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09/08/2022 12:23
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GYMNASTIQUE : «La phase d’accompagnement vers d’autres solutions a été assurée» affirme le colonel Régis Deza

Le directeur du SDIS Régis Deza donne sa version dans le dossier concernant la salle d’entraînement de Dijon Gym Art située au sein de la caserne du Transvaal à Dijon.
Fin juillet, Dijon Gym Art, association forte de 300 licenciés et employant quatre entraîneurs, nous a alerté sur son avenir via un communiqué, dénonçant «une situation délicate» pour l’avenir du club, en annonçant que la convention le liant au SDIS de Côte-d’Or pour l’utilisation des locaux ne va pas être renouvelée par le directeur du Service départemental Régis Deza.

Ayant pris ses fonctions en juin 2021, Régis Deza a tenu à réagir concernant ce dossier. En rappelant d’abord : «historiquement, cette salle avait été mise à disposition d’associations sportives par le chef de corps qui était à l’époque employé municipal. Depuis 2016, une convention liait effectivement le SDIS et le club. Or, à mon arrivée, lorsqu’il était nécessaire de renouveler la convention pour cinq ans, je me rends compte qu’aucun dossier n’a été fait pour que la salle réponde à la règlementation d’un établissement recevant du public, pour la simple et bonne raison que le bâtiment se situe au milieu d’une caserne et est soumis au code du travail. En tant que directeur chargé par le préfet de faire de la prévention incendie dans tous les ERP du département, je ne peux pas accueillir des enfants dans des conditions sécuritaires que je refuserais partout ailleurs dans le département».


L’occasion pour le directeur du SDIS de faire remarquer : «ce n’est pas un gymnase, c’est un plateau sportif au milieu de la caserne dont il fait partie intégrante. En plus, en période vigipirate renforcée à mon arrivée l’année dernière, ça m’étonne quand même de laisser rentrer des personnes que je ne connais pas dans l’enceinte de la caserne». Sa décision fut alors de ne pas renouveler la convention et de «dire stop» à la mise à disposition des locaux.

Face à cette décision communiquée aux parties concernées trois mois avant la saison suivante, Gym Art, avec l’appui de la Ville de Dijon, a alors obtenu de la part du conseil d’administration du SDIS une autorisation spéciale d’utilisation des locaux de septembre 2021 au 30 juin 2022, autrement dit pour la saison 2021-2022 avant qu’une autre solution soit trouvée par le club pour pouvoir poursuivre ses activités. «Mais j’avais bien dit que l’utilisation de nos locaux n’allait plus être possible après. En plus, Gym Art n’a même pas voulu signer l’autorisation spéciale proposée et a quand même utilisé nos locaux cette saison», insiste Régis Deza, qui avance aussi que «la Ville de Dijon s’est rapprochée de l’association et a proposé d’autres salles et des travaux au club».

En regrettant «la voie médiatique» prise par Dijon Gym Art, le directeur du SDIS termine sa mise au point : «on estime que la phase d’accompagnement vers d’autres solutions a été assurée. Gym Art ne veut pas faire sa part d’efforts en acceptant de changer de lieu». Et il annonce : «Nous allons de toute façon changer les clés pour l’accès à la salle. La mise aux normes pour que ça devienne un ERP n’est conceptuellement pas possible, ou alors cela nécessiterait plus de 500.000 euros de travaux».

Alix Berthier

Dijon Gym Art alerte sur son avenir


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