Prochainement à l’Ecrin à Talant, le Côte-d’Orien entame
la saison 1 de sa tournée d’adieux internationale. Avec sa voix grave et
chaleureuse, Marco D nous balade entre mélodies envoûtantes et rythmes
entraînants.
«Mon histoire est
assez singulière» nous dit d’emblée Marco D «puisque je suis un jeune
chanteur de 59 ans. (sourire) J’ai en effet derrière moi une longue carrière de Directeur
Commercial, notamment à La Cermex à Corcelles les Citeaux»
«La musique a toujours
résonné plus ou moins secrètement en moi»
Marco D : « A
l’origine, le déclencheur est un concert que j’ai vu lorsque j’étais enfant.
J’avais 7 ans. Un oncle et une tante m’ont emmené voir le gala de Michel Fugain
et le Big Bazar. J’ai été émerveillé par ce jeu de scène, l’ambiance, les
chansons. Et c’est ce jour-là que je me suis dit : c’est ça que je veux
faire. Je veux être chanteur. Et puis la vie en a décidé autrement. Sous
l’influence de mes parents inquiets de me voir partir dans un monde qu’ils ne
connaissaient pas, ils m’ont orienté dans une voie plus classique avec des
études supérieures. J’ai eu un diplôme d’ingénieur. J’ai fait carrière dans
l’industrie. Mais la musique à toujours résonné secrètement en moi»
Le jour où tout a enfin commencé
«Après une longue et
très intéressante carrière professionnelle, j’ai profité d’un incident de
parcours Pro, en 2023 suite à la crise du Covid pour mettre en place, avec mon
employeur, une rupture conventionnelle. Ensuite, grâce à France Travail, j’ai
réussi à me diriger vers mon projet secret, mon rêve d’enfant, qui était de me
lancer officiellement dans la musique. J’ai eu, à ce moment-là, une approche
plus professionnelle de la chanson et de l’industrie musicale. J’ai d’ailleurs
ressorti des textes que j’avais écrits ces dernières années en mode plus
privée»
«Je n’avais pas de
prédisposition»
«Même si la musique a
été mon rêve secret toute ma vie, je n’avais pas de prédisposition. Très jeune,
vers l’âge de 10 ans, j’ai fait de la batterie. Je suis allé au Conservatoire.
J’ai eu l’occasion de chanter dans des chorales ou on me disait que je chantais
juste. Mais c’est tout. Quand je me suis lancé, il y a deux ans, j’ai bien
compris que je devais beaucoup travailler. Pour cela, je me suis appuyé sur des
relations professionnels du métier. Pour la composition des musiques j’ai
rencontré Marco Rosano, un compositeur italien éclectique. Pour l’image et la
direction artistique, j’ai fait confiance à Franck Vroegop, qui est un des
réalisateurs des clips du chanteur Jean-Louis Aubert. Pour le chant, j’ai suivi
les cours du dijonnais Romain Lamia»
«J’ai des goûts très
éclectiques»
«Mes influences sont
fortement marquées par la chanson française avec des artistes comme Véronique
Sanson, Francis Cabrel, Michel Berger, Michel Fugain, Serge Gainsbourg, mais
aussi Bernard Lavilliers. Des tendances que l’on retrouve dans mon album. Mais j'ai des goûts très éclectiques puisque j'aime
beaucoup le rap. Mais le rap poétique, poli et positif, pas le rap vulgaire et
violent. Le Slam me permet d’accéder à une autre forme d’écriture. J’aime aussi
beaucoup le reggae. Des tendances qui ne sont pas dans l’album, mais que j’ai
intégré dans mon concert»
Sur la pochette de l’album
vous portez un nez rouge
«Oui, c’est un clin
d’œil à mon ancienne vie et au titre, Ma comédie. Pour cette chanson nous avons
tourné un clip dans lequel un clown s’échappe d’un cirque parce qu’il en a marre
de jouer la comédie. Dans mon cas, c’était une façon de montrer que je mettais
fin à ma carrière professionnelle pour laisser plus de place à mon côté
artistique»
Des musiciens
professionnels
«Pour l’album j’ai
travaillé avec des musiciens à distance comme ça se fait très souvent
actuellement. Pour le live il fallait une cohérence de groupe. J’ai donc une
équipe de musiciens professionnels avec qui je travaille depuis un an pour
préparer cette tournée. J’ai un batteur et un basiste de la région, il s’agit
de Christophe Drigon et Virgile Jondot. Au clavier il y a le dijonnais Robert
Verguet. Le guitariste est Alexandre Das Nieves. Au chant je suis accompagné
sur certains titres par Angélique Gauthier»
Vous faites déjà une
tournée d’adieux internationale ?
«Nous avons déjà fait
quelques concerts de préparation, notamment en Côte-d’Or. Une sorte de rodage.
On a peaufiné les derniers détails et la mise en scène pour apporter un visuel
plus spectaculaire afin de faire vivre le répertoire qui reprendra les titres
de l’album mais aussi des inédits et des reprises. Concernant la saison une, de ma tournée d’adieux, il s’agit en fait d’un clin d’œil aux artistes qui font une
tournée de fin de carrière et qui reviennent. Comme moi je débute, et je ne
sais pas si mon rêve d’enfant durera dans le temps, je fais donc mes adieux,
mais en mode saison une. Dans le cas où, ce que je souhaite ardemment, ma carrière
se poursuive, je ferai une tournée d’adieux, saison deux. (rire) Et pour l’internationale, après l’Ecrin à Talant,
je pars pour à Mutzig et Neuchâtel en Suisse. D’autres dates sont en attente de
confirmation»
Norbert Banchet
Marco D – Tournée d’adieux,
Saison 1 – Jeudi 23 octobre 2025 – 20h - L’Ecrin - Talant