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22/03/2026 13:29
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RALLYE AÏCHA DES GAZELLES : Un troisième départ pour l’équipage de Magny-Saint-Médard

Après avoir vécu une expérience en 2018, une panne fatale en 2021, Katia Perrotin-Enciso et Roselyne Nivois seront sur la ligne de départ de cette 35ème édition au cœur du désert marocain, le 28 mars. La Team 221 du Kat’Rose des sables a expliqué à Infos Dijon pourquoi un troisième départ 
Le 35è Rallye Aïcha des Gazelles, 100 % féminin, programmé du 27 mars au 11 avril sera, une nouvelle fois, un défi basé sur la navigation à l’ancienne et non sur la vitesse et les performances. Sans GPS, ni téléphone mobile, uniquement à l’aide d’une carte datant des années 50 et d’une boussole, les Gazelles traceront leur route entre terrain hors-piste et passage de dunes. Objectif : effectuer chaque étape en parcourant le moins de kilomètres possible au compteur au cœur du désert marocain.

Pour le Kat’Rose des Sables, de Magny-Saint-Médard, en Côte-d’Or, c’est un troisième rallye. Partie en 2018, la Team 221 voulait «vivre une nouvelle expérience». En 2021 l’idée était «d’aller toujours plus loin dans nos limites personnelles et affectives» nous confiaient fièrement Katia Perrotin-Enciso et Roselyne Nivois.

Alors pourquoi un troisième départ ?


Roselyne Nivois : «Nous ne voulions pas rester sur une défaite. En 2021, nous avons eu une fuite de radiateur. Une assistance a donc été déclenché pour ramener le véhicule au bivouac puisque la réparation était impossible sur place. Mais comble de mal chance, le camion qui devait remorquer notre 4X4 a lui-même été immobilisé. Une panne. Il s’est même renversé lors d’une fausse manœuvre. Cette situation très exceptionnelle ne nous a pas pénalisé puisque nous avons repris la course, mais avec du retard. Nous avons malgré tout été réintroduite dans le classement et avons passé la ligne d’arrivée dans le classement officiel. Mais nous avions un sentiment d'échec au fond de nous. On ne voulait pas en rester là. Voilà la raison essentielle de ce troisième départ»

Un troisième départ plus serein


Katia Perrotin-Enciso : «Entre le premier et le second rallye, il y avait déjà eu quelque chose de différent. Moins de stress. Mais c’est surtout entre le dernier et celui-ci que nous prenons l’évènement plus sereinement, avec plus de recul. Nous sommes toujours dans l’anticipation, mais on connait l’environnement, le campement, le bivouac et l’organisation du Rallye. Après le relief, le cap et l’organisation de nos journées, ça reste l’inconnue»

Roselyne Nivois : «Oui c’est vrai que nous sommes plus sereines, mais ça reste quand même un rallye avec ses surprises plus ou moins bonnes. Il y aura toujours cette petite boule au ventre quand il nous faudra chercher notre balise. Mais je pense qu’il faut cette petite peur, cette petite crainte pour qu’on n’y aille pas trop à la cool. Ça nous permettra d’appréhender le relief, la route, le sable et les montagnes avec un œil attentif. Parce que nous savons qu’une fausse manœuvre ou une erreur de conduite peut nous être fatale»

Une crainte


Roselyne Nivois «Il a beaucoup plu ces dernières semaines dans le Sud-Ouest marocain. Autour des dunes de Merzouga il y a même eu des petits lacs. Même si l’eau s’est en partie infiltrée, il y a des trous d’eau formant une espèce de glaise crouteuse. Malheureusement cette croute est très fine et en-dessous il y a de la glaise molle. Et si le véhicule roule là-dedans, il n’y a aucune possibilité de s’en sortir seul. Il va falloir les éviter et pour cela faire de grands détours»

Endo France nous a remercié


Katia Perrotin-Enciso : «Depuis le début, nous courrons pour l’association Endo France. Son objectif est de soutenir les femmes touchées par l’endométriose qui peut être une cause d’infertilité. Une maladie que ma fille et moi-même connaissons malheureusement bien. En 2018, lors de notre premier rallye, nous avons été les premières à courir pour Endo France sur le rallye des Gazelles. A l’issue de ce rallye, la présidente de l’association nous avait remercié en insistant sur le fait que grâce à la communication que nous avions faite depuis le début des préparatifs, c’est-à-dire en 2016, nous avions apporté une pierre à l’édifice. Le CHU a, en effet, quelques temps après, reconnu l’association Endo France. Modestement, on se dit que nous avons apporté un petit galet de plage pour parler de l’endométriose. Aujourd’hui, la maladie est connue, et les femmes sont enfin reconnues»

Un objectif pour ce rallye ?


«Le finir, sans casse pour le 4X4. Sans blessures pour nous. Si on peut aussi éviter la panne, nous sommes preneuses. Et puis on rêve secrètement de faire un très beau classement, évidemment. Il ne nous manque plus que ça»

                                                                                                                                                                                        Norbert Banchet
                                                                                                                                                                                    Photos : N.Banchet

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