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22/05/2024 17:26
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TOURISME : Ouverture de l'établissement éco-responsable Nomad Hôtel Dijon

«Aujourd'hui, un hôtel, ça devient un lieu de vie», a analysé Rozenn Branellec Dumon, directrice générale du groupe Oceania Hotels, ce mercredi 22 mai. Des options en lien avec l'empreinte environnementale du client permettent de moduler le tarif de la nuitée.
L'offre hôtelière dijonnais s'accroît avec un établissement de la gamme Nomad qui ouvre progressivement ses 105 chambres à la clientèle en surplomb de la gare Dijon-Ville, à proximité du jardin Darcy.

Ce mercredi 22 mai 2024, les équipes ont présenté les spécificités du Nomad Hôtel Dijon qui se veut écoresponsable, ultra-connecté et lifestyle, c'est à dire favorisant l'art de vivre. En résumé, le mot d'ordre est de «penser l'hôtel comme un lieu de vie».

Le groupe Oceania Hotels emploie 650 salariés


En 2025, le groupe familial Oceania Hotels fêtera les 50 ans des débuts dans l'hôtellerie de François Banellec – toujours président de la société –, entrepreneur breton touche-à-tout qui a vendu de la moutarde, géré une ligne aérienne et même une clinique. Il a notamment créé la chaîne hôtelière BnB qui a été cédée ensuite pour en assurer un développement national.


Pour sa gamme de trois-étoiles et quatre-étoiles Oceania, le groupe a privilégié la rénovation de bâtiments de caractère. À Dijon, l'établissement Le Jura est situé avenue Foch, à quelques pas de la gare lui aussi.

Pour se diversifier, le groupe a initié la gamme de trois-étoiles Nomad en 2014 avec des constructions neuves.

À ce jour, le groupe compte 27 Oceania et 3 Nomad qui génèrent un chiffre d'affaires annuel d'environ 75 millions d'euros. Sans compter des saisonniers, il emploie 650 salariés.

Eiffage a construit un bâtiment passif


Pour bâtir son nouvel établissement dijonnais, le groupe communique sur un investissement représentant «entre 10 et 19 millions d'euros».

Le bâtiment a été construit par une entreprise du groupe Eiffage sur un terrain précédemment occupé par une maison d'habitation. Dessiné par l'architecte Rémy Walz, il se veut «intégré dans le paysage local». Ainsi, il présente une façade en partie végétalisée et un rez-de-chaussée revêtu en façade de pierre blanche de Bourgogne.

Directrice générale du groupe Oceania Hotels, Rozenn Branellec Dumon insiste sur la dimension «éco-responsable» de l'établissement comme l'ensemble de ceux de la gamme Nomad.

Sur le plan énergétique, il s'agit d'un bâtiment passif relevant de la RE 2020 pour lequel le groupe candidatera prochainement à l'Écolabel européen dont les 67 critères ont été intégrés à la construction.

Des panneaux solaires photovoltaïques contribuent à l'alimentation en électricité. Les eaux pluviales sont récupérées pour alimenter les toilettes et arroser les plantes. Du bois est utilisé pour habiller des cloisons et pour le sol des chambres. Certains objets comme les plateaux de table relèvent de l'économie circulaire.

Les produits de douche sont commercialisés par Haan, une startup espagnole, avec la possibilité de remplir les contenants.

Un établissement trois-étoiles de 105 chambres


Si actuellement 30 chambres sont finalisées à ce jour, dès la mi-juin, l'établissement proposera 105 chambres dont treize chambres familiales. Un lobby de 330 m² comprend l'accueil, un espace pour les petits-déjeuners et un espace de coworking.

Sont également accessibles une bagagerie – dont des coffres – un espace bien-être comprenant une salle de fitness et un couloir de nage offrant une vue sur un jardin extérieur.

Un parking sécurisé est disponible sur réservation ainsi qu'une salle de séminaire.

L'équipe d'une douzaine de salariés est dirigée par Morgan Omnes. Un recrutement est encore en cours pour un poste en réception de jour. «On ne recrute pas forcément des profils hôteliers», signale Morgan Omnes, les employés étant polyvalents. «On recrute plus des savoir-être que des savoir-faire.»

En termes de développement économique, le directeur table sur un taux d'occupation de 50% au cours de la première année d'exploitation.

«Un hôtel devient un lieu de vie»


«En 2012, il n'y avait pas d'hôtel lifestyle», se souvient Rozenn Branellec Dumon, «on était les premiers à sortir des hôtels décloisonnés en France avec des parties communes où vous pouvez prendre vos petits-déjeuners assis dans des canapés et un espace de coworking ouvert pour tout le monde».

«Aujourd'hui, un hôtel, ce n'est pas un lieu où on vient juste dormir, ça devient un lieu de vie», analyse la directrice d'Oceania Hotels. «Vous êtes en avance pour prendre votre train, vous venez ici travailler ; vous pouvez organiser des rendez-vous. (…) Le client a la possibilité de rester seul dans sa chambre pour travailler mais on l'invite à venir rencontrer du monde, à vivre dans le lobby.»

«On reste avant tout hôtelier», assure toutefois Rozenn Branellec Dumon, «on est très à cheval sur le confort et sur la literie évidemment».

«Des chambres très avant-gardistes»


La directrice d'Oceania Hotels revendique «des chambres très avant-gardistes» pour ce Nomad, sans moniteur de télévision notamment mais avec un vidéoprojecteur au plafond projetant un contenu numérique géré par une tablette numérique à demeure. Les enceintes sont dissimulées dans le mobilier et un chargeur à induction est mis à disposition.

«C'est très simple d'utilisation», assure Sandrine Rouelle, directrice d'exploitation des Nomad Hotel, en montrant la tablette qui fait également office de centrale domotique, gérant les volets, la température et affichant même la consommation d'eau durant le séjour.

Un autre aspect avant-gardiste est constitué par l'absence de pièce spécifique pour la douche, qui peut toutefois être occultée par un rideau. Les WC restent séparés.

«Vous n'entendrez aucun bruit dans les chambres»


«La décoration est simple, épurée, plutôt zen», relève Rozenn Branellec Dumon, les chambres étant identiques les unes aux autres. L'agence Part de rêve a signé le design d'intérieur.

Couettes et oreillers sont fabriqués en France à partir de plastique recyclé. Le linge de lit est en coton bio sans blanchiment chimique. La blanchisserie est gérée par une entreprise locale, idem pour l'entretien.

«Vous n'entendrez aucun bruit, que ce soit du couloir ou dans les chambres», assure Morgan Omnes malgré la proximité de la gare, «les premiers commentaires clients évoquent le calme qui règne dans la chambre». «C'est du double-vitrage haute performance.»

Un tarif dégressif selon l'empreinte environnementale


Le groupe propose «un système de tarification dégressive» : le prix diminuant au gré du nombre de nuitées et si l'usager diminue son empreinte envirommentale en se passant de certains services comme la climatisation, la télévision ou encore le ménage.

Pour cela, le groupe hôtelier a dû mettre en place son propre outil informatique pour gérer les réservations et les options des chambres.

Côté restauration, dans l'immédiat, une vitrine réfrigérée propose en permanence des sandwiches, des salades et des tartes.

La direction prévoit de proposer un buffet en soirée à partir du mois de juin et d'organiser des concerts d'artistes locaux.

Concernant les tarifs, la nuitée est commercialisée à partir de 79 euros, le petit-déjeuner à partir de 12 euros et, prochainement, la soirée-étape à partir de 104 euros. Un brunch dominical est en réflexion au tarif situé entre 20 et 30 euros.

«On attend les Dijonnais dans l'hôtel»


Les équipes signalent que le bar, le petit-déjeuner et le futur brunch sont ouverts aux personnes extérieures à la clientèle de l'hôtel.

«On attend les Dijonnais dans l'hôtel», s'enthousiasme Morgan Omnes. Un événement est même en préparation pour présenter le nouvel établissement aux riverains du quartier des Perrières.

Jean-Christophe Tardivon
























































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