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11/04/2020 21:16

CONFINEMENT : J+25 dans le quartier de la Toison d'Or à Dijon

Calme total dans ce quartier résidentiel à l'occasion du week-end pascal. En souverain, le soleil accompagne le renouveau printanier à peine dérangé par les quelques promeneurs qui profitent des espaces arborés.
Ailleurs qu'en Bourgogne, pour beaucoup la Toison d'Or est un souvenir de mythologie de la Grèce antique : la peau d'un bélier ramenée en trophée par le héros Jason. Un symbole de renouveau après l'hiver et de souveraineté solaire. En Bourgogne, c'est un ordre de chevalerie remontant au temps des ducs puisque fondé par Philippe le Bon en 1430.

À Dijon, la Toison d'Or, c'est un centre commercial avec un quartier autour. Un quartier baigné de soleil en ce début de printemps, ce 11 avril 2020 à midi. Le renouveau solaire jaillit de partout d'autant plus que le confinement réduit les activités humaines et laisse plus de place aux animaux. Surtout les oiseaux qui volettent dans tous les sens.

Dans ce quartier ayant surgi de nulle part, les espaces verts sont discrets dans l'urbanisme mais bel et bien présents. Les plus propices à la balade sont fermées, lutte contre le coronavirus oblige. Parc de la Toison d'or, parc du château de Pouilly, parc japonais...

Des réserves de biodiversité


Heureusement pour les joggeurs et les promeneurs, ils reste deux zones humides encore accessibles. La promenade du Suzon, bien plus agréable sans circulation route d'Ahuy, et, le bois du ru de Pouilly, plus confidentiel. Il n'y a plus qu'un petit filet d'eau dans le lit du Suzon alors qu'il s'approche de Dijon pour se jeter dans l'Ouche. Jeter, un bien grand mot pour une si petite rivière, délaissée depuis que l'eau est captée en amont.

Le ru de Pouilly était la petite source d'un ancien château jouxtant l'actuelle avenue de Stalingrad, le ru coule en direction de la Tille. Après avoir été réhabilité en 2013, ce bois est aujourd'hui un «espace naturel partagé». L'association Arborescence veille à faire de cet espace un véritable réservoir de biodiversité en pleine ville.

Le centre commercial en navire sans passager


Du côté de la place Granville, il fait déjà chaud et l'ours polaire sculpté par Guillaume Duc ne semble pas avoir d'autre choix que de regarder fondre sa banquise.

Pourtant, il ne fait pas aussi chaud que sur le parking désert du centre commercial. C'est un autre paysage urbain qui s'offre là, comme un dimanche, sauf qu'il s'agit d'un samedi. Les haubans du centre commercial se dressent tels les mâts du navire de Jason. C'est tout le bâtiment qui glisse en silence sur l'onde en attendant le retour de ses passagers.

Jean-Christophe Tardivon

J+18 aux Allées du Parc


J+11 autour du lac Kir


J+6 au Port du canal


Le marché des Grésilles à J+2