
L'équipe de l’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie de Côte-d’Or a présenté ses vœux, ce mercredi 21 janvier, à Dijon, autour d'une tête de veau. «Depuis deux ans, on sent qu’il y a un fléchissement de l’activité», a déploré le président de l'UMIH 21 Lionnel Petitcolas.
Premier syndicat patronal des cafés, hôtels, restaurants, traiteurs, discothèques et autres établissements de nuit, l’Union des métiers et des industries de l'hôtellerie de Côte-d’Or rassemble 560 entreprises adhérentes.
Pour les vœux de 2026, une cérémonie a été organisée, ce mercredi 21 janvier, en matinée, au restaurant et bar Le Marta, situé place de la République, à Dijon.
Des vœux et du veau
La structure qui défend les intérêts des professionnels du secteur a pour habitude d’organiser sa cérémonie de vœux autour de la dégustation d'une tête de veau. «C’est une tradition depuis une bonne dizaine d’années, c’est ce qui fait notre singularité. On doit être les seuls à faire ça», a indiqué Lionnel Petitcolas, président de l’UMIH 21.
Étaient présents notamment, Nathalie Koenders, maire de Dijon, Marie-Claire Bonnet-Vallet, vice-présidente du Département et présidente de Côte-d'Or Attractivité, les élus dijonnaises Nadjoua Belhadef, adjointe chargée du commerce et de l’artisanat, Danielle Juban, présidente de Dijon Bourgogne Events, Sladana Zivkovic, présidente de l'office de tourisme de Dijon Métropole, Yves Bard, vice-président de la chambre de métiers et de l'artisanat Bourgogne-Franche-Comté, Xavier Mirepoix, président de l’École des métiers de Dijon Métropole, Jean-Philippe Porcherot, président du MEDEF Côte-d'Or, et Pascal Pelvey, représentant la CPME de la Côte-d'Or, tandis que l'URSSAF Bourgogne était représentée par son président Gilles Clavel et son directeur Lionel Matz.
Inquiétude face à la baisse de la consommation dans la restauration
Dans une ambiance chaleureuse, Lionnel Petitcolas a évoqué des sujets pourtant peu réjouissants pour la profession. Selon le Groupement des hôtelleries et restaurations de France, la consommation générale des Français dans la restauration traditionnelle et dans la restauration rapide a subi une baisse de 4% en 2025.
«C’est une baisse structurelle», a analysé Lionnel Petitcolas. «Depuis deux ans, on sent qu’il y a un fléchissement de l’activité qui est certainement dû au contexte économique global et peut-être aussi au contexte géopolitique. Ce qui pourrait expliquer que les gens épargnent plus et consomment moins.»
«Dans cette situation, notre rôle est d’accompagner nos adhérents», a ajouté le président de l'UMIH 21, «si on ne peut pas augmenter les recettes, on essaye au moins de diminuer les charges». «Malheureusement, les charges ont tendance à augmenter !»
Des propositions pour les candidats aux municipales
Dans l’objectif de réduire les coûts d'exploitation des établissements, l’UMIH attend des personnalités politiques locales qu’elles prennent en considération que les cafés, les restaurants et les établissements de nuit participent à l’attractivité des communes.
À l’approche des élections municipales, l'équipe de l’UMIH 21 soumettra aux candidats un manifeste avec des propositions concrètes.
«Comment on optimise l’occupation du domaine public, avec par exemple les droits de terrasse, en minimisant les frais liés à cette occupation», fut un des exemples cités.
La sécurité, toujours une priorité
L'incendie survenu pendant la nuit du Nouvel An dans le bar Le Constellation, à Crans-Montana, en Suisse, était dans toutes les têtes. Le bilan de l'accident est terrible : 40 morts et 116 blessés grièvement.
Le drame de Crans-Montana relance la question de la sécurité dans les bars et les discothèques. Ainsi, des réunions sont prévues prochainement avec la préfecture de la Côte-d'Or et le Service départemental d’incendie et de secours de la Côte-d’Or (SDIS 21) pour former ou reformer les exploitants de nuit et leurs salariés sur toutes les questions de sécurité.
GroUMIH, une IA pour aider les professionnels
«Le cœur de notre métier reste l’humain. Mais pour autant, ne pas se saisir de l’intelligence artificielle serait une erreur stratégique», a avancé Lionnel Petitcolas pendant son discours.
Sur ce sujet, le président de l’UMIH 21 a rappelé le lancement de GroUMIH, une intelligence artificielle mise à disposition des entreprises adhérentes.
L'outil est adapté aux problématiques des chefs d’entreprise pour aider à comprendre une réglementation, préparer un entretien en lien avec les ressources humaines ou encore vérifier une obligation légale.
«L’IA peut devenir un assistant, pas un décideur, mais un véritable soutien au quotidien», selon Lionnel Petitcolas, «dans le même esprit, nous considérons aujourd’hui que la data est une matière première».
Après avoir énuméré tous ces sujets, Lionnel Petitcolas a achevé son discours avec une note d’espoir et d’humour : «En 2026, restons unis, restons UMIH !».
Fabrice Aubry

