Recherche
Pour nous joindre
redaction.infosdijon@gmail.com
SMS au 07.86.17.77.12
> Vie locale > Vie locale
21/03/2021 09:59

DIJON : 500 personnes dans les rues contre la loi Sécurité globale

Les manifestants ont réaffirmé ce samedi 20 mars qu’ils ne veulent pas d’une loi «liberticide et inquiétante dans ses principes».
Une nouvelle fois, ils étaient plusieurs centaines de manifestants à s’être réunis contre la loi Sécurité globale à Dijon ce samedi 20 mars 2021. Le projet de loi a été adopté à l’Assemblée nationale le 24 novembre 2020 puis adopté en première lecture par le Sénat le 18 mars 2021.

«Un certain nombre de libertés sont en danger»


«Un certain nombre de libertés sont en danger avec les lois et décrets qui sont mis en place. La loi Sécurité globale est notamment une atteinte grave à la liberté d’information, en menaçant de prison des gens pour des délits d’intention et en voulant interdire à la société de pouvoir contrôler les services de l’État et en particulier la Police», a rappelé Paul Garrigues de la Ligue des Droits de l’Homme, en faisant aussi part d’inquiétudes quant à la loi sur les principes républicains «stigmatisant une partie de la population».
Les contrats d’engagement républicain ont été fustigés et les associations défendues contre l’obligation de sauvegarde de l’ordre public, «qui ne relève pas de la responsabilité du monde associatif».

Le cortège - composé d'ailleurs de représentants associatifs, syndicaux, de citoyens - qui venait de lancer le défilé depuis la place de la Libération s’est arrêté rue Rameau, à quelques mètres de la place Sainte-Chapelle sur laquelle les acteurs du monde culturel se sont mobilisés pour donner la parole à tous les précaires.
De quoi faire converger les points de vue et partir pour un défilé de 500 personnes, par la rue Lamonnoye puis la rue Jean-Jacques Rousseau avant d’emprunter le boulevard Thiers.

«Triste constat»


Sur la place du Trente Octobre, le défilé aux airs de manifestive a donné l’occasion à plusieurs participants se revendiquant «antifa» de revenir sur le concert organisé aux Tanneries le week-end dernier.

Précisant qu’il s’agissait d’un enregistrement vidéo, sans public - genre d’organisation ayant déjà eu lieu auparavant «aux Tanneries ou ailleurs» - l’espace autogéré parle d’«une opération médiatique et mensongère de la préfecture, ratée pour cette fois». L’opération policière menée là-bas est visée et critiquée. Une opération aux moyens démesurés selon les habitants de l'espace autogéré.
«Le triste constat, c’est que grâce au motif sanitaire et à l’état d’urgence, les prétextes pour contrôler, surveiller, ficher, intimider, réprimer ou interdire permettent à la Police de s’immiscer partout». Un soutien aux concerts et à la culture a aussi été affirmé, en lançant un appel à la fête dans la rue.

Après un dernier temps de défilé sur le boulevard Carnot, c’est sur la place Wilson que s’est terminée la manifestation, vers 16 heures. Les forces de l’ordre étaient elles postées en masse boulevard Chabot-Charny en cas de débordements disons habituels. Mais aucun affrontement n’a eu lieu.

Un appel à la dispersion a même été lancé au micro. Avec un prochain rendez-vous donné : la fête du printemps ce dimanche 21 mars, entre 11 heures et 18 heures, aux Jardins de l’Engrenage.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier














Infos-dijon.com - Mentions légales