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29/06/2020 02:15

DIJON : François Rebsamen répond aux polémiques sur la sécurité

À peine réélu ce dimanche 28 juin, le candidat en tête de liste de Dijon c'est capital a fustigé les figures de la droite qui «ont été piétiner les plates-bandes de l'extrême-droite». «On aime la police nationale quand elle est républicaine» a martelé François Rebsamen pour répondre à certains syndicats policiers.
«Cette victoire à Dijon, la quatrième d'affilée, c'est votre victoire, c'est notre victoire» lance François Rebsamen en arrivant au cellier de Clairvaux acclamé par quelques dizaines de personnes au soir du second tour des élections municipales de ce dimanche 28 juin 2020.

Entouré d'Antoine Hoareau, de Nadjoua Belhadef, de Sladana Zivkovic, de Nathalie Koenders, de François Deseille et de Hamid El Hassouni, le maire sortant prend la parole le visage fermé, sans signe de triomphalisme, contrastant avec les visage radieux des colistiers élus et de l'équipe de campagne (retrouver les résultats du second tour).

François Rebsamen évoque une campagne électorale placée sous le signe de «l'adversité» et rappelle le contexte sanitaire. D'emblée, le président du conseil départemental de la Côte-d'Or est pointé sur la question des masques : «on a dirigé la Ville comme on pouvait, (…) en étant présent, dans les EHPAD soi-disant dirigés par Monsieur Sauvadet, dès le début, nous avons fourni des masques dans tous les EHPAD de la métropole».

«Nous avons rencontré une coalition, une coalition de ce qu'ils appellent les ténors de la droite, tout petits ténors» déclare François Rebsamen en joignant le geste à la parole et retrouvant le sourire. «À eux tous, ils font 34-35 % et, en plus, ils se sont rassemblés avec l'extrême-droite. Pourquoi ? Parce qu'ils ont été piétiner les plates-bandes de l'extrême-droite à l'occasion de la venue des Tchétchènes dans notre ville» indique-t-il comme argument (lire le communiqué).

«Nous avons eu affaire à une campagne ignominieuse»


L'évocation de la situation du 12 au 15 juin derniers déclenche des applaudissements en hommage aux habitants du quartiers des Grésilles et de Chenôve qui «ont subi cela». Thierry Falconnet, maire de Chenôve, présent au cellier de Clairvaux, apprécie lui aussi. «Je ne confonds pas les habitants de ces quartiers avec les voyous qui y sévissent et qui vendent de la drogue» signale François Rebsamen.

«Nous avons eu affaire à une campagne ignominieuse, truffée de mensonges, pleine de contre-vérités toute la dernière semaine» déclare François Rebsamen en référence à la polémique liée à la participation d'élus dijonnais au rassemblement du 9 juin en hommage à George Floyd (lire notre article). «Si nous n'avions pas été en campagne, j'aurais encouragé certains élus, qui n'avaient pas manifesté derrière une banderole dénonçant la police, qui n'avaient pas manifesté contrairement à ce qui était dit, je les aurais encouragé à porter plainte maintenant ils peuvent le faire» annonce-t-il.

«Nous on ne déteste pas la police nationale, on aime la police nationale quand elle est républicaine (…) mais que des syndicats, que des syndicats de la police s'immiscent dans la campagne électorale pour proférer des mensonges, ça, ça m'est resté en travers de la gorge» souligne François Rebsamen en référence à l'écho de cette polémique sur les réseaux sociaux.

Une réponse aux polémiques


«Nous demandons des effectifs supplémentaires pour faire respecter la loi républicaine sur tous les quartiers de la ville» rappelle-t-il. Et d'ajouter : «c'est à nous de rassembler à nouveau [tous les quartiers de la ville], tout le monde a sa place à Dijon, évidemment à condition de respecter les règles du vivre-ensemble républicain».

Un discours incisif qui se veut une réponse aux polémiques diffusées sur les réseaux sociaux ainsi qu'à l'intervention de François Sauvadet lors de la récente session du conseil régional (lire notre article). Un discours propre à galvaniser des colistiers quelque peu démobilisés durant le confinement et qu'il faut placer dans une dynamique alors que la nouvelle majorité aura à traiter ces enjeux de sécurité mais aussi la problématique des conséquences de la crise sanitaire.

Après un ban bourguignon pour saluer la victoire, les colistiers et leurs soutiens ont partagé un verre de l'amitié sous les voûtes du cellier cistercien.

Jean-Christophe Tardivon