
À l'occasion de la Journée nationale d’hommage aux victimes du terrorisme, les autorités civiles et militaires ont déposé des roses blanches au pied de la statue de la place de la République, ce mercredi 11 mars, à Dijon. «Plus que jamais, nous devons défendre la liberté de penser», a rappelé le représentant du préfet de la Côte-d'Or.

Au pied de la statue de la Douleur, les drapeaux tricolores claquent au vent et les gants blancs virevoltent : la préfecture de la Côte-d'Or a repris le format initié en 2023 pour commémorer les victimes du terrorisme dans l'Union européenne, ce mercredi 11 mars 2026, place de la République, à Dijon.
Depuis 2020, la date a été choisie en référence à l'attentat terroriste islamiste survenu, le 11 mars 2004, à Madrid, ayant fait 191 morts et 2.000 blessés.
«Les femmes et les hommes qui ont été visés par des attaques terroristes demeurent au cœur de notre fraternité nationale»
La préfecture de la Côte-d'Or a relayé le cadre donné par le président de la République : «le devoir de la France est de rappeler que les femmes et les hommes qui ont été visés par des attaques terroristes demeurent au cœur de notre fraternité nationale et de notre souvenir, d’honorer leur mémoire et de faire vivre leurs histoires et leurs engagements».
La cérémonie s'est déroulée en présence d'autorité civiles et militaires, de corps comptant parmi les premiers en intervention lors d'actes terroristes – policiers, gendarmes, armée, sapeurs-pompiers, secouristes –, de proches de victimes ainsi que de collégiens et de lycéens.
Dans le rang protocolaire, accueilli par le major Sylvie Dupuy, se trouvaient le sous-préfet Denis Bruel, secrétaire général de la préfecture de la Côte-d'Or, Nathalie Koenders, maire de Dijon, les députés René Lioret, Pierre Pribetich, Catherine Hervieu et Océane Godard, Catherine Louis, vice-présidente du conseil départemental de la Côte-d'Or, François Rebsamen, président de la Métropole de Dijon, le général Rudy Gaspard, commandant en second de la région de gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté, le général Salvador Munoz, commandant l’École de gendarmerie de Dijon, le lieutenant-colonel Gilbert Antchandiet N'Komah, délégué militaire départemental adjoint de la Côte-d'Or.
«La République et les Français ce cèdent pas»
En début de cérémonie, deux élèves du collège Champollion ont lu le poème «J'atteste» de l'écrivain marocain francophone Abdellatif Laâbi, portant sur l'humanité et la liberté.
Puis, le sous-préfet Denis Bruel a rappelé qu'à la suite de l'attentat de Madrid, les pays de l'Union européenne ont connu «deux décennies sombres». Rien qu'en France, on recense 263 morts, entre 2000 et 2018.
«Constamment, [le terrorisme] cherche à nous effrayer, à nous diviser et à nous affaiblir, à attaquer nos esprits et nos valeurs», a déclaré le représentant du préfet de la Côte-d'Or, «mais la République et les Français ce cèdent pas». «Nous restons unis face à cette menace. (…) En 2025, sept attentats d'ampleur ont été déjoué sur notre sol.»
«Le terrorisme souhaitait nous diviser, il n'a fait que nous unir», a poursuivi le sous-préfet, «unis face à l'adversité, unis dans la mémoire». «Plus que jamais, nous devons défendre la liberté de penser, de croire ou de ne pas croire, de créer, d'aimer aussi. Plus que jamais, nous devons défendre nos droits, l'égalité entre les femmes et les hommes et les droits de l'enfant.»
Des choristes et élèves chansigneurs interprètent «La Marseillaise»
La chorale du collège Jean-François Champollion et les élèves malentendants chansigneurs du lycée Montchapet ont alors interprété deux couplets de «La Marseillaise» puis, après une minute de silence, «Des Larmes sur les joues de Marianne», chant écrit par l'auteur Monsieur Nô après l'attentat contre la rédaction de «Charlie Hebdo», en 2015, et constituant un «hymne à la laïcité».
Des participants ont ensuite procédé au dépôt de roses blanches au pied du monument de la place de la République tandis qu'était diffusé «L'Hymne aux victimes du terrorisme», composé par le pianiste espagnol Manolo Carasco. La cérémonie s'est terminée avec l'interprétation de la chanson de Damien Saez «Les Enfants Paradis».
Jean-Christophe Tardivon

























































