
Les étudiants en sciences du sport ont organisé, ce mercredi 18 mars, la 14ème édition de la Journée nationale du sport et du handicap en présence de plusieurs ambassadeurs handisports. «Tout le monde a le droit de faire sport !» a lancé Nathalie Koenders, lors de l'inauguration.

Rendre le sport accessible à tous et sensibiliser aux différents handicaps, tels sont les principaux objectifs de la Journée nationale du sport et du handicap, organisée tous les ans, depuis 2012, dans plusieurs villes de France par le réseau des étudiants en sciences du sport.
Ce mercredi 18 mars 2026, à Dijon, 58 étudiants de la faculté de sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) de l'Université Bourgogne Europe étaient ainsi mobilisés pour organiser cet événement à Dijon.
Un «village» du sport place de la République
Sur la place de la République, tout un «village» dédié au sport avait été installé avec des démonstrations sportives et une quinzaine de stands représentants des associations dont le Comité départemental olympique et sportif (CDOS) et l'Office municipal du sport (OMS).
La journée s’est déroulée en deux temps, avec l’accueil d’environ 150 écoliers et collégiens le matin, puis de l'ensemble du public l’après-midi.
«Tout le monde a le droit de faire du sport !»
L'événement a été inauguré par Nathalie Koenders (PS), maire de Dijon sortante et candidate à sa succession, en présence des adjointes sortantes Claire Tomaselli (PS) et Stéphanie Vacherot (PS).
«Tout le monde a le droit de faire sport !» a notamment lancé Nathalie Koenders, elle-même ancienne sportive de haut niveau, auc élèves rassemblés pour écouter les discours officiels.
Après avoir remercié les organisateurs de cette journée, Claire Tomaselli a indiqué qu’à Dijon, presque tous les clubs sportifs travaillent à l’accessibilité et à l’inclusion des personnes en situation de handicap : «On a encore un peu de chemin à faire mais on progresse et la dynamique est très bonne».
De son coté, Stéphanie Vacherot a souligné l’importance de cette journée «pour faire changer le regard sur le handicap».
Plusieurs ambassadeurs handisports présents
La journée a été rythmée par la présence de plusieurs ambassadeurs handisport comme Julien Camdessoucens, spécialiste de bodybuilding, né avec une malformation et qui porte une prothèse à la jambe gauche. Celui-ci a réalisé des démonstrations en soulevant de lourdes altères devant le public.
D’autres champions locaux ont également participé à l'évenement : Laura-Line Legendre et Guillaume Legendre – joueurs de paratennis – ainsi que Corentin Le Guen et Sébastien Verdin – figures du rugby fauteuil.
«On est là pour échanger avec les enfants, pour qu’ils se rendent compte de ce qu’est la vie d’un sportif de haut niveau avec un handicap, et que, malgré le handicap, on peut faire plein de choses et vivre une très belle vie», a confié Sébastien Verdin.
Des ateliers de sports adaptés
Aux quatre coins de la place de la République, une dizaine d’ateliers de sports adaptés avaient été installés. Ainsi, les visiteurs de ce village sportif ont pu se tester en faisant du volley assis, et ainsi se rendre compte des contraintes des personnes handicapées pour la pratique d’un sport collectif.
«C’est aussi une façon tout à fait adaptée pour les enfants de découvrir ce sport parce qu’on ne mobilise que le haut du corps et on limite les problèmes d’équilibre que l’on pourrait avoir sur les jambes», a expliqué Hervé Assadi, directeur de l’UFR STAPS Dijon-Le Creusot.
Un peu plus loin, un parcours proposait d’évoluer ballon au pied entre des plots et avec une paire de lunette déformantes sur les yeux pour prendre conscience des situations vécues par les personnes aveugles ou déficientes visuelles.
Juste à côté, un autre atelier consistait à réaliser en fauteuil roulant un parcours avec différents obstacles.
L'engouement des Jeux paralympiques d'hiver
Un tel événement a permis de prolonger la ferveur des Jeux paralympiques de Milan-Cortina 2026 qui viennent tout juste de se terminer.
Pour Hervé Assadi, «avec une journée comme celle-là, on contribue à maintenir cet engouement. On essaye de faire que cette dynamique se conserve, que les enfants souhaitent se mettre à pratiquer un sport et que les parents accompagnent leurs enfants dans cette motivation».
Fabrice Aubry








