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14/07/2020 21:05

RUGBY : Le Stade Dijonnais prépare la Nationale avec une certaine mesure

Promu cette saison dans une division nationale nouvellement créée telle une antichambre à la Pro D2, le Stade Dijonnais tient compte aussi d’un contexte obligeant à une ambition raisonnée.
«Le contexte sanitaire, on le connaissait avant la création de la Nationale», fait remarquer Philippe Verney.

Alors que la poule est très relevée et par conséquent offre des grosses affiches et davantage de visibilité au Stade Dijonnais, le président du club dit : «On a fait en sorte qu’on ne se brûle pas les ailes financièrement».
Si le club pense que sa place parmi ces meilleures équipes de Fédérale 1 la saison dernière peut lui apporter de nouveaux soutiens, le fait d’avoir pris la mesure des premiers effets de la crise sanitaire ramène à la raison et à la décision de ne pas augmenter un budget de 2 millions d’euros. Il sera d’ailleurs une centaine de milliers d’euros en moins.

«Trop risqué» de mettre le paquet financièrement dans le contexte


Tenter l’option de mettre le paquet financièrement, en comptant sur le fait que d’autres équipes vont se montrer plus frileuses sur ce plan, était «trop risqué» selon Philippe Verney, qui ne cache pas que les pertes ont pu être limitées par le dispositif de chômage partiel durant le confinement puis par les aides de la Fédération française de rugby.

«La nouvelle poule, c’est valorisant. Elle est fondamentalement excitante. On a un groupe qui est là et qui a envie», veut plutôt convaincre le président du Stade Dijonnais.

Pour ce qui de l’effectif qui évoluera dans cette Nationale, la direction et le staff ont fait le choix de privilégier le qualitatif au quantitatif. Avec 5 contrats en moins sur les prévisions.
«Nous aurons peut-être des problèmes dans la rotation au cours de la saison mais on s’adaptera, on fera confiance à nos jeunes», dit Renaud Gourdon, manager du Stade Dijonnais. En ajoutant : «C’est un choix qui s’avérait nécessaire et prudent par rapport à la crise que l’on vient de rencontrer. Il ne fallait pas partir dans tous les sens».

«Le changement à bien mesurer, c’est qu’il n’y aura plus de temps morts»


Le groupe comptera 36 joueurs, 42 avec les espoirs. Celui-ci ayant repris l’entraînement le 6 juillet dernier, Renaud Gourdon est focalisé sur la préparation, différente des autres années peut-on dire : «Ce début de saison va être forcément particulier. Les corps avaient certainement besoin de souffler mais l’interruption est longue (depuis mi-mars). C’est presque comme si on récupérait des garçons qui reviennent après une blessure. On a dix semaines de préparation jusqu’à la reprise de la compétition mi-septembre. On va travailler, sans oublier la prudence et la vigilance de façon à ce qu’on évite d’avoir un cluster à Dijon. Nous avons pris des dispositions pour éviter cela».

Avec 75% de son effectif tout de même conservé et des renforts sur toutes les lignes, la question du recrutement est réglée. Avec l’intention de ne pas modifier les intentions de jeu malgré une adversité plus dense : «Notre philosophie reste de déplacer le ballon et les joueurs, basée beaucoup sur le mouvement. Le changement à bien mesurer, c’est qu’il n’y aura plus de temps morts, plus d’équipes contre lesquelles on pourra se permettre de faire tourner, avec des enchaînements de blocs plus longs».

Albi, Aubenas, Blagnac, Bourg-en-Bresse, Bourgoin, Chambéry, Cognac - Saint-Jean-d’Angély, Dax, Massy, Narbonne, Nice, Suresnes, Tarbes… Ce sont les treize autres équipes qui composent la Nationale.

Lors de sa préparation, le Stade Dijonnais a prévu trois matchs amicaux : contre Beaune le 15 août, Nuits-Saint-Georges le 22 août et Mâcon le 29 août.

Alix Berthier
Photo : Alix Berthier

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