
Le match entre le DFCO et le FCSM, prévu ce vendredi 17 avril, au stade Gaston Gérard, pourrait se jouer à guichet fermé. L’enjeu sportif d’une confrontation entre le premier et le deuxième de National ainsi que la perspective d’une montée en Ligue 2 galvanisent les supporters. De leur côté, joueurs et entraîneurs restent concentrés.
C’est le match de football le plus attendu de cette fin de saison dans la région. Le derby de Bourgogne-Franche-Comté est souvent une rencontre sulfureuse, mais, à l’aube de cette 30eme journée, les équipes de Dijon et de Sochaux sont respectivement première et deuxième au classement du championnat de National, l'équivalent de la troisième division.
À un mois du terme de la saison, ce match au sommet est à l’affiche, ce vendredi 17 avril 2026, du stade Gaston Gérard. Les deux clubs souhaitent remporter le championnat et visent surtout la montée en Ligue 2, attribuée aux deux premiers du classement final de National.
Vincent Hognon (FCSM) : «Il faudra avoir les nerfs solides»
Vincent Hognon, l’entraîneur du Football club Sochaux-Montbéliard, a bien conscience de l'enjeu. «Il faudra avoir les nerfs solides et être capables de continuer sur nos points forts sans en faire moins, par crainte ou par suffisance», a-t-il déclaré en conférence de presse d’avant-match, ce jeudi 16 avril.
L’équipe sochalienne a perdu le match aller face à Dijon et joue le retour à l’extérieur. «Je ne sens pas de pression, mais plutôt de l’engouement. Il n’y a pas de vérité absolue dans le sport», a commenté Vincent Hognon dans ce contexte.
«Ce qui compte, c’est la performance que va réaliser mon équipe. Il reste cinq matchs, on est bien, mais on ne montera pas avec 52 points», a-t-il alerté.
Baptiste Ridira (DFCO) : «Attention à ne pas être nonchalant»
Côté dijonnais, même si le Dijon football Côte-d'Or est pour l’instant en tête au classement avec trois points d’avance sur Sochaux, l’entraîneur Baptiste Ridira reste prudent : «Il n’y a pas de raison de paniquer mais attention à ne pas être nonchalant».
«La crainte peut justement se reposer sur notre avance ou notre classement pour aborder chaque match de la même manière. On va monter un step et il ne faudra pas se faire submerger par l’enjeu sportif», a-t-il développé, lui aussi en conférence de presse d'avant-match, ce jeudi 16 avril.
Même son de cloche chez le milieu de terrain Michaël Barreto : «On est sérieux et on aborde ce match comme un autre. On sait que c’est un rendez-vous attendu mais on l’a préparé comme d’habitude».
«Une fête sportive»
Nul doute que ce DFCO-FCSM est un rendez-vous attendu avec plus de 10.000 billets vendus en seulement quelques heures auprès d'une majorité de spectateurs dijonnais, faisant quelques déçus chez les supporters sochaliens.
Ces derniers auraient souhaité que davantage de places leurs soient attribuées, le parcage visiteurs étant limité à 605 personnes.
Pour éviter les potentiels débordements, le préfet de la Côte-d’Or a annoncé un renforcement du dispositif de sécurisation (
lire le communiqué).
Sur ce sujet, Baptiste Ridira a fait un appel aux spectateurs : «Il faut que l’ambiance soit correcte et qu’elle reste sportive». «Il faut éviter tous les débordements parce que ce n’est pas ça le foot. Il faut que ce soit une fête sportive.»
«Plus de billets vendus qu’en temps normal»
Cette rencontre sera aussi un moment particulier pour Arthur Vitelli, né et formé à Dijon, et, aujourd’hui, défenseur à Sochaux.
Le régional a fait part de son enthousiasme vis-à-vis de l’affluence attendue au stade Gaston Gérard : «Ça va être un plus. On a vu qu’il y avait plus de billets vendus qu’en temps normal, donc on se doute qu’il y aura beaucoup de Sochaliens. Ce sera une grande aide pour nous».
Coup d’envoi ce vendredi soir, à 19h30, au stade Gaston Gérard, à Dijon. La rencontre sera retransmise sur la radio Ici Bourgogne et la plateforme numérique de France Télévisions (
lire le communiqué).
Fabrice Aubry
Une rencontre FCSM-DFCO (image d'illustration Vincent Poyer / DFCO)