Auteur compositeur interprète originaire de Carcassonne, K.Léone vient de sortir, Le cœur qui frappe. La Cathédrale Saint Bégnine est au cœur
de son clip en mode manga. Pour Infos Dijon, le chanteur a expliqué les raisons
de son choix.
K.Léone, s’est fait connaitre sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui,
Kévin, pour les intimes, totalise 4 millions de vues sur YouTube et plus de 50 000
abonnés sur l’ensemble de ses réseaux. Sa musique est inspirée de ses
différents voyages effectués en Martinique, au Sénégal ou encore en
Côte-d’Ivoire. Celui qui aime mettre l’humain dans ses chansons a sorti différents
albums dont un, Nomad, consacré à la cause des femmes. L’occasion, pour
le bientôt quarantenaire, de nous parler de son univers musical.
K.Léone : «Mon
univers musical est très émotionnel, très intérieur. J’écris des chansons qui
partent d’un ressenti. C’est très pop émotionnel avec un soupçon d’électro. En
fait, la voix et l’émotion sont pour moi centrales. On retrouve d’ailleurs cette
tendance dans mes influences. J’ai grandi avec la chanson française mais aussi
avec des univers plus électronique et cinématographique. Je peux être touché
par des artistes comme Etienne Daho, M83 ou, pour la nouvelle scène, par la
chanteuse Héléna»
Le cœur qui frappe
«Pour mon dernier
titre, Le cœur qui frappe, la tonalité musicale est différente de ce que je
faisais avant. Je suis sorti de l’ambiance électro pour me diriger vers des
instruments que je ne travaillais pas jusqu’à présent, comme les violons et la
harpe. Du coup se sont des écritures totalement différentes, mais nécessaires
pour accompagner les paroles de ce titre»
Une chanson
autobiographique ?
«Oui. C’est un
évènement ou en 24 heures j’ai eu un changement total de vie. Ça a été très
brutal émotionnellement. J’appelle ça une rupture affective. J’ai ressenti que
tout se resserrait en moi, que mon cœur frappait très fort. Trop fort. J’ai d’ailleurs
fait beaucoup de tachycardie, parce que je n’arrivais pas à accepter cette
rupture. Il me fallait un exutoire. Je l’ai trouvé dans cette chanson. Et je
suis certain que beaucoup se retrouveront dans les paroles et dans le clip»
Un clip manga
«J’ai voulu créer un
clip un peu atypique. J’adore l’univers manga et les dessins animés, et l’idée m’est
venue assez naturellement. Comme j’ai des notions de dessins, j’ai mélangé ces
deux styles avec une pointe de réalité. Il n’y a pas moins de 900 images. Ça
donne un clip accessible à tous, même au plus jeune. Il ne tombe pas dans la
mièvrerie malgré le sens de l’histoire. Quand à l’image finale, c’est un clin d’œil
à ma mère, que j’ai dessinée. Elle symbolise, pour moi, l’amour éternel, dont j’avais
bien besoin à ce moment-là»
Pourquoi le clin d’œil
à la ville de Dijon dans le clip ?
«Je suis récemment venu
à Dijon pour voir une amie qui réside chez vous. A cette période j’écrivais le
texte de ma chanson. J’ai visité votre belle ville et quand je suis sorti de la
Cathédrale Saint-Bénigne j’ai eu la musicalité de ma chanson. Je crois que le
lieu a été pour moi une source d’inspiration, moi qui suis profondément attaché
à notre histoire et à nos croyances. Et comme je me dirigeais vers la gare pour
prendre mon train, l’idée est venue naturellement d’inclure votre Cathédrale et
le panneau, gare de Dijon, dans mon clip. Et c’est sur le trajet qui me ramenait
chez moi à Carcassonne, que j’ai eu toute la mélodie de mon dernier titre. Et pour vous dire
à quel point Dijon m’a marqué, j’ai le rêve secret de venir chanter, Le
cœur qui frappe, chez vous. J’ai le sentiment que ce jour-là, mon cœur frappera
fort, mais cette fois de bonheur»
Vous avez fait un duo avec
une chanteuse dijonnaise
«Exactement. J’ai
découvert Sara Wenn via les réseaux sociaux en 2024. J’ai adoré son style
et son timbre de voix. Je lui ai proposé une première version d’une chanson
intitulée, Deux larmes, dont Infos Dijon c’était fait l’écho. J’ai
un bon souvenir de cette collaboration, ce qui fait que j’ai effectivement une double
attache à Dijon»