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30/04/2024 03:22

LAURENT LEGNAME : «J'espère qu'on sera sur la dynamique positive que nous donne ce titre pour faire un coup à Cholet»

«On a eu notre revanche par rapport à 2021»,  a déclaré le coach dijonnais, ce lundi 29 avril, quelques heures après avoir remporté la coupe de France de basket.
Après avoir été acclamés au Palais des Ducs, les vainqueurs de la Coupe de France de basket avaient rendez-vous à l'Hôtel Esmonin de Dampierre, ce lundi 29 avril 2024, à Dijon, pour une cérémonie organisée par le conseil départemental de Côte-d'Or.

À cette occasion, le Coach Laurent Legname s'est exprimé sur son ressenti et sur les prochaines échéances avec un dernier objectif pour la fin de saison.

Quel est votre état d'esprit ce matin, après un grand week-end ?

«  Fatigué. Fatigué, c'est normal, on a fêté ça comme il se doit, avec le staff, avec les joueurs, parce que ce sont des moments qui sont fabuleux à vivre, c'est pour ça qu'on fait ce métier et qu'on a la chance de remporter un titre.
Forcément, il faut le fêter, même si dès demain on est attendu à Cholet. Ensuite, on a été reçu hier à la mairie par monsieur le maire et puis ce matin au conseil départemental par monsieur le président Sauvadet. Donc voilà, on enchaîne les sollicitations, mais c'est de la bonne fatigue et des bonnes sollicitations.
Les joueurs en premier sont récompensés et puis on va vite se concentrer sur le match de demain. »

C'était un week-end de fête ?

« On ne pouvait pas ne pas fêter ça, parce qu'on sait qu'un titre, c'est de plus en plus difficile à avoir avec l’hégémonie des gros clubs, donc les joueurs se sont battus pour ça.
Il y a eu une communion exceptionnelle avec les 1000 personnes dans la salle, également hier à la mairie, aujourd'hui au conseil départemental, donc il fallait et c'était obligé qu'on fête ça, parce qu'on ne sait pas si on aura dans l'avenir un autre titre. Ils sont tellement durs à gagner... Mais en même temps, il y a une journée de championnat dès demain, on a encore une infime chance de faire les playoffs. On ne s'est pas entraîné depuis samedi, on a juste fait ce matin très tôt un petit réveil musculaire, une mise en place tactique par rapport à Cholet et on part tout à l'heure en train.
On va tout donner, j'espère qu'on sera sur l'euphorie, sur la dynamique positive que nous donne ce titre pour faire un coup à Cholet, mais on verra bien… »

C'était une finale différente de celle de 2021 ?

« La finale en 2021, c'était dans un contexte particulier à Huit-clos, à Bercy. Et on a bien pu mesurer la différence entre Bercy à Huit-clos et Bercy avec 15 000 personnes. C'est complètement différent ! Et le fait de gagner devant tous ces gens, dans une salle qui est un monument du basket français, où va se tenir la finale des Jeux olympiques, ça fait que c'est extraordinaire tout simplement.On a eu notre revanche par rapport à 2021. » 

Comment avez-vous préparé cette finale ?

« On l'a préparé comme un autre match, avec un plan de jeu en attaque et en défense. Il fallait aussi s'enlever un peu de pression. On savait que l'enjeu du titre suffisait à lui-même pour la motivation, pour le combat, pour l'agressivité.
Il fallait aussi se dire que ça restait qu'un match de basket, il y a des choses plus graves dans la vie. Et il fallait aussi enlever cette pression. C'est un équilibre à trouver entre l'envie de gagner, le domaine technico-tactique et dédramatiser un petit peu l'enjeu du match. »

La saison a pourtant été compliqué avec les blessures...

« En février et mars, on a eu une accumulation de blessés, comme j'en ai rarement connu. On ne saura jamais vraiment ce que cette équipe aurait pu faire en étant au complet ou simplement avec un blessé de temps en temps, comme tout le monde. Là, on a joué pendant deux mois sans poste 1 et sans poste 2, donc c'est vraiment trop difficile. Mais malgré ça, on est toujours dans les matchs face aux grosses équipes, donc je pense que ça nous a permis d'avoir un état d'esprit qui nous a permis de gagner samedi la finale. »

Manon Bollery

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