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02/07/2020 17:15

FOOTBALL : Grégory Coupet, de l’incompréhension lyonnaise à la sérénité dijonnaise

Grégory Coupet est - officiellement depuis fin mai - le nouvel entraîneur des gardiens du DFCO. Une semaine après la reprise de l’entraînement, c’était l’heure de son premier passage en conférence de presse, ce jeudi au stade Gaston Gérard. Retour sur le pourquoi de sa venue ainsi que ses motivations dans son nouveau rôle.
«D’un côté je n’avais pas de nouvelles, de l’autre j’avais un club qui me voulait. La balance a vite penché naturellement». Grégory Coupet résume lui-même la situation. Alors que l’Olympique Lyonnais a manifestement laissé traîné le dossier d’une possible prolongation de contrat de l’entraîneur des gardiens, une opportunité s’est présentée à lui.

Ce qu’il s’est passé à l’OL ? «Je ne sais pas…»


L’attitude de l’OL est «une incompréhension» pour Grégory Coupet. «Il n’y pas eu moyen d’avoir une réunion, de se voir en face à face…Je demandais un rendez-vous depuis février», dit-il, lui qui n’a pu parler à Juninho qu’en visio.
«Je ne sais pas…», a plusieurs fois répondu Grégory Coupet en conférence de presse ce jeudi. Et à cette incompréhension s’ajoute le sentiment d’un manque de considération évident, un manque de respect au vu de la carrière à l’OL de l’illustre gardien des Gones.

Même si la manière de faire est déplorable dans un club lyonnais dont les choix de Jean-Michel Aulas ces derniers temps sont pour le moins discutables, l’ancien gardien de la cage lyonnaise ayant on le sait ensuite intégré le staff, avait quelque peu senti le vent tourner à l’intersaison dernière lorsque le club avait recruté Ciprian Tatarusanu sans l’en avertir, de même pour la signature de Boris Essele d’Amiens, officialisée en début d’année 2020.

«On m’a dit que j’étais trop proche de mes gardiens… Il fallait bien me reprocher quelque chose…», lâche Grégory Coupet. «Je ne demandais pas de revalorisation. Je demandais juste si l’aventure continuait ou pas et on n’a pas voulu me le dire».
Grégory Coupet regrette une certaine opacité développée à Lyon et ne cache qu'il n'avait pas d'atome crochus avec l'entraîneur lyonnais Rudi Garcia.

Grégory Coupet au DFCO, «un truc de dingue»


L’opportunité d’aller apporter ses qualités au DFCO est venue d’un appel à son ami Peguy Luyindula, «sur un autre sujet» portant sur la restructuration de la cellule du recrutement. Il n’y avait pas de place à New York (où Peguy Luyindula vit aussi et a encore des contacts au sein des Red Bulls) mais à Dijon, oui. Et le nouveau directeur sportif du DFCO pensait fortement à Grégory pour le poste d’entraîneur en chef des gardiens. Le non-renouvellement du contrat de Laurent Weber laissait le poste vacant.

Un projet intéressant, «génial» pour Grégory Coupet, et un sacré coup réalisé pour le DFCO donc… Pour paraphraser Alfred Gomis lorsqu’il a su que l’ancien portier lyonnais allait être son entraîneur, c’est «un truc de dingue» déclare le président dijonnais Olivier Delcourt, convaincu que le vécu et l’expérience du signataire ne peuvent qu’être bénéfiques. En raison de sa carrière de joueur et de sa place, malgré tout, «dans le staff d’un gros club qu’est l’Olympique Lyonnais».

L’affaire s’est réglée chez le président, deux jours avant le déconfinement. Olivier Delcourt souligne : «On s’est tout de suite bien entendus. C’est un petit gars du Nord un peu comme moi donc ça aide. Ça s’est passé en toute simplicité, à son image».

Le lendemain, Grégory Coupet a eu enfin la discussion attendue avec la direction lyonnaise. Sauf qu'il avait déjà donné sa parole au DFCO.

«Je quitte une usine à gaz pour retrouver un club familial»


Grégory Coupet a conscience de passer d’un autre standing, mais ce n’est pas question selon lui. La confiance est là avant tout.

Attiré par une volonté clairement affichée de le faire venir, à la fois l’enthousiasme et la simplicité du discours, il se dit «guidé par la passion du métier». En assurant : «à partir du moment où on me fait confiance, je viens et je donne le meilleur de moi-même». Dans une ville où il pourra retrouver des amis tels qu’Eric Carrière, et en l’occurrence dans un encadrement professionnel où il est déjà proche de Peggy Luyindula ou de David Linarès, le nouvel entraîneur des gardiens fait tout pour s’y intégrer. «Je quitte une usine à gaz pour retrouver un club familial», dit-il.

«Faire en sorte que mes gardiens soient des leaders»


Sur sa fonction au niveau du staff, il définit sa mission plus largement que son simple titre, en arrivant pour «faire en sorte que mes gardiens soient des leaders», avec la tâche confiée par Stéphane Jobard de s’occuper des coups de pieds arrêtés. Leur apprendre à «gagner en puissance, gagner en présence» sera l’objectif à chaque entraînement.
Pour lui, c’est Alfred Gomis le numéro un : «C’est un leader, ça se sent. Il a un côté solaire, un vrai impact sur le groupe».
Mais pour le nouvel entraîneur sur le poste évoqué, il est important de «créer une unité parmi les gardiens». À Alex Rúnarsson, qui a exprimé son envie de quitter le club pour retrouver une place de titulaire, l’entraîneur des gardiens lance : «J’aurais tendance à lui dire de ne rien lâcher…». Et sur le jeune Lévi Ntumba, Grégory Coupet apprécie : «Il y a un joli bébé pour un jeune de 19 ans, mais il y a encore du travail et il le sait».

Pour la petite histoire, Grégory Coupet avait déjà mis les pieds aux Poussots pour passer son certificat d'entraîneur des gardiens. Désormais, il y retourne pour transmettre sa science dans le domaine.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

Grégory Coupet, nouvel entraîneur des gardiens du DFCO
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