ère. À commencer par la réalité virtuelle : «La VR va enfermer les gens dans un univers encore plus fermé, un univers où nous irons de moins en moins vers les autres».
L’envie de Babs ? Montrer que «tout doit avoir un juste milieu. On va trop loin et trop vite, les gens n’ont pas le temps de juger ce qui est bon pour eux ou non, et ça nuit à la vie entre les gens».

Le graffiti lui permet de «toujours aller vers les gens». Et le cadre qui lui a été offert cette semaine à Dijon a été une occasion de plus pour lui de s’exprimer et d’interpeler. «Le fait de s’imposer dans un lieu et de montrer aux gens quelque chose, ça suscite une réaction. Rien que ce fait-là, on a déjà gagné en tant que graffeurs», a-t-il livré comme satisfaction.

Rappelons que le projet du MUR est porté par un collectif d’artistes dijonnais composé d’RNST, Bretzel Film, Vizualistic et les Éditions Inencadrable, accompagné par Zutique Productions et en collaboration avec la Ville de Dijon représentée ce samedi par Christine Martin, adjointe au maire de Dijon déléguée à la culture. Un nouvel artiste viendra poser sa marque  sur le MUR en juillet.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier









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