
Des frasques de Philippe le Bon aux ruelles chaudes de Dijon, en passant par les hauts-lieux de prostitution légales et illégales, deux guides, Agathe Gebrael et Clément Lassus Minvielle, vous proposent de visiter la capitale des ducs de Bourgogne en mode coquin.
Ce samedi 14 février sera le jour des amoureux. L’occasion de dire à l’être aimé combien il compte dans votre vie. Certains offriront un bouquet de fleurs, des chocolats, des sous-vêtements, une nuit dans un lieu insolite et croustillant. Chacun ira de son petit cadeau et de sa petite attention.
A Dijon, deux guides vous proposeront une Saint Valentin un peu différente. Spécialistes de l'histoire médiévale, de la sexualité et des histoires locale, Agathe Gebrael guide conférencière et Clément Lassus Minvielle connu sous le pseudo Dijon Archéotour, vont, le temps d’une soirée, vous faire découvrir Dijon comme vous ne l’avez jamais imaginé.
Agathe Gebrael : «Nous allons aborder des sujets situés en dessous de la ceinture. Nous allons parler de comment se construisait la sexualité au Moyen Âge, qu’on imagine très prude et très encadrée. On a les réponses à toutes ces questions, puisque nous avons des manuels de bonne conduite qui nous précisent, par exemple, que l’on avait le droit d’avoir des rapports sexuels que 100 jours par an. On explique aussi pourquoi Dijon avait autant de tavernes et de lieux, dit de débauches»
Clément Lassus Minvielle : «Nous allons parler de ces célèbres lieux ou la prostitution était courante au Moyen Âge. L'endroit le plus célèbre à Dijon se situait Rue Cazotte. Là, il y avait bien sûr des clients issus de toutes les classes sociales dont celle issue du clergé. On comptait près de 70 prostituées choisies par la plus puissante femme d’affaire de toute l’histoire de la Bourgogne, Jeanne Saignant, la reine des maquerelles dijonnaises. Mais ce lieu était techniquement illégal. Et comme il y avait un véritable business, la municipalité a ouvert son propre bordel public. Il y avait un directeur choisi chaque année pour gérer cet établissement municipal. Il se situait rue des Gondrans et s’appelait, La Maison des Filles. Un lieu légal»
La vie dissolue de Philippe Le Bon
Agathe Gebrael : «La vie dissolue du Duc de Bourgogne Philippe Le Bon était connu par tout le monde. Il avait de très nombreuses maitresses et presque autant d’enfants. Mais ça faisait partie de la bonne conduite de la noblesse du 15è siècle. Cela lui permettait aussi d’avoir un réseau politique très étendu. Plus on a d’enfants, plus on peut se lier à différentes personnes».
La balade pour la Saint Valentin
Agathe Gebrael : «Nous allons passer devant des lieux connus et reconnus pour avoir été des hauts-lieux de prostitution légales et illégales à Dijon, notamment autour de la place Emile Zola, mais aussi à proximité de l’abbaye Saint Bégnine. Nous traverserons des ruelles sombres de la ville pour vous conter des anecdotes croustillantes»
Norbert Banchet
AMOUR, GLOIRE ET BORDELAGE
Mercredi 11, jeudi 12, vendredi 13 et samedi 14 février. Départ à 18h