Recherche
Pour nous joindre
redaction.infosdijon@gmail.com
SMS au 07.86.17.77.12
> Vie locale > Vie locale
06/10/2021 03:15

DIJON : 500 personnes pour l’augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail

À l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires de Côte d’Or et de l’UNEF Bourgogne, 500 manifestants se sont réunis puis ont défilé dans les rues de Dijon pour demander notamment l’augmentation des salaires. Retour en images sur cette manifestation du mardi 5 octobre.
Dans une dimension intersyndicale et interprofessionnelle, les manifestants s’étant rassemblés sur la place de la Libération ce mardi 5 octobre 2021 en début d’après-midi souhaitaient donner le ton d’une rentrée sociale et revendicative. Avec une demande et même une exigence, l’augmentation des salaires, mais pas seulement. Toutes les revendications martelées avaient été affirmées dans un communiqué de l’intersyndicale appelant à cette mobilisation (à retrouver en cliquant ici).


Une crise «dont les salariés ne sont pas responsables»


La revendication est revenue à plusieurs reprises dans les propos de Franck Laureau, secrétaire général de Force Ouvrière en Côte-d’Or, ainsi que dans ceux de Fabian Clément, co-secrétaire départemental de la FSU en Côte-d’Or. Mais il a aussi été question de défense du service public, un plaidoyer pour son renforcement au lieu de coupes structurelles, en réponse à des réformes des retraites et de l’assurance-chômage vivement critiquées pour leur «logique d’économie», la deuxième réforme étant entrée en vigueur le 1er octobre.

La CGT a quant à elle, par la voix de Frédéric Pissot, secrétaire général de l’Union départemental, dénoncé un enrichissement «des grandes fortunes, du patronat, des actionnaires» durant la crise. Une crise «dont les salariés ne sont pas responsables» dans les hôpitaux, dans les industries ou bien dans les établissements scolaires.

Selon les manifestants, en prolongement de la crise sanitaire, il y a aujourd’hui «une crise organisée par le capital, par le profit, sur le dos des actifs et des retraités».

Des luttes locales évoquées


Des luttes locales ont été évoquées au coeur du rassemblement, celles du monde de la culture contre l’assurance-chômage, des salariés de l’Acodège pour l’amélioration des conditions d’accueil des publics, des salariés d’Aldi «poursuivis en justice pour fait de grève alors qu’ils demandent l’égalité salariale au sein du groupe», des agents des hôpitaux «toujours sous la pression des fermetures de lits», des agents territoriaux de Dijon, ou encore des ouvriers de la métallurgie de Montbard dans le dossier du rachat de Valinox par Framatome.

Le brassage était donc large ce mardi 5 octobre. Actifs et retraités se sont retrouvés à 500 pour aller défiler et exprimer leurs revendications dans les rues Lamonnoye, Auguste Comte, Jean-Jacques Rousseau, autour de la place de République, sur les voies de tramway des Boulevard de la Trémouille et de Brosses, pour terminer sur la place Darcy.

Si un groupe de manifestantes de la FSU a tenté d’apporter un peu d’ambiance et de dérision face à la situation, en parodiant notamment «La Salsa du démon» pour parler de la politique du ministre Jean-Michel Blanquer dans l’Éducation nationale et en donnant la parole en chanson aux AESH, le cortège revendicatif a tout de même manqué d’allant et de voix pour cette «rentrée».
Le 16 octobre, certains manifestants l’ont rappelé, il sera l’heure de se mobiliser pour une meilleure reconnaissance du boulot des AESH.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier



















Infos-dijon.com - Mentions légales