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29/09/2022 19:44

DIJON : 1200 personnes pour «défendre retraite, pouvoir d’achat et assurance chômage»

Ce jeudi 29 septembre, une intersyndicale appelait à manifester à Dijon pour s'opposer au potentiel retour de la réforme gouvernementale des retraites, revendiquer une hausse des salaires et contester la réforme de l'assurance chômage.
Plusieurs organisations syndicales et associations étudiantes avaient appelé à la mobilisation dans toute la France. À Dijon, à l'heure du rendez-vous il y avait encore peu de participants place de la Libération. Pourtant, malgré une pluie persistante, le cortège s'est étoffé au long du parcours pour atteindre 1.200 manifestants, selon la police et la CGT.

Dans le calme, le cortège a emprunté la rue de la Libération pour rejoindre la place Darcy, puis la place de la République avant de revenir au point initial devant le palais des ducs de Bourgogne.

Des organisations syndicales et associatives en nombre



Les syndicats CGT, FSU et Solidaires avaient donc lancé un appel à la grève nationale le 29 septembre. À Dijon, la fédération de Côte-d'Or de Force ouvrière : bien que l’organisation n’appelait pas à manifester au niveau national, la commission exécutive départementale a décidé de rejoindre le mouvement.

Parmi les autres organisations présentes dans la manifestation, on pouvait retrouver l'Union départementale des Associations familiales, Sud, ATTAC, la Confédération nationale du travail ainsi que les formations politiques Nouveau parti anticapitaliste, Lutte ouvrière, Parti ouvrier indépendant démocratique.

Des craintes liées au niveau de vie, des plus jeunes aux plus âgés


Dans son discours, Emmanuel Poux, secrétaire général adjoint de l’union départemental FO, démarre sur la réforme de l’assurance chômage avant d’aborder la question des retraites et des salaires. Les craintes portent sur la variation des indemnités suivant l’état du marché du travail et le bassin d’emploi. Ainsi le syndicat demande un «retour pur et simple aux règles de la convention d’assurance chômage du 14 avril 2017 et le maintien des annexes 8 et 10 signées en 2016».

La CGT, à travers la voix de Frédéric Pissot, secrétaire général de Côte-d'Or, revendique «un salaire et une retraite décents pour avoir une vie décente tout au long de la vie», ce qui doit passer selon lui par une taxation des «super-profits». L'orateur fait des députés de la majorité présidentielle des complices de la «volonté de Jupiter-Macron». Parmi les revendications, le syndicat demande notamment que le SMIC soit réévalué à 2.000 euros brut.

«Le président a décidément un problème avec la démocratie»


Au-delà des questions de fond sur les retraites, Fabian Clément, secrétaire général de la FSU, insiste avec détermination sur des modalités de réforme jugées «non démocratiques» : «le président a décidément un problème avec la démocratie, (...) le projet initial du gouvernement, c’était le 49.3 ou alors un amendement au budget, faire une réforme importante en catimini, ce n’est pas possible. S’il assume un projet de retraite, qu’il fasse un projet de loi et on pourra discuter».

L’autre question de méthode qui pose problème à la FSU est le conseil national de la refondation. Fabian Clément craint qu’il contourne les organisation syndicales : «il est clair que, pour nous, le CNR, c’est le Conseil national de la résistance.»

Paroles de manifestants


Dans le cortège, Pierre et Simon, étudiants du syndicat Solidaires, s’inquiètent du niveau de précarité des étudiants, notamment en septembre, «qui les amènent à des situations d’endettement de plus en plus importantes».

David, ancien agent retraité chez EDF, soutient  la revendication de la CGT concernant la réévaluation du SMIC à 2.000 euros.

Dans le cortège, les manifestants gonflés par leur présence sur le pavé, semblent prêts à se mobiliser pour de nouvelles dates à venir.

Texte et photographies
Sabrina Dolidze











































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