
La cérémonie des vœux du Conseil départemental des jeunes de la Côte-d’Or s'est tenue, ce mercredi 21 janvier, à Dijon. Les deux porte-paroles de cette assemblée citoyenne ont insisté sur les sujets de santé environnementale et de harcèlement à l'école.

Le Conseil départemental des jeunes de la Côte-d’Or a été lancé par Louis de Broissia, alors président du Département, il y a une vingtaine d’années. Cette instance citoyenne qui rassemble 54 collégiens représentant les collèges du territoire, 47 publics et 7 privés.
Les jeunes conseillers sont élus dans leurs établissements pour un mandat de deux ans et se retrouvent tous les deux mois pour une session plénière, à Dijon. L’objectif est soumettre aux conseillers départementaux des propositions concrètes et des projets émanant des élèves des collèges côte-d’oriens.
Cérémonie de vœux
Ce mercredi 21 janvier 2026, les jeunes élus ont tenu leur première session de l’année 2026. Après s’être rassemblés pendant une heure avec Catherine Louis, vice-présidente du Département chargée de l’éducation, du sport et de la culture, et David Muller, directeur académique des services de l’Éducation national en Côte-d'Or, les conseillers départementaux jeunes ont participé à une cérémonie de vœux.
Lors d'un discours solennel, les deux porte-paroles Ela Boubaker et Elliot Lamouche sont revenus sur les projets aboutis en 2025 et ont évoqué la feuille de route de 2026.
Une préoccupation pour l'environnement
«L’alimentation avec les produits bio et locaux servis dans les cantines, mais aussi l’environnement sont des sujets qui touchent particulièrement les jeunes», a déclaré Catherine Louis, interrogée par
Infos Dijon.
La vice-présidente a souligné un des projets marquant de ces dernières années : «Il y a huit ans, suite à une grande enquête réalisée dans les collèges, nous avons lancé le plan 1.000 arbres». «Les jeunes avaient demandé à ce que les cours des établissements soient plus végétalisées. Le président du Département, François Sauvadet, avait souhaité que ce plan 1.000 arbres soit lancé après cette demande des jeunes et ce projet a abouti en 2025.»
Des jardins potagers dans les collèges
En matière d’environnement et d’alimentation, la création d’un jardin potager au sein du collège Le Parc à Dijon a fait figure de projet pilote.
«On est le premier collège de Côte-d’Or à créer un potager. On doit pouvoir manger quelque chose de bio et de local pour que ce soit bien pour la santé», a indiqué Ela Boubaker, cheffe de projet. «On va maintenant essayer de développer ça dans tous les établissements.»
«Ce projet est lancé par les jeunes notamment parce qu’on les avait sensibilisés aux produits locaux en organisant des rencontres avec des producteurs de la Côte-d’Or», a signalé Catherine Louis. «C’est dans le droit-fil de ce qui est prôné par le conseil départemental».
Installer des distributeurs de protections périodiques
La mise à disposition de distributeurs de protections hygiéniques pour les filles était également à l'ordre du jour. La thématique est portée également par Ela Boubaker : «On en a vraiment besoin dans tous les collèges. En tant que fille, je peux témoigner de l’importance de ce sujet».
Relayé par des militantes associatives de toute la France jusqu'auprès de l'exécutif national, le sujet de la précarité menstruelle se voit donc mis en avant au niveau local.
Maintenir la lutte contre le harcèlement à l'école
Thème emblématique des préoccupations des collégiens, la lutte contre le harcèlement à l'école reste de mise alors que l'actualité a été marquée par le suicide de Camélia, 17 ans, le 13 janvier dernier, devant son lycée, à Mitri-Mory, en Seine-et-Marne.
«Ce n’est plus un sujet tabou, les médias en parlent et les jeunes doivent aussi en parler», a déclaré Elliot Lamouche.
Alors que le harcèlement à l'école toucherait en moyenne un élève sur six dès l’école primaire en France, selon une récente étude de Santé Publique France, le sujet prend de l’ampleur.
«Je parle en connaissance de cause : briser la glace, c’est très difficile pour quelqu’un qui est victime de harcèlement. Il faut encourager les victimes à parler et dénoncer les harceleurs ! Il existe le dispositif Phare avec des ambassadeurs dans tous les collèges pour venir recueillir la parole des jeunes victimes de harcèlement», a confié Elliot Lamouche.
Les «mêmes engagements» budgétaires pour les projets des CDJ
Dans un contexte de budget primitif du Département en baisse en 2026 (
lire notre article), Catherine Louis a tenu à rassurer les Conseillers départementaux jeunes.
«François Sauvadet parle des finances de certains Départements qui sont, en effet, en difficulté, mais on a la chance d’avoir un Département de la Côte-d’Or qui a bien été géré jusqu’à maintenant», a expliqué la vice-présidente. «On porte une attention toute particulière aux dépenses futures mais il n’y aura pas de variable d’ajustement sur l’éducation, la culture, le sport ou la solidarité. On continuera de travailler en 2026 avec les mêmes lignes et les mêmes engagements. Avec certes un peu mois de ressources, mais en faisant tout aussi bien.»
Fabrice Aubry



