
Près de 50 personnels de Divia, de la police et de la gendarmerie ont été engagés, ce lundi 17 novembre, pour une opération de contrôle menée à trois arrêts de tramway.

Actualisé avec notre reportage photo.
Des opérations de contrôle des transports en commun sont régulièrement organisées, y compris en coordonnant policiers municipaux, policiers, gendarmes et agents de l'opérateur de transports pour couvrir l'ensemble de l'agglomération dijonnaise.
Ainsi, 303 opérations ont déjà été conduites en 2025 dont 93 avec Keolis Dijon multimodalité, entreprise qui exploite le réseau de transports publics urbains métropolitain sous la marque Divia.
Policiers, gendarmes et agents de Divia
Ce lundi 17 novembre 2025, durant trois heures, en fin d'après-midi, une des ces opérations avait lieu dans le cadre du Plan d'action départemental de restauration de la sécurité du quotidien (PDARSQ) (
lire notre article).
Du côté de la Police nationale, cinq équipages étaient mobilisés – dont un équipage cynophile recourant à un berger hollandais – pour un total de vingt agents en uniforme ou en civil, commandés par le commissaire Antoine Rémond.
La gendarmerie a engagé une dizaine de militaires du groupe local de contrôle des flux avec aussi une équipe cynophile, recourant à un bouvier australien.
Keolis Dijon multimodalité a positionné 28 agents.
Les transports en commun, «un enjeu de la sécurité du quotidien»
Directrice de cabinet du préfet de la Côte-d'Or, Aurélie Contrecivile a souhaité «mettre en lumière le travail qui est fait au quotidien par les forces de sécurité et leurs partenaires, un travail qui s'inscrit dans un continuum de sécurité».
«C'est un enjeu de la sécurité du quotidien pour l'ensemble des Côte-d'Oriens, en particulier des habitants de Dijon et de sa métropole. Ça fait l'objet d'une priorité inscrite dans le PDARSQ», a insisté la représentante du préfet, «avec le renforcement des patrouilles sur la voie publique, en particulier avec une priorité sur les transports en commun».
Pas de police métropolitaine des transports mais «plus d'une opération par jour»
L'instauration d'une police métropolitaine des transports, en réflexion depuis plusieurs années, n'est pas encore à l'ordre du jour. «À ce stade, elle n'est pas crée mais je constate que les actions sont menées», a argumenté Aurélie Contrecivile, avec «plus d'une opération par jour».
«Le travail est fait par les unités de la direction de la Police nationale ou du groupement de gendarmerie», a-t-elle précisé.
«C'est très important qu'on voit la police en uniforme dans les trams»
L'opération s'est déroulée au niveau de deux arrêts du tramway : 1er-Mai dans le quartier du Port du canal et Piscine olympique à la frontière avec Quetigny, avec une intervention temporaire à Poincaré dans le quartier des Grésilles.
Le spectre du contrôle allait de l'incivilité à la délinquance, prenant en compte le fait de fumer dans les rames tout comme le harcèlement de rue, la fraude au ticket de transport ou encore la détention de produit stupéfiant.
«L'objectif des agents en uniforme est d'être visibles pour dissuader, prévenir et rassurer les gens», a expliqué le commissaire Antoine Rémond, à l'arrêt Poincaré, «c'est très important qu'on voit la police en uniforme dans les trams».
«L'intérêt est de faire ce contrôle coordonné avec les agents de Divia», a expliqué le colonel Manuel Boissière, chef des opérations du groupement de gendarmerie de la Côte-d'Or, à l'arrêt Piscine olympique, «eux, font un contrôle des titres de transport ; nous, on fait un contrôle de personnes, notamment sur le port et le transports de stupéfiants».
Une dimension anti-fraude
Laurent Calvalido, directeur de Keolis Dijon multimodalité, a mis en avant l'implication de l'opérateur pour «cette opération conjointe avec les forces de gendarmerie et de police». «C'est précieux pour la sécurité de nos agents, l'efficacité des opérations.»
Et de préciser «ce type d'opération permet d'avoir un maillage plus régulier dans la lutte anti-fraude. Il y a en a deux-trois par semaine planifiées sur le réseau tramway mais aussi le réseau bus. (…) Le taux de fraude reste autour de 8%, ce qui reste assez élevé».
Jean-Christophe Tardivon
Bilan des contrôles
26 rames de tramway représentant 1.400 voyageurs
75 amendes faute de titre de transport valide
4 amendes forfaitaires délictuelles pour détention de produits stupéfiants
3 procédures judiciaires engagées pour transport de produits stupéfiants (héroïne et cannabis) dont une pour un mineur – les parents seront entendus – et deux pour des récidivistes – placés en garde à vue avec perquisitions à suivre
3 ports d'arme prohibée de catégorie D dont une bombe lacrymogène et une matraque télescopique
1 interpellation d'un individu recherché, placé en garde à vue
































