
La Vapeur, c’est aussi un lieu de rencontres, de formation et d’accompagnement. Une attention particulière est portée aux enjeux actuels du secteur musical comme la santé mentale des artistes.
En ce début d’année, La Vapeur a levé le voile sur la programmation et les projets qui rythmeront sa deuxième partie de saison. Une présentation collective, chaleureuse et engagée, à l’image de la salle dijonnaise, qui confirme une chose : ici, la musique ne se limite jamais aux concerts.
Une saison pensée en deux tempsDepuis cette saison, La Vapeur a repensé son calendrier : un premier temps de septembre à janvier, puis une seconde période allant de janvier à avril, avant de laisser place aux grands rendez-vous du printemps. Parmi eux, l’incontournable Extra Festival, dont la cinquième édition se tiendra du 7 au 10 mai, avec une présentation publique annoncée le 31 mars.
Des concerts pour tous les goûts, et tous les rythmesCôté programmation, la reprise se fait en force avec une soirée électro emmenée par Étienne de Crécy, figure majeure de la scène française. Une date qui inaugure aussi un nouveau format de soirées plus tôt, pensé pour favoriser le confort, la sécurité et l’accessibilité, sans renoncer à l’énergie des musiques électroniques.
Février prendra quant à lui des airs folk, avec trois dates en trois semaines :
-
Flora Hibberd et Common Insight (5 février),
-
Rainbow Girls et Alice Faye (12 février),
-
Herman Dune et Dear Pola (17 février),
déclinant la folk sous des formes sensibles, blues, lo-fi ou indie.
L’éclectisme reste le fil rouge de la saison : pop (Miki), rap (Danyl, Buzz Booster), rock et grunge (dEUS, Grandma’s Ashes), chanson (Zoufris Maracas), psychédélisme 70’s, post-punk ou électro expérimentale… sans oublier le retour très attendu de Sébastien Tellier.
Les “Pépites”, la découverte à l’honneurFidèle à son ADN, La Vapeur poursuit aussi ses soirées Pépites, dédiées à la découverte d’artistes émergents, à petit prix et dans un format accessible. Deux rendez-vous sont déjà annoncés, entre chanson rock engagée et post-punk abrasif, confirmant la volonté de défendre des propositions audacieuses.
Bien plus qu’une salle de concertsLa Vapeur, c’est aussi un lieu de rencontres, de formation et d’accompagnement. Tables rondes, conférences, séances d’écoute, ateliers DIY, MAO, DJing, beatbox, écriture rap ou fabrication de synthétiseurs en Lego : la transmission des savoirs est au cœur du projet.
Une attention particulière est portée aux enjeux actuels du secteur musical : plateformes de streaming, algorithmes, stratégie de sortie, image et clip, santé mentale des artistes, ou encore conditions du live. Tous ces rendez-vous sont gratuits et ouverts à toutes et tous.
Une action culturelle ancrée sur le territoire
Des tout-petits aux adultes, La Vapeur développe de nombreux projets socio-éducatifs :
- création musicale pour les 0–3 ans,
- résidences artistiques en écoles maternelles,
- projets autour de l’égalité, de l’inclusion et du handicap,
- dispositifs comme Rock Orchestra, réunissant musiciens amateurs et professionnels pour une création collective sur scène.
La salle poursuit également son engagement en faveur de l’accessibilité, notamment en lien avec la communauté sourde et malentendante, en proposant des temps d’échange, de projection et de débat.
Soutenir la scène locale et régionaleEnfin, La Vapeur confirme son rôle de tremplin pour les artistes locaux, avec de nombreux dispositifs de diffusion et d’accompagnement : premières parties, concerts en après-midi, soirées dédiées au DJing, au rap dijonnais, ou encore l’arrivée du tremplin national Buzz Booster en Bourgogne-Franche-Comté, dont la sélection régionale se tiendra le 20 mai à La Vapeur.
Avec cette deuxième partie de saison, La Vapeur réaffirme ce qui fait sa singularité : une programmation exigeante et ouverte, un engagement fort pour l’égalité et la solidarité, et une vision de la musique comme un espace de partage, d’expérimentation et de liberté.
©Bogomil Mihaylov