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15/12/2020 04:57

DIJON : François Rebsamen défend «un budget solide et solidaire» pour 2021

La Ville de Dijon a voté son budget 2021 ce lundi 14 décembre. Par ailleurs, le maire de Dijon a annoncé acter la démolition de l'immeuble Boutaric dans le quartier des Grésilles et a esquissé l'aménagement possible du rond-point de la LINO en répondant au président du conseil départemental de la Côte-d'Or.

En amont du conseil municipal ce lundi 14 décembre 2020, François Rebsamen annonce que sont arrivés les cinq fonctionnaires de la Police nationale qui restaient à affecter à Dijon, ce qui permet d'atteindre les vingt effectifs annoncés par le Premier ministre en juillet dernier. Prochainement, la Ville et l’État établiront un contrat de sécurité intégrée.

Pour l'année des vingt ans de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU), la Ville de Dijon a atteint les 20% de logements à loyer modéré. François Rebsamen rappelle que la ministre du Logement souhaite porter ce quota à 25% : «elle dit qu'il faut que l'on continue d'en construire raisonnablement». Des propos tenus lors d'une signature de pacte entre le ministère du Logement et la Ville de Dijon le 4 décembre dernier (lire notre article).

Pas d'augmentation d'impôt

Le maire de Dijon qualifie le budget de «solide et solidaire» : «il est robuste en matière d'investissement et il est solidaire en dépenses de fonctionnement». Un budget qui permet de réaliser des engagements de campagne «sans augmentation des impôts pour la cinquième année d'affilée». «Malgré le Covid, malgré les dépenses nouvelles sans recettes supplémentaires, on a des finances saines qui permettent de faire face à la situation» ajoute le maire.

François Rebsamen insiste sur le fait qu'il s'agit d'un budget qui «se préoccupe des concitoyens les plus défavorisés» en soulignant les mesures concernant l'abaissement du premier tarif de la cantine scolaire à 50 centimes d'euro, le paiement des cotisations sportives des familles les plus modestes, l'attribution de bourses à 350 étudiants en contrepartie de tâches d'intérêt général et l'accompagnement des grandes associations.

Le tarif de 50 centimes d'euro le repas de restauration scolaire (au lieu de 1,18 euro) bénéficiera aux familles avec un enfant dont les revenus sont inférieurs à 705 euros mensuels. Le coût de la mesure s'établit à 128.000 euros par an, financé par «un effort de gestion». Elle concernera 400 petits Dijonnais.

Le projet Bruges II corrigé


La rénovation urbaine se poursuit à la Fontaine-d'Ouche et aux Grésilles. Concernant ce dernier, «on va acter la démolition de Boutaric» annonce François Rebsamen. L'ancien marché des Grésilles sera démoli et remplacé par des logements. En séance, François Rebsamen actera de «l'échec» de la Coursive Boutaric, acteur culturel installé dans le bâtiment et ayant subi plusieurs cambriolages avant un déménagement place Galilée.

Sur le sujet de l'urbanisme, l'exécutif est revenu sur le projet immobilier Bruges II, déjà abordé lors du conseil municipal du 16 novembre dernier (lire notre article). Après avoir étudié les réponses de l'enquête publique, la Ville a demandé au promoteur Linkcity de revoir une partie de son projet : les maisons sur pilotis (lot D) ne seront pas réalisées tandis que les lots 1 et 3 seront espacés «parce que nous voulons maintenir un ensoleillement de 8 h par jour pour l'ensemble des bâtiments» explique le maire.

«La culture est le parent pauvre de ces décisions gouvernementales»


Dans le champ de la culture, les subventions aux organismes culturels totalisent 13 millions d'euros : l'Opéra de Dijon (6,6 millions d'euros), Conservatoire à rayonnement régional (7,3 millions d'euros), Théâtre Dijon Bourgogne (un million d'euros) et la Vapeur (750.000 euros). À noter que pour le conservatoire, la Ville a demandé des aides à l’État (260.000 euros), la Région (1,3 million d'euros) et au Département (50.000 euros).

«C'est un remerciement que nous adressons au monde de la culture» indiquera François Rebsamen en séance car «la culture est le parent pauvre de ces décisions gouvernementales».

Aménager le rond-point sur la LINO


En matière de routes, François Rebsamen s'insurge devant «ceux qui n'ont rien fait». «La droite, le RPR, a dirigé la Ville de Dijon pendant 50 ans, le Département pendant 50 ans et la Région pendant au moins 30 ans et ils n'ont pas fait un kilomètre de la LINO pendant tout ce temps-là et il fallu attendre une nouvelle municipalité arrive en 2001 pour se saisir du dossier, pour convaincre le président de la Région, Patriat, et de président du Département, de Broissia, pour que, ensemble on face une LINO avec les derniers crédits de l’État autorisés sur les routes il a fallut attente une nouvelle municipalité» explique-t-il en réaction aux déclarations de François Sauvadet (lire notre article).

Une solution émergerait pour modifier le goulet d'étranglement du rond-point d'Ahuy. Il resterait 3,2 millions d'euros non utilisés de la réalisation de la LINO. Avec Vincent  Martin, président de la Fédération régionale des Travaux publics, le maire a convaincu le préfet de passer outre l'avis de la direction interrégionale des routes. François Rebsamen évoque le scénario 2bis «amélioré» anciennement proposé par la DIR.

Selon nos informations, l'aménagement du rond-point pourrait se faire en fermant la branche sud (permettant d'accéder à Fontaine-lès-Dijon) et en créant une bretelle bidirectionelle nord (côté Ahuy) et un rond-point. À cela s'ajouterait une bretelle d'essai et une voie d'entrecroisement à l'est du rond-point. Le coût estimé des travaux est de 2,7 millions d'euros pour un «bon résultat en matière de la congestion sur la LINO».

Par ailleurs, APRR a sollicité le ministre des Transports pour reprendre la gestion de la rocade, une démarche soutenue par la Ville de Dijon. Durant les débats, François Rebsamen assurera que cela se ferait sans «péage urbain», la société d'autoroutes envisageant de créer des aires de covoiturage et des «zones de verdissement». Une prochaine réunion avec le préfet de la Côte-d'Or sur l'avenir de la rocade de Dijon est prévue pour le 14 janvier 2021.

Jean-Christophe Tardivon

«Quand on gère une ville, il faut savoir accepter un peu d'underground» déclare François Rebsamen


Détail du budget et principales informations du conseil municipal