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13/11/2020 14:44

FOOTBALL : «C’est un réel challenge, j’en ai bien conscience», déclare David Linarès

Finalement nommé entraîneur du DFCO avec un contrat de deux ans et demi, David Linarès a fait part de sa décision d’accepter la proposition du président. Pour Olivier Delcourt, il s’agissait de la meilleure solution pour se recentrer sur les valeurs du club pour maintenir celui-ci en Ligue 1.

Ils s’étaient exprimés tour à tour en conférence de presse il y a 7 jours, Olivier Delcourt pour expliquer pourquoi il se séparait de Stéphane Jobard et de Peguy Luyindula, puis David Linarès pour confirmer qu’il assurait l’intérim jusqu’à l’arrivée d’un nouveau coach principal.

«Pas un choix par défaut»


C’est côte-à-côte que le président du DFCO et David Linarès se sont retrouvés ce vendredi en fin de matinée. Car, comme annoncé officiellement jeudi 12 novembre dans la journée (retrouvez le communiqué en cliquant ici), c’est l’ancien entraîneur assistant qui devient coach principal, pour une durée allant au-delà de cette trêve internationale.
Finalement, personne n’est arrivé. «Ce n’est pas du tout un choix par défaut», tient à souligner Olivier Delcourt, à propos de la nomination d’un homme arrivé en 2005 au DFCO : «Il a su gravir les échelons à une bonne allure».
Dans les dossiers du président, la solution s’était concentrée sur trois options : insister avec Bernard Blaquart sachant que l’ex-entraîneur nîmois avait décliné une première fois «pour des raisons personnelles», tenter le pari avec Franck Passi, que le président dijonnais a rencontré lundi dernier, tout en prenant le risque de voir le technicien se retirer d’un projet à long terme pour redevenir assistant de Laurent Blanc le cas échéant, ou privilégier une piste plébiscitée en interne.

En faveur de David Linarès, Olivier Delcourt dit avoir été marqué par «un réel engouement au niveau des joueurs». En ajoutant : «Certains sont même venus me voir». Sur le principal concerné, sa solide expérience dijonnaise et sa persévérance sont remarquées : «Il a su attendre son heure, le train est arrivé, il était temps de monter dedans. Il est monté dedans et on est tous à fond avec lui… L’avantage est qu’il connait bien le club… Il n’y pas de temps d’adaptation et on n’a pas de temps à perdre dans cette situation-là».

Un retour à l’état d’esprit DFCO


Pour le président, cette nomination est un marqueur des valeurs du DFCO. Et il croit en David Linarès dans la tâche délicate qui lui est confiée : «Il a conscience que la mission est difficile… C’est un compétiteur. Dans l’état d’esprit, j’ai toujours souhaité avoir un coach proche de ses joueurs. Proche ça ne veut pas dire être pote. C’est important d’aimer ses joueurs mais aussi de prendre des sanctions quand ça ne va pas, d’être juste».

Son premier match à ce poste, à Metz dimanche dernier, a été apprécié par le président (1-1). «J’ai retrouvé le sourire, j’étais sur le banc… Il y a eu des choix gagnants, de l’envie, de la gnaque, ce qu’on veut voir. Ça fait bien longtemps que je n’avais pas vécu ça, de voir des joueurs se libérer». En glissant tout de même au cours de cette conférence de presse : «Le soufflet est monté, il ne faut pas que ça redescende. Mais je le vois à l’entraînement, ça a changé».
La solidité du contrat est-elle liée à un maintien en Ligue 1 à la fin de cette saison ? Le deux hommes n’emploient même pas ce mot pour répondre et veulent «regarder devant».

Le «frein» du passage du BEPF (David Linarès cumule son activité au club et une formation pour être diplômé du brevet d’entraîneur professionnel) s’est donc levé naturellement. L’engagement dans cette formation ne vaudra d’ailleurs pas d’amende au club dijonnais. David Linarès assure : «Ça fait partie de mon parcours, de mon cursus, à moi de m’y adapter».
Les contraintes sanitaires et les réunions en visio-conférence allègent aujourd’hui la place que prend sa formation.

«Pas de choix arrêté» pour son adjoint


Le récent nommé parle du résultat d’une mûre réflexion et de beaucoup échanges avec Olivier Delcourt. «Le président a su me convaincre sur deux mots : la confiance et la durée. C’est pour cela que j’ai décidé de relever le challenge pour rendre à ce club tout ce qu’il m’a apporté. J’ai entamé une reconversion il y a dix ans qui n’était pas chose aisée. À travers les équipes de la formation, j’ai pu grandir, m’élever, continuer à progresser et je suis très heureux aujourd’hui».

David Linarès est ainsi installé. Avec une première carte en main, celle de choisir son adjoint. «Je n’ai pas de choix arrêté pour l’instant. Je vais prendre mon temps de la réflexion», dit l’entraîneur, recherchant une personne qui puisse s’inscrire dans la dynamique du staff actuel et en capacité de conduire et d’animer les séances lorsque les déplacements à Clairefortaine dans le cadre de la formation d’entraîneur seront inévitables. «Quelques profils se détachent» et la promotion interne n’est pas exclue. L’option de voir Grégory Coupet devenir adjoint numéro 1 semble toutefois être écartée.

Pour terminer, sur la compétition, David Linarès insiste sur la confiance et la dynamique de groupe. «Il faut jouer les matchs avec ambition et détermination», affirme-t-il. De l’impératif d’obtenir une première victoire contre Lens dimanche 22 novembre à l’objectif tout autant immédiat de remonter au classement, le coach ne vient pas d’être nommé pour paniquer. Il compte s’appuyer sur la confiance que lui accorde le club pour l’insuffler à nouveau au sein de son groupe. «C’est un réel challenge, j’en ai bien conscience».

«Il faut prendre match après match»


En référence à la dynamique de groupe, une conviction ressort de ses propos : «Pour que les joueurs soient performants sur le terrain, il faut aussi qu’il y ait quelque chose qui se passe en dehors. Le président a rappelé nos valeurs, c’est un des points déterminants pour relever le challenge. Que les joueurs arrivent à bien vivre ensemble».

La priorité est aujourd’hui la victoire. Quant au projet de jeu, David Linarès déclare : «Tout technicien aime que son équipe développe du jeu. Ça prend du temps mais l’idée est aussi de capitaliser sur les forces de notre effectif, d’amener les joueurs à prendre conscience de leurs potentiel pour qu’ils développer un jeu attrayant, un jeu spectaculaire... Il faut prendre match après match, ça ne sert à rien de tirer des plans sur la comète. Il faut que les joueurs sentent qu’il n’y a rien de rédhibitoire. Je les sens déterminés. Il y a encore beaucoup de points à prendre et il faut aussi prendre conscience, par rapport à tout le contexte dans la société, qu’on a le devoir de montrer une bonne image et le bon exemple».

Première date déterminante : dimanche 22 octobre au stade Gaston Gérard contre Lens, dans le cadre de la 11ème journée de Ligue 1 Uber Eats.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier