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29/10/2026 11:19
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PARACHUTISME : Le Côte-d'Orien Lucas Colin médaillé en or durant les championnats du monde 2026 aux États-Unis

La délégation française est revenue avec cinq titres mondiaux lors des épreuves qui se sont déroulées, du 18 au 24 octobre derniers, en Arizona. Habitant Arc-sur-Tille, Lucas Colin a décroché l'or en freestyle avec Matéo Limnaios.
Communiqué de la fédération française de parachutisme du 29 octobre 2026 :

Les équipes de France ont brillé aux Championnats du monde de vol relatif, disciplines artistiques et pilotage sous voile, disputés à Eloy, en Arizona, du 18 au 24 octobre 2026. Avec cinq médailles d’or titres et une médaille de bronze, la délégation française confirme sa place parmi les nations mondiales du parachutisme sportif.

Sur les 22 compétiteurs français engagés, 19 rentrent avec au moins une médaille, certains en décrochant même deux. Une moisson exceptionnelle qui témoigne de la qualité de la formation et du haut niveau parachutiste, de l’engagement individuel des athlètes et du soutien constant de la Fédération Française de Parachutisme.

Cinq nouveaux titres mondiaux pour la France et 1 médaille de bronze

Or – Vol relatif à 4 Open : Damien Gouriou, Clémentine Le Bohec, Alban Rumolo, Tom Mattoni et Cameron Malie
Or – Vol relatif à 4 Féminin : Paméla Lissajoux, Alexandra Petitjean, Marie Pineau, Gaëlle Giesen, Godeleine de Saint Just et Élise Poindron, remplaçante
Or – Freestyle  : Lucas Colin et Matéo Limnaios
Or – Freefly : Romain Blois, Stéphan Garin, Jules Humbert
Or – Pilotage sous Voile Distance : Cédric Veiga Rios
Médaille de Bronze – Freestyle : Adrien Gallot et Laurie Lubbé

Des exploits qui marquent l’histoire

Ces Championnats du monde 2026 resteront notamment gravés par plusieurs réussites historiques :

Clémentine Le Bohec devient la première Française championne du monde au sein d’une équipe de vol relatif à 4 Open, seulement quelques semaines après son intégration à l’équipe. Avec ses coéquipiers, elle contribue au retour en France de l’Excalibur, l’épée mythique du vol relatif français perdue en 2010.

Magali Belgodère complète son palmarès avec un titre de championne du Monde dans une catégorie mixte avec le Voile Contact à 4.

Alexandra Petitjean signe elle aussi un exploit majeur : elle devient la première femme à cumuler des médailles d’or dans deux disciplines, après avoir été plusieurs fois championne du monde en voile contact à 2 et désormais sacrée en vol relatif à 4 féminin.

En pilotage sous voile, Cédric Veiga Rios décroche son septième titre de champion du monde en distance, confirmant une longévité et un niveau d’excellence rares au plus haut niveau international.

Enfin, Lucas Colin et Matéo Limnaios décrochent le titre mondial en freestyle pour la première fois saut d’avion, dans une discipline artistique où la concurrence s’intensifie d’année en année. Ils sont les plus jeunes compétiteurs à gagner ce titre, 20 ans après la victoire du père de Lucas, Cyril Colin avec Fréderic Nenet

Une dynamique collective et la transmission d’un héritage de haut niveau

Au-delà des médailles, ces résultats traduisent la force d’un collectif français uni autour d’une même ambition : porter haut les couleurs du parachutisme tricolore au plus haut niveau mondial.

Des champions confirmés, comme Lucas Colin et Matéo Limnaios en freestyle, ont confirmé leur statut, quatre ans après leur premier titre mondial. D’autres ont repris l’histoire en décrochant l’Excalibur. Ce sacre incarne la transmission de générations de parachutistes qui ont fait grandir cette discipline et porté les ambitions de l’équipe de France. « Ce trophée a traversé les générations. Il a été porté par les plus grandes légendes du parachutisme. Se retrouver aujourd’hui à notre tour à ses côtés est un sentiment difficile à décrire », confient les membres du collectif. « Il y a de la fierté, évidemment, mais surtout une profonde émotion, beaucoup d’humilité et un immense respect pour ceux qui nous ont précédés. »

Cette réussite, après 2 semaines de compétition intense, est celle d’un collectif élargi : athlètes, encadrants, entraîneurs, staffs, familles, sponsors, supporters et clubs dont le travail, l’exigence et la passion nourrissent la performance des équipes de France. Une dynamique qui confirme la vitalité du parachutisme français et sa capacité à former, accompagner et faire rayonner ses talents à l’international. Les médailles obtenues sont le fruit d’un écosystème fidèle à une culture d’excellence, de détermination sportive et d’une passion totale. Jean-Michel Poulet, Directeur Technique National, avec le soutien de l’Agence Nationale du Sport, du Ministère des Sports, des cadres de la DTN et l’ensemble des élus fédéraux, expriment leur immense fierté face aux performances réalisées par les sportifs et sportives engagés aux États-Unis.

Descriptif des disciplines

Vol Relatif à 4 et Vol Relatif à 8

L’équipe de quatre ou huit parachutistes doit réaliser une série de figures imposées et différentes à chaque saut, tirées au sort avant la compétition. Le temps limite pour réaliser ces figures est de 35 secondes en VR4, et de 50 secondes en VR8 à partir de la sortie d’avion. Toutes les équipes doivent réaliser le même programme de figures à chaque manche, et l’équipe gagnante sera celle qui en a réalisé le plus après 10 manches.

Afin de permettre aux juges de comptabiliser le nombre de figures effectuées, chaque équipe possède un « videoman », qui emporte sur son casque une caméra numérique. Cet équipier vient s’ajouter aux quatre ou huit « performers », et fait partie intégrante de l’équipe : la qualité du film qu’il réalise est donc primordiale. Si les juges ne peuvent pas voir correctement les figures sur la vidéo, l’équipe est pénalisée. Le Vol Relatif est la discipline la plus pratiquée en France. Elle ne peut être pratiquée qu’après l’obtention du brevet B2, permettant la pratique de la chute libre à plusieurs.

Le Freestyle

Véritable « danse du ciel », cette discipline spectaculaire mélange des compétences variées. Gymnique, acrobatique, esthétique, tonique, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier le vol d’une équipe de freestyle. En compétition, un vidéoman évoluant dans les trois dimensions filme les figures d’un performer. La chorégraphie aérienne dure 45 secondes et doit mélanger des acrobaties avec des figures de freefly.

Il existe un programme libre et 2 programmes imposés. Le programme libre est issu de l’imagination des membres de l’équipe qui doivent attirer l’œil des juges avec des figures difficiles et originales. Le saut doit être fluide et rythmé. La qualité des images est prise en compte. Le programme imposé d’un saut comprend 4 figures reconnues par la Fédération Aéronautique Internationale. Le vidéoman et le performer doivent les réaliser en 45 secondes maximum, sans erreur technique et avec la meilleure présentation possible.

Le Freefly

Apparue dans les années 90, cette discipline du parachutisme regroupe toutes les positions de la chute libre. Cette discipline offre des sensations particulières grâce à tous les repères en 3 dimensions exploités. Les pratiquants volent dans des positions tête en bas, tête en haut, sur le dos, dans l’angle, sur le ventre. Depuis 2000, le freefly est reconnu par la Fédération Aéronautique Internationale et possède ses propres championnats du Monde.

En compétition, une équipe est composée de 3 freeflyers. Le vidéoman a la charge de filmer les évolutions des deux autres performers, tout en participant lui-même à la chorégraphie aérienne. Le programme libre est un saut entièrement inventé par l’équipe de freeflyers. Il dure 43 secondes et doit être rythmé, technique, fluide tout en offrant un spectacle visuel original.

Le Pilotage sous Voile

Le Pilotage sous Voile (ou Canopy Piloting) est l’une des disciplines les plus techniques du parachutisme. Les premiers Championnats du monde ont eu lieu en 2006 mais le PSV n’est réellement apparu en France qu’en 2011. Cette discipline, très visuelle, voile ouverte, consiste en un posé en « sur-vitesse » sur une zone dédiée, après avoir entamé une trajectoire horizontale sur un plan d’eau dans une phase où la voile est « plane », grâce à une prise de vitesse, par virages serrés, débutée entre 300 et 700 mètres d’altitude pour accélérer la vitesse de la voile.

Trois épreuves sont regroupées dans le Pilotage sous Voile :
•             La vitesse : passer le plus rapidement possible entre 2 capteurs éloignés d’environ 70 mètres et disposés sur une courbe de 70°
•             La distance : aller le plus loin après avoir touché l’eau
•             La précision : se poser dans une cible de 2 mètres par 1 mètre, debout, après avoir parcouru 4 zones d’environ 40 mètres au total en touchant l’eau avec le pied


De gauche à droite : Matéo Limnaios et Lucas Colin (photographies Sebastien Chambet/FFP)