
Tout juste quatre ans après l'invasion russe, un rassemblement était organisé, ce mardi 24 février, place de la Libération, en soutien au peuple ukrainien. Environ 200 personnes y ont participé. «L’Ukraine est le bouclier des pays européens», a déclaré une militante associative.

Le 24 février 2022 à l’aube, Vladimir Poutine annonçait le début de ce qu’il appelait à l’époque «une opération militaire» de la part de la Fédération de Russie en Ukraine avec l'objectif de «prendre Kiev en trois jours».
Même si les tensions devenaient de plus en fortes depuis l’annexion de la Crimée en 2014 et que le début d’un nouveau conflit se faisait sentir, la stupéfaction avait été immense partout dans le monde au moment de l’annonce du début de cette nouvelle guerre.
Quatre ans après, et alors que des pourparlers se succèdent, le conflit s’enlise, les pertes humaines se multiplient dans ce qu’on pourrait appeler une guerre d’usure. On estime les pertes totales à un million de victimes (morts et blessés) de part et d'autre.
«209 semaines de résistance»
En signe de soutien au peuple ukrainien, de nombreux rassemblements ont été organisés partout en France, ce mardi 24 février 2026. La Ville de Dijon avait appelé les habitants à se réunir à 12h30, place de Libération. Environ 200 personnes ont répondu présent.
Des membres de la communauté ukrainienne, des responsables d’associations et des personnalités politiques étaient sur place dont Nathalie Koenders, maire de Dijon, Catherine Hervieu, députée de la Côte-d'Or, Michel Neugnot, vice-président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, et Vincent Thomas, président de l'Université Bourgogne Europe.
«L’Ukraine est unie», «209 semaines de résistance», «Protéger les générations futures» … de nombreuses pancartes avec différents messages de soutien étaient brandies dans l'assistance avec également de nombreux drapeaux ukrainiens, aux couleurs jaune et bleu.
«L’Ukraine est le bouclier des pays européens»
Cette manifestation de soutien a commencé par un discours à deux voix entre Nathalie Koenders et Olga Mala, fondatrice et présidente de l’association Aidons l’Ukraine Dijon, prononcé en français et en ukrainien.
La chronologie des événements de ces dernières années a été rappelée et la maire de Dijon a témoigné du soutien qu’apporte la municipalité à l’Ukraine avec notamment le lien qu’elle entretient avec la localité de Vinnytsia via un accord de coopération signé en mai 2025.
Olga Mala a remercié Nathalie Koenders pour ces marques d’amitié et a aussi rappelé que face à la Russie, «l’Ukraine ne s’en sortira pas seule et a toujours besoin du soutien de l’Europe ». «L’Ukraine est aujourd’hui le bouclier des pays européens», selon la présidente de Aidons l’Ukraine Dijon.
Une carte et des bougies
Les organisateurs de la manifestation avaient installé au sol une carte de l’Ukraine sur laquelle une cinquantaine de bougies blanches avaient été posées pour former le contour des frontières du pays. Au centre de cette carte, quatre autres bougies de couleur rouge avaient été posées, symbolisant les quatre années de guerre écoulées.
Les discours se sont achevés par une prise de parole de Sofiia Herasymenko, une jeune Ukrainienne, également membre d'Aidons l’Ukraine Dijon et étudiante à Sciences Po Dijon.
Les personnes présentes ont ensuite chanté les hymnes nationaux de l'Ukraine et de la France, signe de l’amitié entre les deux pays.
«On ne perd pas espoir»
Interrogée par
Infos Dijon, Olga Mala a évoqué ses proches encore présents en Ukraine : «Ma famille n’habite pas loin de la ligne de front et les bombardements sont proches. Ma grand-mère manque d’électricité chez elle alors qu’il fait très froid dehors !».
Malgré cette situation inquiétante, Olga Mala est apparue déterminée : «J’ai grand espoir, je ne perds jamais espoir».
Vers 13h30, les manifestants ont commencé à quitter la place de la Libération sous un beau soleil, signe d’un printemps précoce à Dijon. Pendant ce temps-là, l’hiver reste rude en Ukraine et la guerre semble sans fin.
Fabrice Aubry







