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07/01/2021 19:11

CORONAVIRUS : Le CHU Dijon Bourgogne a reçu 16.600 premières doses de vaccin Pfizer-BioNTech

Alors que le CHU de Dijon est en passe de dépasser les mille personnes ayant reçu leur première dose de vaccin contre le coronavirus, le préfet de la Côte-d'Or et le maire de Dijon se sont rendus ce jeudi 7 janvier au centre de vaccination des professionnels de santé pour s'informer sur l'avancée de la campagne. La délégation a aussi pu découvrir les super-congélateurs de la pharmacie hospitalière.

La campagne de vaccination bat son plein au CHU Dijon Bourgogne à la suite du lancement officiel le dimanche 28 décembre 2020 (lire notre article). Ce jeudi 7 janvier 2021, Nadiège Baille, directrice générale de l'établissement de santé, a accueilli une délégation pour expliquer le parcours effectué par les professionnels de santé de plus de 50 ans en vue de recevoir la première dose du vaccin Pfizer-BioNTech appelée J1.

François Rebsamen (maire de Dijon et président du conseil de surveillance du CHU), Fabien Sudry (préfet de la Côte-d'Or) et Pierre Pribile (directeur général de l'Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté) ont suivi la présentation.

«Accompagner les établissements à la structuration de la vaccination»

Neuf établissements de santé de Bourgogne-Franche-Comté ont reçu 55.575 doses (lire le communiqué). Le CHU Dijon Bourgogne en a reçu 16.600 qui servent à irriguer les centres de vaccination du territoire comme ceux des hôpitaux de Beaune ou de Semur-en-Auxois – qui ouvriront prochainement – ou encore approvisionner des EHPAD publics (lire notre article sur l'organisation de la campagne de vaccination).

Pierre Pribile a souligné que l'intérêt pour la vaccination varie d'une maison de retraite à l'autre, certaines présentant des taux d'acceptation entre «90 et 100%», expliquant que «cela dépend beaucoup du travail d'explication avant la vaccination».

Il s'agit d'«accompagner les établissements à la structuration de la vaccination» a expliqué Nadiège Baille. Cela concerne aussi les cliniques de l'agglomération dijonnaise dont certains personnels se rendront au CHU et le Centre Georges-François Leclerc qui recevra prochainement 80 doses.

L'organisation a impressionné le préfet qui a noté «le dimensionnement» du CHU Dijon Bourgogne. Nadiège Baille a rendu hommage à l'engagement de ses équipes ayant «la notion du service public, de l'enjeu national que représente cette vaccination et le sens du territoire».

«L'objectif est de perdre zéro dose»


«Le circuit logistique est un point sensible» a souligné la directrice. Les flacons de vaccin doivent être conservées à -70°C ; une fois sorti du congélateur, entre -2°C et 8°C, il y a cinq jours pour l'utiliser et six heures pour l'injecter une fois dilué. «L'objectif est de perdre zéro dose» a insisté Nadiège Baille, ajoutant qu'«on avait anticipé le recrutement de transporteurs et d'infirmière, on a loué des camionnettes».

Pour la pharmacie hospitalière, le CHU Dijon Bourgogne a investi dans quatre super-congélateurs de 500 litres du fabricant japonais PHCbi descendant jusqu'à -80°C et dans des congélateurs atteignant -20°C. Les premiers coûtent 16.000 euros pièce et les seconds 5.000 euros. Le budget total est de 100.000 euros. De plus, Santé Publique France a aussi fourni un super-congélateur au CHU. Des sondes ont été ajoutées pour enregistrer le suivi de la température et déclencher une alarme en cas d'écart par rapport aux normes.

Près de 1.000 injections


À ce jour, 636 doses J1 ont déjà été injectées au sein du CHU et les 1.000 injections devraient être dépassées ce vendredi 8 janvier. La campagne de vaccination est d'ores et déjà ouverte pour les professionnels de santé, les sapeurs-pompiers de plus de 50 ans et les aides à domiciles de plus de 50 ans. Par ailleurs, elle est bien sûr aussi en cours pour les résidents des établissements médico-sociaux.

Au CHU, depuis le 6 janvier, les professionnels de santé libéraux peuvent venir être vaccinés. C'est à présent environ 100 personnes par jour qui passent par le service concerné, habituellement chargé du dépistage du VIH et des infections sexuellement transmissibles. En une journée, 470 demandes ont été déposées sur le numéro de téléphone, le 03.80.66.90.77. «C'est énorme» s'est enthousiasmé la directrice.

Pour l'instant, deux centres de vaccination sont installés au sein du CHU Dijon Bourgogne et un à Saint-Apollinaire. Samedi 9 janvier, un ouvrira à Brazey-en-Plaine et, dès la semaine du 11 janvier, la salle Devosge devrait accueillir un tel dispositif (lire notre article), François Rebsamen plaidant pour des «vaccinodromes», ayant même proposer de mettre à disposition le Zénith (lire le communiqué). Soit six centres de vaccination dans un premier temps.

«Atteindre l'immunité collective»


Le docteur Javier Mata, du service de santé au travail, a expliqué que «c'était un geste qui ne posait pas de problème. Le vaccin se comporte comme les autres vaccin. (…) Pour le moment, il n'y a rien d'effet secondaire. (…) On a eu un cas qui a eu mal à la tête pendant deux-trois heures».

En tant que cheffe d'établissement, Nadiège Baille a été vaccinée le 4 janvier, «je n'ai rien senti» a-t-elle déclaré. Fabien Sudry se disant «impatient» de recevoir la première dose quand son tour arrivera.

«L'enjeu est que la vaccination soit rapide pour atteindre l'immunité collective qui nous permettra de faire baisser la pression hospitalière qui reste très importante» a rappelé Nadiège Baille. À ce jour, 130 patients touchés par la Covid-19 sont hospitalisés au CHU dont 32 dans le service de réanimation. La prochaine étape consistera donc en l'ouverture des centres départementaux et en l'implication des professionnels de santé libéraux pour aller vers une vaccination de la population générale.

Jean-Christophe Tardivon

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