
Une seule gerbe de fleurs commune a été déposée au pied du monument dijonnais dédié aux martyrs de la déportation, ce dimanche 26 avril. Des fleurs coupées ont été apportées ensuite par les familles de déportés ainsi que par les élus dont la maire de Dijon Nathalie Koenders.

Depuis 1954, la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation entretient la mémoire des victimes de la déportation dans le système concentrationnaire nazi durant la Seconde Guerre mondiale. Cela comprend notamment les résistants réprimés ainsi que les Juifs et Tziganes persécutés.
Le nombre de déportés de France dans les camps de concentration ou les centres d’extermination nazis est estimé à plus de 150.000 personnes ; plus de 100.000 ont péri. En Côte-d'Or, 962 personnes ont été déportées ; 489 ne sont pas revenues.
Une seule gerbe de fleurs commune
Ce dimanche 26 avril 2026, une seule gerbe de fleurs commune a été déposée – par le représentant du préfet de la Côte-d'Or – tandis que des fleurs coupées variées ont été déposées individuellement au pied du monument dédié aux martyrs de la déportation, square Edmond-Debeaumarché – Dijonnais, résistant déporté et compagnon de la Libération –, jouxtant la rue d'Auxonne.
Le monument en forme de colonne brisée a été réalisé en pierres du camp du Struthof. Il intègre une urne renfermant les cendres et de la terre recueillis dans les camps de concentration nazis.
En présence d'élus et de représentants d'associations
Dans le rang protocolaire se trouvaient le sous-préfet Denis Bruel, secrétaire général de la préfecture de la Côte-d'Or, Nathalie Koenders, maire de Dijon, René Lioret et Catherine Hervieu, députés de la Côte-d'Or, Françoise Tenenbaum, vice-présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Patricia Gourmand, vice-présidente du Département de la Côte-d'Or, François Rebsamen, président de la Métropole de Dijon, ainsi que le colonel Jérôme Patoux, représentant le commandant de la région de gendarmerie Bourgogne-Franche-Comté, le lieutenant-colonel Gilbert Antchandiet-N'Komah, délégué militaire départemental adjoint de la Côte-d'Or, et le chef d'escadron Laurent Chataz, représentant le commandant de l'école de gendarmerie de Dijon.
Ont participé des représentants départementaux des ordres nationaux, des représentants d'associations d'anciens combattants, de la mémoire combattante, de la mémoire de la Résistance et de la déportation ainsi que du lien armée-nation.
Lecture de messages mémoriels
Des pensées particulières ont été formulées en mémoire des Côte-d'Oriens Élisabeth Guillemin, décédée le 20 décembre 2025, et Henri Mosson, décédé dans la nuit du 29 au 30 décembre 2025, tous les deux anciens résistants déportés.
Une élève du collège Saint-Joseph a donné la lecture d'un extrait de «L'espèce humaine» de Robert Antelme. L'oratrice et ses camarades ont participé au concours national scolaire de la Résistance et de la déportation 2025-2026.
Ensuite, a été lu le message national commun des associations de déportés : la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes, la Fondation pour la mémoire de la déportation ainsi que l'Union nationale des associations de déportés et internés de la Résistance et familles.
Les familles de déportés déposent en premier des fleurs
Après les dépôts des fleurs – à commencer par les membres des familles de déportés –, la sonnerie «Aux Morts» a retenti, suivi d'une minute de silence puis du premier couplet de «La Marseillaise».
Les élus et militaires composant le rang protocolaire se sont ensuite recueillis devant la plaque en hommage à Edmond Debeaumarché puis la cérémonie s'est terminée avec la diffusion de la musique du «Chant des marais» qui, né dans le système concentrationnaire nazi, est devenu le chant international des déportés.
Jean-Christophe Tardivon













































