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22/11/2020 13:27

DIJON : Francois Rebsamen raille «les jardiniers du 32 décembre» qui sont intervenus au lac Kir

Les arbrisseaux installés en mars dernier au bord du lac Kir par les activistes de Plantation Rebellion semblent bien mal en point. L'action écologiste aurait donc fait long feu selon le maire de Dijon qui dénonce «un gaspillage de plants».

Alors que François Rebsamen rappelle que la Ville de Dijon continue de planter des arbres en évoquant le remplacement de la Forêt des enfants malmenées par la sécheresse de 2019 (lire le communiqué), il attire l'attention sur les arbres qui ont été plantés lors d'une opération de nuit. «Tout a brûlé puisque ça n'a jamais été arrosé, ils sont morts» a-t-il indiqué en marge du conseil métropolitain du jeudi 19 novembre 2020.

Le maire de Dijon considère que ce sont «des opérations de gaspillage» car «encore faut-il arroser et surveiller». «Ce genre de jardiniers du 32 décembre, ça ne sert pas à grand chose» a-t-il ajouté.

«Cette plantation est désormais placée sous la sauvegarde des citoyens !»


Un groupe de quelques personnes se présentant comme «Plantation Rebellion, la branche arbrée du GIEC» avait planté des arbrisseaux sur une pelouse au bord du lac Kir. La dénomination du groupe faisant référence à Extinction Rebellion, mouvement écologiste britannique qui a quelques affiliés à Dijon.
Le matin du samedi 7 mars 2020, le groupe avait envoyé revendications et photographies aux médias pour partager leur action. La date avait été choisie une semaine avant le premier tour des élections municipales. Plantation Rebellion disait alors s'en remettre aux candidats pour veiller sur les plants : «nous comptons sur vous pour veiller et protéger cette jeune forêt, oh combien indispensable pour répondre à la crise climatique. (…) Êtes-vous prêt à protéger cette jeune forêt même si vous n’êtes pas à l’origine de cette plantation ?». Les candidats n'étaient pas les seuls interpellés : «cette plantation est désormais placée sous la sauvegarde des citoyens !».

Les activistes écologistes s'expliquaient alors sur le choix du site et sur le choix des espèces : «la plantation d’arbres de ce jour a été effectuée sur un terrain communal classé en espace naturel maintenu par action mécanique motorisée polluante au stade de gazon vert sans intérêt. (…) Les arbres plantés sont des espèces autochtones, de provenance certifiée, destinées à favoriser le développement de la biodiversité ordinaire et à lutter efficacement et naturellement contre l’accroissement d’origine anthropique de l’effet de serre». Aujourd'hui, sur la quarantaine de plants, un seul semble avoir survécu.

Jean-Christophe Tardivon