
Victor Wembayama semble inarrêtable dans sa conquête du titre de
meilleur défenseur de l’année, Maxime Raynaud continue d’impressionner
chez les Rookies, Rudy Gobert remet les Wolves sur les rails de la
victoire grâce à sa domination dans la peinture des deux côtés du
ballon.
Wembanyama prend le large pour le titre de meilleur défenseur de l’année
Alors
qu’il était largement en avance sur ses adversaires, Wemby a décidé de
frapper un très grand coup pour s’assurer de façon quasi-définitive le
titre de meilleur défenseur de l’année. En effet, depuis la reprise
post-All-Star Game, le Tricolore enchaîne les prestations défensives de
très haut niveau. La dissuasion de l’Alien en défense est monumentale
depuis six rencontres avec 12 rebonds captés et pas moins de 4 contres
distribués par match sur la série.
Le pivot terrorise les attaques
adverses qui n’osent plus s’approcher du cercle dès qu’elles voient le
géant tricolore se dresser dans la peinture pour protéger son arceau. Le
nombre de séquences où l’attaquant préfère ressortir le ballon à trois
points que tenter le tir face à Wemby se multiplie au point de se
normaliser. La défense proposée par Victor depuis plusieurs rencontres a
été l’un des principaux piliers qui a permis aux Spurs de garder le
rythme dans les sommets de la conférence Ouest en présentant un bilan de
5 victoires et 1 défaite lors de leurs six dernières sorties.
Au
regard de son impact et de sa domination, le seul scénario qui pourrait
priver Victor du titre de « DPOY » est que son corps le lâche à nouveau.
En effet, pour être éligible à une distinction individuelle, chaque
joueur doit avoir joué au minimum 65 matchs durant la saison régulière. À
l’heure actuelle, l’Alien en a disputé 46. Cela signifie que sur les 22
matchs restants de saison régulière, la jeune pépite des Spurs doit en
disputer 19. La marge d’erreur est faible, d’autant plus que Wemby a
déclaré en conférence de presse que depuis quelques jours il ressentait
de la fatigue avec des difficultés à enchaîner les rencontres.
Ce «
coup de mou » ne s’est pas fait ressentir en défense mais plutôt en
attaque. En effet, depuis la reprise post-All Star, l’international
français peine à retrouver ses standards offensifs. Depuis le début de
la saison, Victor tourne en moyenne à 24 points inscrits par match avec
des pourcentages au tir de qualité (50 % d’adresse générale dont 34 %
derrière l’arc à trois points). Sur ses six derniers matchs, l’Alien a
vu sa production chuter en terme de quantité et de qualité avec 19
points inscrits pour 42 % d’adresse dont 19 % à trois points.
Au-delà
des chiffres, Victor a été grandement bousculé par ses adversaires qui
n’hésitent pas à le charger et l’impacter fortement sur le plan
physique. La pression qu’il subit dès qu’il a le ballon dans les mains
est d’une forte intensité, avec des prises à deux régulières qui
l’empêchent d’accéder à la raquette et le forcent à lâcher le ballon
pour ses coéquipiers. Wemby se retrouve repoussé dans la périphérie et
contraint de prendre des tirs sous pression loin du cercle.
Conscient
de ce constat, l’international tricolore a livré qu’il était surmotivé
pour retrouver son tranchant offensif afin de se replacer dans la course
au MVP de la saison. En effet, au regard de sa domination défensive
couplée aux excellents résultats collectifs des Spurs, l’Alien pointe
actuellement à la 4ᵉ place du classement MVP. Comme à son habitude,
Wemby n’a pas caché ses ambitions en déclarant qu’il comptait mettre un
coup d’accélérateur sur la fin de saison afin de pouvoir se replacer
sérieusement dans le débat du meilleur joueur de la ligue cette saison.
Sachant que depuis le début de sa carrière, Victor a pour habitude de
lier les actes à la parole, nous attendons avec impatience les
prochaines sorties du phénomène français.
À préciser que malgré
cette petite baisse de régime sur la fin février, Wemby a réalisé le
doublé en décrochant le titre de meilleur joueur ainsi que de meilleur
défenseur du mois de février au sein de la conférence Ouest.
Maxime Raynaud confirme sa place dans le Top 5 des Rookies
Maxime
Raynaud est sans aucun doute la « feel good story » de cette saison NBA
parmi les rookies. Drafté en 42ᵉ position par les Kings de Sacramento,
le jeune intérieur a su profiter des opportunités qui lui ont été
offertes, notamment avec les absences à répétition de Domantas Sabonis,
pour s’installer durablement au sein du cinq majeur de la franchise
californienne.
Mais au-delà d’avoir réussi à faire sa place en NBA,
le jeune Parisien séduit de par sa palette offensive complète, sa
compréhension du jeu ainsi que son impact statistique au fil des
rencontres. Le pivot est tout simplement en train de devenir un pilier
sur lequel les Kings peuvent compter afin d’amorcer leur reconstruction.
En effet, depuis la reprise du All-Star break, Maxime a été cité par
plusieurs observateurs NBA parmi les cinq meilleurs rookies de cette
saison en le plaçant tout simplement dans la prestigieuse « All NBA
Rookie Team ».
Au regard de sa production statistique, cette
distinction est loin d’être anodine. Depuis cinq rencontres,
l’ex-universitaire de Stanford tourne à 15 points et 10 rebonds de
moyenne avec des pourcentages de réussite très solides (55 % d’adresse
générale). Le Frenchie a impressionné dans son duel contre les Spurs
d’un certain Victor Wembanyama.
Face à son compatriote, Raynaud a
tenu la distance dès le côté du ballon en étant capable de sanctionner
près du cercle tout en proposant une défense un contre un solide et
dissuasive face à Wemby. Le rookie a bouclé la rencontre avec un joli
double-double (16 points et 12 rebonds). Nous pouvons également évoquer
sa belle sortie face aux Mavericks de Dallas qui a été couronnée d’une
victoire ainsi que d’une belle performance offensive avec 22 points
inscrits et 5 rebonds captés.
Rudy Gobert impose sa puissance dans le peinture
Après
un léger coup de mou avant le All-Star, Rudy Gobert et ses Wolves ont
repris leur marche en avant pour jouer les trouble-fêtes au sein de la
conférence Ouest. Lors de leurs cinq dernières rencontres, les hommes du
Minnesota surfent sur une belle série avec quatre victoires pour une
seule défaite qui les replace à la 4ᵉ place.
Dans cette dynamique
positive, l’inépuisable Rudy Gibert joue les premiers rôles grâce à son
impact XXL dans la peinture. En effet, depuis la reprise, « Gobzilla »
tourne à 10 points, 16 rebonds et 2 contres de moyenne. L’impact du
pivot est colossal pour aller sécuriser les possessions et dissuader en
défense tout en étant capable d’aller chercher des rebonds offensifs, de
poser des écrans salvateurs et de conclure en puissance près du cercle
lorsqu’il est servi. Son impact dans la raquette s’illustre à merveille
dans le récital qu’il a offert face aux Mavericks avec 22 points et 17
rebonds.
Coulibaly retrouve des couleurs et Risacher poursuit sa traversée du désert chez les Hawks
Après
une première partie de saison poussive, Bilal Coulibaly semble trouver
de la constance chez les Wizards. La fin d’année 2025 avait été
compliquée pour l’international tricolore qui a été contraint
d’enchaîner les aller-retours à l’infirmerie. Ce manque de rythme se
faisait ressentir sur des performances approximatives, notamment sur le
plan offensif. Depuis la reprise post-All Star, le jeune ailier démontre
un impact complet des deux côtés du ballon avec une ligne statistique
fournie : 12 points (49 % d’adresse au tir) / 4 rebonds / 3 passes / 1
interception / 1 contre. Cette bonne période est capitale pour Bilal qui
va devoir assumer les espoirs placés en lui par les dirigeants de
Washington pour la saison prochaine avec l’ambition de remettre la
franchise de la capitale dans l’élite de la conférence Est.
Zaccharie
Risacher poursuit sa saison galère au sein d’une franchise d’Atlanta
donnant l’impression de perdre progressivement espoir dans son
ex-premier choix de draft. Le recrutement de Jonathan Kuminga (ex-joueur
de Golden State) à la trade deadline en est le symbole. L’arrivée du
jeune ailier à fort potentiel est un message fort envoyé par les
dirigeants des Hawks à destination du jeune tricolore car Kuminga va
rentrer en concurrence directe avec Risacher sur le poste d’ailier.
Ce
choix questionne grandement la confiance accordée par Atlanta envers
l’ailier français. En effet, le schéma habituel d’une franchise avec un
premier choix de draft est de lui laisser plusieurs saisons avec un
temps de jeu important et l’opportunité d’endosser plusieurs
responsabilités dans le jeu afin d’assurer son développement.
Force
est de constater que le staff des Hawks opère à l’opposé en réduisant le
temps de jeu du Frenchie à une petite vingtaine de minutes tout en le
cantonnant à un rôle de snipeur en bout de chaîne en attaque. Zacharie
est apparu frustré sur le terrain et la situation a continué de
s’empirer avec le Français qui a été sorti du cinq majeur pour démarrer
plusieurs rencontres depuis le banc. La production statistique de
l’ailier lors de ses cinq dernières sorties reflète ce malaise avec 7,5
points et 5 rebonds de moyenne pour des pourcentages aux tirs
inquiétants (36 % d’adresse générale dont 22 % à trois points).
Nolan Traoré et Moussa Diabaté gardent le rythme
Nolan
Traoré poursuit son développement chez les Brooklyn Nets. Le Tricolore a
su saisir les opportunités qui lui ont été offertes depuis fin 2025,
pour consolider définitivement sa place de titulaire au sein du cinq
majeur new-yorkais. Grâce à sa régularité sur le parquet, l’ex-joueur de
Saint-Quentin stabilise un temps de jeu important d’une grosse
vingtaine de minutes où il peut faire la démonstration de son incroyable
vitesse balle en main pour enchaîner ses pénétrations tranchantes.
Depuis sept rencontres, la production statistique est au rendez-vous
avec 12 points inscrits et 4 passes distribuées en moyenne.
Moussa
Diabaté a réussi avec brio son retour de suspension avec les Hornets.
Depuis son retour, le « Mooose » a enchaîné trois rencontres solides
avec 12 points, 10 rebonds et 5 passes de moyenne. Le pivot tricolore a
directement été intégré dans le cinq majeur et consolide définitivement
sa place centrale dans le renouveau de Charlotte cette saison. Après un
début de saison compliqué, la franchise de Caroline du Nord continue de
déjouer les pronostics en poursuivant sa remontada fantastique au sein
de la conférence Est. À l’heure actuelle, les Hornets ont retrouvé un
bilan quasi à l’équilibre avec 30 victoires pour 31 défaites, qui les
place en 10ᵉ position et les qualifie pour le play-in.
En bref :
Sidy
Cissoko a réussi à séduire le staff des Blazers de Portland en
décrochant un contrat de 2 ans alors qu’il n’était pas sûr de rester
dans l’équipe en début de saison. Cette signature entraîne le départ de
l’autre frenchie de Portland. En effet, Ryan Rupert a été contraint de
quitter l’effectif pour finalement atterrir chez les Grizzlies de
Memphis, qui lui ont offert un 10-day contract. Killian Hayes a fait son
grand retour en NBA en profitant du même type de contrat offert par les
Kings de Sacramento.
Alexandre Sarr poursuit sa rééducation au
niveau des ischios-jambiers et devrait être de retour sur les parquets
dans les jours à venir. Malgré plusieurs passages intéressants en sortie
de banc, Tidjane Salaün a été, à nouveau, envoyé au sein de l’équipe
G-League des Hornets. Noah Penda et Pacôme Dadiet restent cloués sur le
banc de leur franchise.
Nicolas Batum peine à retrouver son adresse
extérieure dans une équipe des Los Angeles Clippers qui replongent dans
une série de défaites. Guerschon Yabusele et Ousmane Dieng continuent
d’accumuler du temps de jeu au sein de leur nouvelle équipe. Joan
Beringer et Mohammed Diawarra profitent des minutes qui leur sont
accordées pour se montrer.
Benjamin Lemousy