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20/07/2021 09:32

DIJON : Évacuation du terrain avenue de Langres terminée

Ce mardi 20 juillet, la préfecture parle d’une poursuite de l’évacuation du terrain occupé illégalement.
Suite à une première évacuation des Jardins de l’Engrenage, c’est la maisonnette, encore occupée, qui devait être expulsée en raison d'une décision de la cour d’appel de Dijon fin juin. L’opération a été entreprise par les forces de l’ordre ce mardi matin.

Dans un premier temps, le mur qui avait été construit en blocs de béton est enlevé. La maison devrait être ensuite démolie en fin de matinée.

«Permettre de travailler en toute sécurité»


Directeur départemental de la sécurité publique de la Côte-d'Or, Jean-Claude Dunand a évoqué «une opération de sécurisation périmétrique qui doit permettre à l'huissier d'exécuter la décision de justice rendue le 29 juin et qui doit permettre aux ouvriers de travailler en toute sécurité». Le dispositif de sécurité sur place peut évoluer en fonction de la nécessité. «On avisera», a répondu Jean-Claude Dunand, en n'excluant pas que les forces de l'ordre encadrent le terrain au-delà de l'opération.


Quant à la vingtaine de sympathisants et manifestants sur place, empêchant notamment la circulation du tramway T2 sur une portion menant à la Toison d'Or d'un côté et au centre-ville de l'autre, «nous ferons notre métier de sécurité publique assistés d'une compagnie républicaine de sécurité», a annoncé le DDSP de Côte-d'Or.

Des manifestants mais pas de violences


Directeur de cabinet du préfet de la Côte-d'Or, Danyl Afsoud a justifié l'important déploiement des forces de l'ordre par le besoin de «prévenir la réitération des excès de violence qui avaient été constatés lors de la première phase d'évacuation le 20 avril dernier».

Les quelques occupants du site ont quitté les lieux ce mardi matin sous le contrôle de l'huissier de justice maître Bonasera. Les forces de l'ordre n'ont procédé à aucune interpellation mais un contrôle d'identité des occupants a été effectué sous l'autorité du DDSP.

Une fois les opérations d'évacuation et de démolition terminés, «les travaux de terrassement se poursuivront», a annoncé Danyl Afsoud, en rappelant qu'une décision de justice ne fait qu'être appliquée ce mardi 20 juillet. En affirmant : «Les policiers resteront ici le temps nécessaire pour assurer les opérations d'évacuation et les opérations de reprise (du projet immobilier). Les opérations se déroulent sans aucune violence».

En milieu de matinée, l'arbre central du terrain a été coupé.

Photos : Sabrina Dolidze

Communiqué de la préfecture de la Côte-d’Or du 20 juillet 2021 (9h01) :

Evacuation d'un terrain occupé illégalement

avenue de Langres à Dijon


Ce mardi 20 juillet 2021 au matin, l'évacuation du terrain occupé illégalement avenue de Langres a été poursuivie par les forces de l'ordre, en application de l'arrêt rendu le 29 juin 2021 par la cour d'appel de Dijon, ordonnant l'évacuation sans délai de la maison située sur la parcelle de terrain.

Une première opération d'évacuation du terrain avait été réalisée par les forces de l'ordre le 20 avril 2021, en application de deux décisions de justice des 4 novembre 2020 et 19 mars 2021. A l'issue de cette opération, les occupants de la maison située sur l'emprise avaient pu rester dans les lieux, en application de la décision du 19 mars.

Toutefois, la ville de Dijon ayant interjetté appel de ladite décision, la cour d'appel de Dijon a été saisie et a conclu à l'évacuation sans délai de la maison.

Sollicité aux fins de faire exécuter cette décision de justice, Fabien SUDRY, préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, préfet de la Côte-d'Or, a octroyé le concours de la force publique le 9 juillet 2021.

Cette opération de police mobilise les effectifs de la direction départementale de la sécurité publique et deux unités de forces mobiles. Une présence policière sera par ailleurs maintenue au cours des jours prochains, afin de prévenir toute réitération des comportements violents observés après l'opération du 20 avril 2021.

Communiqué des Jardins de l’engrenage du mardi 20 juillet 2021 (7h55) :

Tentative d’expulsion des Jardins de l’Engrenage :

pourquoi nous ne partirons pas !


Depuis plus d’un an, des Dijonnais.es occupent et cultivent une vaste friche urbaine située avenue de Langres, pour s’opposer au projet immobilier Garden State qui prévoit la construction de 300 logements dans un quartier déjà trop densément peuplé et manquant d’espaces verts.
Dans la bataille judiciaire entreprise par la Ville de Dijon, les Jardins de l’Engrenage ont fait l’objet le 29 juin dernier d’une décision de la Cour d’Appel confirmant l’ordonnance d’expulsion mais annulant le délai de 6 mois que le juge de première instance leur avait laissé pour partir, rendant ainsi l’expulsion possible à tout moment sur la seule décision du Préfet de la Côte-d’Or.

En dépit des multiples appels au dialogue et à la concertation que nous avons lancés depuis un an, le Maire de Dijon s'est entêté à demander l’exécution de l’ordonnance d’expulsion.
Orchestrée par un Préfet incapable de s'opposer au Roi du béton François Rebsamen, l'opération a débuté ce matin, 13 cars de CRS et de nombreux policiers ont encerclé le site dans le but d’en déloger les jardiniers.

Refusant de quitter le site, les jardiniers militants ont choisi d’opposer une résistance non-violente à cette attaque contre la nature décidée par une justice aux ordres.

Pour le quartier, l'expulsion des jardins serait une catastrophe puisqu'elle ouvrirait la porte à la destruction de 2 hectares de nature en ville et à la construction de 300 logements en béton.
Comme nous le martelons depuis des mois, avec de nombreuses études à l'appui, détruire les derniers espaces de nature en ville est gravissime à tous points de vue. L’aggravation de la surdensité en logements du quartier détériorerait la qualité de vie des habitants, avec l'augmentation de l'effet des îlots de chaleur lors des canicules qui vont inexorablement s'intensifier. Dans un quartier manquant déjà d'espaces verts et de lieux de sociabilité, faudrait-il d'ailleurs s'étonner de l'émergence de problèmes sociaux ?

Pour éviter cette catastrophe à venir, les Jardins de l’Engrenage demandent depuis des mois une concertation avec la Mairie pour revoir l'aménagement global de la zone avec un meilleur équilibre entre les logements et l'espace naturel. C'est l'essence de notre résistance.

Nous résistons aussi pour assumer la responsabilité nouvelle qui résulte des élections départementales sur le canton Dijon-2, où 15% des suffrages se sont portés sur les Jardins de l’Engrenage. Par ce référendum contre le béton et pour la nature, les 753 électeurs ayant rejoint notre lutte nous demandent de tout faire pour protéger le dernier espace naturel du canton !

Face à François Rebsamen qui affirme que le projet immobilier Garden State est trop avancé pour revenir en arrière, nous réaffirmons au contraire que l’abandon, ou au moins la modification du projet, est parfaitement possible. Grâce à l’occupation du site, la vente au promoteur Ghitti immobilier des terrains propriété de la Ville n’a pas encore été actée. Le périmètre du foncier cédé à Ghitti immobilier peut donc être revu, pour en conserver une partie pour le maintien d’un espace naturel commun. Les travaux n’ayant pas démarré, le permis de construire délivré au promoteur sera simplement modifié pour tenir compte du nouvel équilibre entre logements et espace naturel.

La preuve de ce retour en arrière possible a été faite par le Maire au printemps avec l’abandon d’un projet immobilier en face du lycée Carnot, pour aménager un jardin public à la place des 13 logements programmés qui avaient fait l’objet d’un permis de construire et d’une promesse de vente. Plus récemment, le site de projet de 28 logements à l’angle de la rue de la Corvée et du Boulevard Eugène Fyot (quartier des Bourroches), a été reconnu “non opportun” par la Ville et retiré du Plan Local d’Urbanisme. Il avait cristallisé une très forte opposition des riverains...

Comme le Maire de Dijon l’a bien compris, tant que la maison emblème des Jardins de l’Engrenage reste debout, la lutte contre le projet Garden State continue. Alors nous l’affirmons : nous ne partirons pas !
Nous appelons les Dijonnais.es à rejoindre la résistance potagère des Jardins de l’Engrenage, au 47 avenue de Langres, pour manifester leur opposition à l'urbanisme destructeur de François Rebsamen.

Les Jardins de l’Engrenage





























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