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17/01/2021 13:24

FOOTBALL : «Le DFCO Féminin a la capacité d'aller gruger deux places» indique la capitaine Ophélie Cuynet

Cadre de l’équipe féminine professionnelle du DFCO et capitaine, la défenseure centrale Ophélie Cuynet s’arrête avec Infos-Dijon sur sa place au sein du groupe évoluant en Division 1. Entretien avec celle qui est aussi enseignante en EPS au collège Les Lentillères.

Ophélie Cuynet en quelques mots

«J’ai 28 ans, je suis joueuse au DFCO Féminin et enseignante en EPS au collège des Lentillères à Dijon, surtout auprès d’élèves de 5ème et 4ème.

Je suis arrivée au DFCO Féminin il y a bientôt 10 ans, en septembre 2011. J’étais à Besançon (où Ophélie a effectué toutes ses années de lycée) qui descendait de D2 donc je voulais relever un nouveau challenge en évoluant toujours à ce niveau-là. Je suis donc venue passer des tests et j’ai été retenue.»

«Tout a évolué dans le sens positif»


L’évolution du DFCO Féminin

«Elle a quand même été énorme car il y avait très peu de moyens quand je suis arrivée, au niveau des équipements, du staff. Tout a évolué dans le sens positif. Mon objectif était de venir ici pour évoluer sur le haut de tableau de la D2. Le projet de montée en D1 s’est présenté au fur et à mesure. Il a bien émergé.»

La place des équipes féminines de football

«Disons que ça évolue quand même bien, mais pas assez vite à mon goût. Quand on voit que des joueuses dont je fais partie ne vivent pas complètement de ça alors qu’elles jouent en D1 (plus haut niveau national), on se dit que c’est encore trop limité.
En revanche, les clichés sont vite contredits à partir du moment où la médiatisation prend de l’importance. Les gens sont étonnés positivement. L’enjeu est d’avancer par encore plus de médiatisation.»

«Ce que j’ai appris au football, j’essaie de l’apprendre à mes élèves»


Facile de concilier le football à haut niveau et une autre activité professionnelle ?

«Je dirais oui car ça fait des années que je le fais mais ce n’est pas si évident. Il faut savoir gérer l’organisme, notamment en cette période hivernale.»

Joueuse de football et enseignante en EPS, des similitudes dans l’approche ?

«C’est différent. Ici je suis on va dire à la place de l’élève. Là-bas, c’est moi qui enseigne.

Après, la rigueur est la même à avoir pour que ça fonctionne. On peut retrouver des similitudes là-dessus. Et oui, on peut retrouver des vertus pédagogiques autour des valeurs du sport : la solidarité, l’entraide, le goût de l’effort, l’envie de bien faire. En tout cas, ce que j’ai appris au football, j’essaie de l’apprendre à mes élèves, même au travers d’autres activités.»

«Le capitanat est gratifiant»


Sa place de capitaine dans une équipe renouvelée

«C’est sûr que ce n’était pas évident au début de saison car mine de rien je ne connaissais pas tant de monde que ça dans le vestiaire, mais la fusion s’est faite assez rapidement. La cohésion m’a aussi aidée à bien assurer mon rôle de capitaine. Ça a été assez naturel.

Depuis que Yannick Chandioux est là (entraîneur principal de l’équipe), il m’a toujours fait confiance. Je n’avais pas le brassard les saisons passées mais je fais partie des cadres depuis quelques années maintenant.

Le capitanat est gratifiant et je ne le vois pas comme une pression de plus sur les épaules.»

Une routine avant les matchs

«Je fais beaucoup d’imagerie mentale, une heure avant l’échauffement à peu près. Avec de la musique, j’essaie de visualiser les actions que je vais pouvoir faire, les interventions. Les visualiser dans ma tête m’aide à les anticiper pour être vraiment prête au bon moment.

J’ai découvert cette préparation lors d’un stage régional auprès d’un préparateur. J’ai adhéré complètement à cette méthode que j’ai ensuite développée en autonomie.»

«Notre classement est moyen-bien je dirais»


Une bonne place en milieu de classement ?

«On est à notre place mais on a la capacité d’aller gruger une ou deux places je pense (le DFCO Féminin est actuellement 8ème de D1 Arkema). Notre classement est moyen-bien je dirais. On a perdu des points bêtement contre Soyaux lors du premier match de championnat (défaite 2-1 le 5 septembre 2020 à l’extérieur). Zéro point, c’est regrettable. Comme le fait de ne prendre qu’un point contre Reims à domicile (0-0 au stade des Poussots le 5 décembre).»

Une saison empreinte d’une crise sanitaire, difficile à gérer ?

«On en a pris l’habitude mais le public nous manque, surtout qu’ici à Dijon on a la chance d’avoir un vrai public où il y a du monde. Le projet de nouveau stade pour nous ? C’est top. C’est le genre d’opérations qui fait grandir le DFCO Féminin.»

Toute une carrière de prof’ d’EPS ?

«Je ne sais pas encore. Ça me va pour le moment mais je ne me bride pas à faire un seul métier dans ma vie.

Ce n’est pas impossible en tout cas que je me retrouve un jour sur le banc d’une équipe féminine de football. Je ne me pose pas trop la question aujourd’hui puisque je peux continuer à jouer.»

Propos recueillis par Alix Berthier
Photo : Alix Berthier

Yannick Chandioux nous parle du DFCO Féminin