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19/11/2021 03:24

CORONAVIRUS : Le préfet rappelle «l'esprit civique et citoyen qui doit nous permettre de surmonter ensemble cette cinquième vague»

Chaque jour, à la salle Multiplex à Dijon, environ 150 patients reçoivent une primo-injection ou un rappel de vaccin pour lutter contre l'épidémie de la Covid-19. Ce jeudi 18 novembre, Fabien Sudry a effectué la démarche.
Éligible à la dose de rappel du vaccin contre la Covid-19, Fabien Sudry, préfet de la Côte-d'Or, s'est rendu ce jeudi 18 novembre 2021 au centre de vaccination métropolitain installé dans la salle Multiplex du campus dijonnais de l'université de Bourgogne.

«Il me paraissait tout à fait nécessaire et utile d'effectuer cette démarche», a-t-il déclaré après avoir reçu l'injection. «Notre pays est confronté à une cinquième vague, à un rebond de l'épidémie qui est vraiment présent, qui touche moins le département de la Côte-d'Or que l'ensemble du pays mais nous sommes également concernés».

S'établissant à 60 pour 100.000 habitants le 17 novembre dernier, le taux d'incidence en population générale a augmenté de 50% en deux semaines. «La dynamique de reprise est vraiment présente», a alerté le préfet.

Vaccination et gestes barrières


Pour contenir la progression de ce rebond épidémique, deux moyens selon le représentant de l’État : la vaccination associée aux gestes barrières. «Il y a encore des personnes qui doivent se faire vacciner, je les invite à le faire, c'est une démarche maîtrisée au plan médical, sans conséquence particulière», a-t-il insisté.

Avec 90% de primo-vaccinés parmi les plus de douze ans, la Côte-d'Or est en ligne avec la moyenne nationale. Pour les 10% restant et pour le rappel, les services de l’État, en lien avec l'Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté et le Service Départemental d'Incendie et de Secours de la Côte-d'Or ainsi que les associations de secouristes, ont maintenu un maillage du territoire avec des centres de vaccination de proximité avec ou sans rendez-vous, le vaccinobus et des unités sanitaires qui se rendent aux domiciles des patients.

En France, concernant les personnes éligibles au rappel vaccinable, le taux de couverture s'établit à 42%. Cela s'adresse aux plus de 65 ans ou aux personnes présentant des comorbidités (lire le communiqué). À partir du 15 décembre, la population ciblée s'étendra aux plus de 50 ans.

Sensibiliser les 18-23 ans


L'ARS a signalé que les patients vaccinés avec une monodose de Janssen devaient effectuer un rappel vaccinal d'ici le 15 décembre pour ne pas perdre le bénéfice du passe sanitaire (lire le communiqué).

Selon Aline Guibelin, déléguée départementale de l'ARS, deux populations seront particulièrement sensibilisées dans les prochains jours : les plus de 80 ans et les personnes âgées de 18 à 23 ans. Pour ces premiers, la vaccination à domicile est privilégiée. Pour ces derniers, l'ARS, l'Assurance maladie et les établissements d'enseignement supérieur dont l'université de Bourgogne notamment effectuent des communications ciblées.

«Il faut être prêt si nécessaire à introduire des mesures complémentaires»


Le préfet a finalement appelé à «une forme de conscience de l'esprit civique et citoyen qui doit nous permettre de surmonter ensemble cette cinquième vague alors que notre pays a fait, en un an et demi, beaucoup de progrès pour maîtriser cette épidémie de la Covid-19».

À ce stade, le resserrement des mesures de restrictions n'est pas prévu sans être exclu pour autant. «Il faut être prêt si nécessaire à introduire des mesures complémentaires», a glissé le préfet. «Le passe sanitaire, c'est déjà un moyen efficace de pouvoir finalement un rôle dans la vie sociale en étant protégé et en protégeant les autres».

Primo-injections et rappels à la salle Multiplex


Le 6 septembre dernier, le centre de vaccination de grande importance installé au Zénith de Dijon a été transféré à la salle Multiplex du campus universitaire de Dijon (lire notre article).

Depuis octobre dernier, aux militaires, ont succédé les sapeurs-pompiers du SDIS 21 pour l'organisation du centre, notamment le docteur Bruno Cabrita, médecin-chef, et le docteur Esther Milojevitch, médecin-capitaine.

Pour sa part, la communauté professionnelle territoriale de santé Centre 21 coordonnent les soignants. Une quinzaine de personnes sont présentes pour assurer le bon fonctionnement du centre de vaccination.

Les patients peuvent venir, avec ou sans rendez-vous, tout aussi bien pour une primo-injection que pour un rappel. Environ 150 patients passent chaque jour par la salle Multiplex dont 75% pour un rappel. «Nous avons tous les jours quelques étudiants et quelques enseignants qui viennent se faire vacciner au Multiplex», a cependant constaté le docteur Esther Milojevitch.

L'allocution du président de la République du 9 novembre dernier a conduit peu après à un pic à 300 personnes en une journée. À noter que des rendez-vous des plus de 50 ans sont déjà enregistrés en décembre.

De son côté, l'université de Bourgogne a dû s'adapter en déplaçant certaines activités se tenant habituellement dans cette salle comme les conseils d'administration ou les dons de sang.

Jean-Christophe Tardivon