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11/11/2022 15:08

DEVOIR DE MÉMOIRE : Importante mobilisation pour commémorer l'armistice de 1918

Ce vendredi 11 novembre, une cérémonie était organisée au monument aux morts de Dijon. Selon les anciens combattants, «le travail de mémoire a toute son importance afin d’éviter un retour des erreurs du passé».
À la suite de l'armistice entre les belligérants de la Grande Guerre, signé le 11 novembre 1918, on comptait parmi les victimes françaises 1,4 million de soldats et 300.000 civils.

Ce vendredi 11 novembre 2022, les autorités militaires et civiles ont commémoré le 103ème anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale par des allocutions, des remises de médailles et des dépôts de gerbes de fleurs au niveau du monument aux morts, cours Général-de-Gaulle à Dijon.

Élus, militaires, anciens combattants, scolaires...


L’État était représenté par Franck Robine, préfet de la Côte-d'Or. Parmi les élus, étaient présents les parlementaires de la Côte-d'Or Alain Houpert, Benoît Bordat, Fadila Khattabi  et Didier Martin ainsi qu'Océane Charret-Godard, vice-présidente du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Patrick Chapuis, vice-président du conseil départemental de la Côte-d'Or, et François Rebsamen, maire de Dijon.

 
Parmi les autorités militaires se trouvait le général de division Édouard Hubscher, commandant de la région de gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté, le général Pascal Hurtault, commandant de l’école de gendarmerie de Dijon, le colonel Pierre-Alain Schweitzer, chef de corps du 511ème régiment du train et délégué militaire départemental.

Ont également participé Christian Perrin, président du comité d’entente dijonnais des anciens combattants et victimes de guerre, Philippe Javelais, président de l’amicale des anciens de la 1ère division des Français libres, Henri Menetrier, président de l’association du souvenir de la résistance, le général Olivier Erschens, vice-président de la section Côte-d’Or de la société des membres de la Légion d’honneur, Claude Stavinsky, président de la deuxième section d’entraide de la médaille militaire, et Martine Chauney-Bouillot présidente de l’association départementale de l’ordre du mérite.

Des élèves étaient présents à cette cérémonie en lien avec le devoir de mémoire. Ils représentaient le collège Clos de Pouilly, les classes défense et citoyenneté des collèges Saint Joseph et Saint Michel, l’école Alix Providence, la terminale bac pro métiers de la sécurité du lycée Sada à Mayotte.

Les accompagnaient les cadets de la Protection civile, les équipiers de sapeurs-pompiers professionnels de l’école départementale et de secours, les sapeurs-pompiers de la caserne Dijon Transvaal et des sapeurs-pompiers volontaires.

Remise de médailles à deux gendarmes


Après le salut au drapeau et la revue des troupes le général Édouard Hubscher a décoré deux gendarmes.

Une médaille militaire – «la plus haute distinction militaire française destinée aux sous-officiers et aux soldats» – a été remise à l’adjudant-chef Pascal Finot et la médaille de l’ordre national du Mérite au lieutenant-colonel Serge Maronnat.

Le préfet Franck Robine a ensuite ravivé la flamme en hommage au soldat inconnu accompagné de représentants d’anciens combattants.

Un message de paix en temps de conflit


Deux élèves du collège Clos de Pouilly ont lu la lettre écrite par le soldat Martin à ses deux fils, le 26 août 1914, leur dénonçant la guerre : «je travaillerai toujours à faire l’impossible pour maintenir la flamme et éviter à tout prix cette horrible chose qu’est la guerre. La guerre quelle horreur, des villages incendiés, être humains déchiquetés par la mitraille, tout cela est horrible. Jusqu’à présent, les hommes n’ont appris qu’à détruire ce qu’ils avaient créé et à se déchirer mutuellement».

«Un conflit majeur se déroule sur notre continent»

 
Jean-Louis Nageotte, à travers le message de l’Union française des associations de combattants et victimes de guerre, ravivé la mémoire de la guerre. Il a fait implicitement référence à la guerre en Ukraine : «un conflit majeur qui se déroule sur notre continent (…) de cette situation stratégique périlleuse, le travail de mémoire a toute son importance afin d’éviter un retour des erreurs du passé pouvant entraîner les même conséquences désastreuses».  

«Le sacrifice de nos poilus nous oblige»


Franck Robine a lu ensuite le message de Patricia Mirallès, secrétaire d’État chargée de la mémoire et des anciens combattants auprès de la ministre des Armées, qui évoque «le sacrifice de nos poilus nous oblige, souvenir dont les jeunes générations doivent s’emparer pour raviver la flamme de la mémoire».

De cette passerelle vers la mémoire, la secrétaire d’État renvoie à la réalité contemporaine évoquant le décès de «deux soldats morts au Mali, le maréchal des logis Adrien Quélin et le brigadier chef Alexandre Martin», respectivement décédés en octobre 2021 et en janvier 2022.

La cérémonie s'est terminée par les dépôts de gerbes de fleurs, la sonnerie «Aux Morts», une minute de silence suivie du chant de «La Marseillaise» puis de l'honneur au drapeau.

Texte et photographies
Sabrina Dolidze

Message de Patricia Mirallès, secrétaire d’État chargée de la mémoire et des anciens combattants (communiqué)

La nouvelle de la Victoire se répand à la volée dans tout le pays, de clocher en clocher. L’écho du clairon vient d’annoncer la fin d’un conflit qui a éprouvé le monde et décimé les Hommes. La fureur du canon s’est enfin tue, couverte par un immense éclat de joie.

11 novembre 1918, il est 11 heures : c’est l’Armistice.

Pour des millions de soldats venus du monde entier, c’est la fin de quatre terribles années de combat. Le soulagement est immense.

La guerre est finie, mais pour les survivants commence un funeste décompte, celui d’un million quatre cent mille soldats français tombés au champ d’honneur, de quatre millions de nos militaires blessés ou mutilés, ces braves aux « gueules cassées » qui plongent la Nation entière dans l’effroi et l’émotion.

Le traumatisme est mondial. En tout, ce sont près de 10 millions de soldats qui ont été tués, 3 millions de veuves et 6 millions d’orphelins. Les morts sont presque aussi nombreux parmi les civils.

Ceux qui sont revenus des combats racontent la puanteur des tranchées et le fracas des obus. Ils expliquent la peur avant les charges, le courage qu’il faut pour sortir des abris et donner l’assaut aux lignes ennemies sous la mitraille. Ils disent l’horreur du spectacle de leurs frères d’armes qui tombent à leurs côtés.

Souvenons-nous de leur bravoure et de leur sacrifice. Commémorons ces soldats dont les noms doivent rester gravés dans nos mémoires comme ils le sont sur nos monuments aux morts, dans les villes et les villages de France, dans l’Hexagone comme dans les Outre-mer.

Souvenons-nous des soldats venus d’Afrique, du Pacifique, des Amériques et d’Asie, de ces soldats alliés venus verser leur sang pour la France, et défendre avec nous la liberté sur une terre qu’ils ne connaissaient pourtant pas.

Le sacrifice de nos Poilus nous oblige, il nous rappelle que la Paix a un prix, et que nous devons être désormais unis avec ceux qui étaient hier nos adversaires, car « ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir », écrivait Anatole France.

Ce souvenir, ce sont les jeunes générations qui doivent désormais s’en emparer, pour venir raviver la flamme de la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, pour notre liberté. C’est la reconnaissance que la Nation doit à ses combattants, à ceux qui sont tombés et à ceux qui ont survécus.

Aux combattants d’hier et à ceux d’aujourd’hui, comme à leurs familles et ayants droit, la Nation doit continuer d’assurer réparation, reconnaissance et droit, comme l’a voulu le Président de la République.

Cette année nous honorons deux soldats morts pour la France au Mali : le maréchal des logis chef Adrien Quélin et le brigadier-chef Alexandre Martin. Honorons leur sacrifice et celui de tous les soldats qui ont versé leur sang pour la France.

Le monde était convaincu en 1918 que la Première guerre mondiale devait être la « Der des der », la dernière des dernières. Nous savons ce qu’il advint de cet espoir et aujourd’hui, en ce 11 novembre 2022, alors que la guerre est de retour sur notre continent, n’oublions pas le combat des Poilus pour la Paix et le sacrifice de nos soldats morts pour la France.

Vive la République !
Et vive la France !

À Dijon, mise en place d'une borne numérique en hommage aux morts pour la France

































































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