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06/03/2026 11:59

DIJON : Grandeur et déboires de la Cité de la gastronomie

Malgré l'omerta de certains acteurs économiques, Infos Dijon propose un tour d'horizon de la situation de l'équipement culturel et touristique : bilan de 2025, perspectives pour 2026 et propositions dans le cadre de la campagne des municipales. En particulier, la propriétaire de la Librairie gourmande pointe «le déficit de notoriété» du Village gastronomique.
Lancée en grandes pompes en 2022, la Cité internationale de la gastronomie et du vin n'a pas trouvé son public. Fruit d'un projet initié en 2012, l'équipement culturel et touristique a pâti directement des conséquence de la crise de la COVID-19 puis de la guerre en Ukraine. Les touristes asiatiques tant attendus n'ont pas été au rendez-vous. Depuis, les acteurs publics et privés ne cessent de courir après la clientèle locale.

Au moment d'établir le bilan de l'année 2025 et de se projeter dans la saison 2026 – ainsi qu'à la veille des élections municipales –, Infos Dijon a sondé les différents acteurs de la Cité de la gastronomie alors que bruissent des rumeurs de prochaine cessation d'activité pour certains.

Interrogés de façon relativement similaire, ces acteurs ont répondu par écrit, signe de leur prudence dans cette situation instable. La plupart ont éludé les questions portant sur les municipales, autre signe de fébrilité.


Un projet imaginé dans les années 2010


En 2010, l'UNESCO inscrivait le Repas gastronomique des Français au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Plusieurs sites étaient alors recherchés pour incarner conjointement cette dimension immatérielle. Parallèlement, à Dijon, le CHU prévoyait de déménager ses services de l'hôpital général vers le site du Bocage central.

Souhaitant faire d'une pierre deux coups, François Rebsamen (alors PS, désormais FP), à l'époque maire de Dijon, a proposé à François Hollande (PS), alors président de la République et très allant sur le dossier UNESCO, d'intégrer Dijon dans le réseau des Cités internationales de la gastronomie. 

Le groupe Eiffage a été retenu pour aménager la friche hospitalière se situant aux portes du centre-ville et bâtir tout à la fois des logements et un équipement culturel et touristique qui, dans un partenariat public-privé, incluait la réhabilitation de bâtiments historiques. Communément, la Cité de la gastronomie désigne ce dernier aspect.

Le 21 mars 2017, en visite officielle à Dijon (notre photo), le président François Hollande présidait la présentation officielle du projet. «Avec la Cité internationale de la gastronomie et du vin, Dijon va devenir une grande capitale européenne et mondiale», anticipait-il.

De retour pour l'inauguration, le 6 mai 2022, le même François Hollande faisait de Dijon la «capitale du monde» (lire notre article). Autant dire que la Cité de la gastronomie a atteint le sommet de sa grandeur à son inauguration.

La conception du réseau des Cités de la gastronomie pose question


On estime qu'il faut en moyenne trois ans pour vérifier qu'un nouvel acteur économique est bel et bien implanté après son lancement. Alors qu'aucun des autres projets – à Lyon, Tours et Rungis – n'a vu son parcours se dérouler comme initialement prévu, la Cité de la gastronomie dijonnaise a le mérite d'avoir évité une friche hospitalière – ce que ne cesse de marteler François Rebsamen, actuel président de la Métropole de Dijon – mais pose la question de la conception même de ce type d'équipement touristique dans un XXIème siècle déjà bien entamé.

S'il s'agit avant tout d'un projet privé, la part publique n'est pas négligeable aussi le contribuable peut légitimement s'interroger sur la finalité des fonds qui ont contribué à l'émergence de l'équipement et qui continuent de le soutenir.


L'omerta du Village gastronomique


Cela participe de la difficile lisibilité de la Cité de la gastronomie : différents types d'acteurs se côtoient. Le groupe K-Rei qui devait commercialiser chaque cellule a dû développer une filiale dédiée à l'exploitation de l'ensemble commercial, le Village gastronomique.

Initialement tournée vers une clientèle haut-de-gamme, au travers de ses boutiques de produits culturels et culinaires ainsi que ses échoppes des métiers de bouche, le Village gastronomique s'est réinventé, dès l'été 2022, pour surfer sur la tendance du food court (lire notre article).

Depuis, des ajustements ont eu lieu, parfois à l'échelle individuelle avec les arrivées et départs de tel ou tel restaurateur connu des Dijonnais pour attirer une clientèle locale mais le concept initial impose ses contraintes : le site a été conçu pour une clientèle diurne évoluant dans un espace relativement clos, pas pour une clientèle nocturne allant et venant depuis le reste de l'agglomération.

Malgré plusieurs relances et une grande patience, la direction du Village gastronomique n'a pas souhaité répondre aux questions d'Infos Dijon, laissant le champ libre aux anticipations les plus sombres concernant l'avenir de l'ensemble commercial.

Même mutisme pour l'école Ferrandi : les activités sont à l'arrêt à la Cité de la gastronomie et cette entité de CCI Paris éducation se tourne désormais vers l’École des métiers de Dijon Métropole, situé à Longvic, pour envisager un futur à son campus dijonnais.

Actualisé le 9 mars 2026 :
La CCI Côte-d'Or-Saône-et-Loire et la CCI Paris-Île-de-France ont entamé des négociations en vue de «solutions possibles d'utilisation de tout ou partie des bâtiments» de ce campus dijonnais de Ferrandi Paris (lire notre article).


«La Librairie gourmande a réellement besoin que les clients se mobilisent»


Propriétaire de la Librairie gourmande, considérée par les gastronomes comme une véritable institution culturelle parisienne, Déborah Dupont-Daguet a fait le pari de dupliquer son commerce en s'installant, en 2022, au sein du Village gastronomique.

En janvier dernier, Déborah Dupont-Daguet a rompu l'omerta qui pèse sur l'équipement touristique en lançant un appel via les médias sociaux : «La Librairie gourmande a besoin de vous. Depuis quatre ans, la librairie de Paris compense tous les mois les pertes de celle de Dijon. Et toute la trésorerie y est passée». 

Entre 2024 et 2025, la libraire a constaté une baisse de son activité dijonnaise de 15% –  avec un important «décrochage» à partir de septembre dernier – tandis que le chiffre d'affaire parisien ne diminuait que de 5%, et encore dans un contexte de fermeture durant le déménagement des Halles vers la rue Vavin, justement pour réduire les charges.

«La Librairie gourmande a réellement besoin d'un sursaut, que les clients se mobilisent», alerte Déborah Dupont-Daguet, «il n'était pas possible de continuer à supporter une baisse de chiffre d'affaire aussi importante». «J'ai la chance d'avoir un réseau de clients fidèles, qui ont conscience de notre spécificité, de ce qu'on a pu leur apporter quand eux en avaient besoin. Il m'a paru important de leur rappeler que s'ils voulaient être sûrs de nous trouver à nouveau la prochaine fois qu'ils auraient besoin de nous, il fallait qu'ils soient eux aussi présents pour nous, là maintenant.»

«Laurent Mariotte a vu cet appel, et a immédiatement appelé pour savoir s'il pouvait venir faire un tournage pour nous soutenir. De nombreux chefs sont venus pour faire des achats que parfois ils avaient reporté depuis quelques mois – pour eux aussi l'économie est difficile – ou ont commandé sur notre site internet», précise-t-elle.

Déborah Dupont-Daguet pointe «le déficit de notoriété» du Village gastronomique


«Beaucoup de gens ignorent encore l'existence de la Librairie gourmande à Dijon», déplore la commerçante, «soit parce qu'ils ne sont pas revenus depuis le premier été, soit parce qu'ils s'arrêtent aux expositions à la Cité et ne sortent pas voir la partie Village gastronomique».

«Il est important de combler ce déficit de notoriété et de remonter les chiffres, car l'établissement principal parisien ne pourra pas supporter une nouvelle baisse de chiffres de l'établissement dijonnais», alerte-t-elle de nouveau.


La Ville de Dijon assume les pertes du pôle culturel


Le pôle culturel correspond à la partie exploitée en régie publique par la Ville de Dijon. Là encore, cet aspect a connu des vicissitudes.

Initialement, la Ville de Dijon visait 250.000 visiteurs par an. Le pôle culturel a atteint 180.000 visiteurs en 2025, ce qui est en progression – après 120.000 en 2023 et 138.000 en 2024 –, grâce à une mise en gratuité progressive de certains espaces, tout d'abord de la Chapelle des climats, puis des expositions permanentes, le 5 juillet dernier. 

En 2024, le pôle culturel a enregistré 2 millions d'euros de dépenses, pour 490.000 euros de recettes, dont 150.000 euros de mécénat. La municipalité assumant le différentiel. 

Entre mise en gratuité et augmentation des prestations incluant une dégustation, la Ville de Dijon s'attendait, en 2025, à 140.000 euros de manque à gagner et à 70.000 euros de recettes nouvelles, soit une potentielle dégradation des comptes par rapport à l'année précédente.

Une «progression de 12% de visiteurs» du pôle culturel en 2025


Ainsi, l'équipe qui gère le pôle culturel a constaté «une progression de 12% de visiteurs dans les expositions consacrées au Repas gastronomique des français» en 2025. Les ventes de la boutique ont bondi de 30% grâce à ce flux supplémentaire.

Le pôle culturel semble plaire à ceux qui le fréquentent : «une enquête a été réalisée auprès des visiteurs des expositions de la Cité entre juillet et décembre 2025 : 9 visiteurs sur 10 indiquent vouloir revenir à la Cité après cette première visite».

Les temps forts du pôle culturel au premier semestre 2026


L'année 2026 a débuté avec la prolongation de l'exposition «Croquez ! La BD met les pieds dans le plat», une impressionnante anthologie consacrée à la BD et à la gastronomie, visible jusqu'au 22 mars prochain (lire notre article).

Parmi les temps forts du premier semestre 2026, figure le festival Bon, ramène tes parents ! du 2 au 4 avril. Il s'agira d'«un festival ludique et pédagogique dédié à l’alimentation saine, à la cuisine, à la nutrition, au bien-être et au respect de l’environnement». Il est organisé avec l'association Eatinherente (un jeu de mot sur «itinérante») et Olivier Chaput, le «chef préféré des enfants». Les jeudi 2 et vendredi 3 avril sont réservés aux scolaires tandis que le samedi 4 avril est ouvert à tous les publics.

La nouvelle exposition temporaire «(R)évolutions dans l'assiette» ouvrira le 9 juin. «L’exposition montre que, dans tout repas, même le plus ordinaire, se cache une multitude d’innovations», explique Dominique Buccellato, directrice du pôle culturelle. «Au fil du parcours et des assiettes, l’exposition interroge sur ce qui incite le cuisinier à créer de nouveaux plats et à renouveler notre manière de manger, mais aussi aux leviers qui lui permettent d’innover». À découvrir jusqu'au 28 mars 2027.


Le cinéma Pathé limite les dégâts en 2025


En 2024, le cinéma Pathé Dijon avait surperformé par rapport à la fréquentation des salles obscures nationales mais la tendance était alors à la hausse. En 2025, l'équipement limite les dégâts avec «une fréquentation en baisse de 12,6% dans un marché national en baisse de 13,6%», comme l'explique Valérie Sutter.

«On retrouve dans le trio de tête deux films sortis en fin d'année – ''Avatar : de feu et de cendres'' et ''Zootopie 2'' – suivis de ''F1-le film''», précise la directrice des cinémas Pathé de l'agglomération dijonnaise.

Les cinévores amateurs de VO ont pu constater une diminution des propositions à partir du printemps 2025 ainsi que de fidèles lecteurs d'Infos Dijon l'ont signalé. Certains blockbusters étrangers pouvant ne plus être proposés en VO.

«Nous n’avons pas réduit l’offre de films proposés en VO», réfute Valérie Sutter qui préfère mettre en avant «une offre toujours diversifiée – avec des thématiques feel good, enfant, horreur, opéra… –  et des avant-premières».

En 2025, les «ciné-dîners» étaient valorisés. Ce n'est plus le cas à présent, la directrice préférant vanter «des opérations récurrentes ou ponctuelles en fonction de l’actualité de la Cité et des sorties de films».

Signe de la difficulté des temps, en 2026, Valérie Sutter entend «poursuivre le développement du cinéma», sans plus de précision.


Le groupe Épicure «maintient la qualité» dans ses établissements de la Cité


Dans cette tourmente, le groupe Épicure Investissement fait face. Alors que les trois établissements sont en redressement judiciaire, depuis le 1er avril 2025, la direction a répondu aux questions d'Infos Dijon en exposant des éléments du plan proposé au tribunal de commerce de Dijon.

«2025 a été une année de consolidation et de clarification stratégique», explique ainsi les représentants d’Épicure Investissement. «À Dijon, nos établissements – La Table des Climats, Le Comptoir de la Cité et La Cave de la Cité – ont poursuivi leur structuration après une phase de lancement ambitieuse».

Cela s'est traduit par «la stabilisation des équipes et la clarification des responsabilités», «le repositionnement de certaines offres pour mieux correspondre à la réalité du marché dijonnais» et le «développement du travail autour du vin et de la pédagogie œnologique à la Cave».

«2025 n’a pas été une année d’euphorie», concède-t-on chez Épicure, «elle a été une année de gestion, d’ajustements et de lucidité». «Dans le contexte actuel – inflation persistante, baisse du pouvoir d’achat, tension sur les ressources humaines –, maintenir la qualité tout en assainissant les modèles économiques est déjà un résultat en soi».

Au cours de l'année 2025, le groupe a fait le choix d'«arrêter de multiplier les concepts théoriques» pour se concentrer sur «ce qui fonctionne réellement». «Certaines expériences envisagées début 2025 demandaient un niveau d’investissement disproportionné ou un volume de clientèle qui n’est pas structurellement garanti à Dijon», déclarent pudiquement les représentants.

L'offre du Comptoir de la Cité est rendue «plus accessible»


En fonction de quoi, un «arbitrage économique rationnel» a conduit à améliorer la lisibilité des cartes, à tendre vers une meilleure adéquation prix-perception et une simplification opérationnelle.

En particulier, Le Comptoir de la Cité a été repositionné pour se rendre «plus accessible» en proposant des repas de type «bouillon», un espace de salon de thé entre les déjeuners et les dîners ainsi qu'un brunch le dimanche.

«La clientèle locale recherche davantage de régularité et de lisibilité que d’expérimentation», analysent les spécialistes de la restauration qui considèrent que «les prix doivent être cohérents avec la perception du lieu».

Ce repositionnement en 2025 a déjà permis d'«élargir la cible» et de «fluidifier les volumes». En 2026, les objectifs des trois établissements sont de «stabiliser durablement les équipes, de «développer davantage la Cave de la Cité autour du vin, des dégustations et des événements privés, de «renforcer l’ancrage local» pour tendre, in fine, vers «une année de consolidation rentable».

Dans le détail, la cuisine de La Table des Climats, le restaurant «vinostronomique», est portée par le chef Alexandre Clochet-Rousselet qui supervise également l'offre du Comptoir de la Cité, la brasserie (lire le communiqué). Le bar à vins La Cave de la Cité développe désormais «une offre food événementielle» coordonnée avec la Table des Climats.

Actualisé le 14 avril 2026 :

En redressement judiciaire depuis avril 2025, les trois établissements du groupe Épicure implantés à la Cité de la gastronomie ont été placés en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Dijon, le 10 avril dernier.

Même si le groupe a fait appel, les clients trouvent désormais les portes closes à La Table des climats, à La Cave de la Cité et au Comptoir de la Cité.


Les vins de Bourgogne font encore rêver


Alors que la tendance résultant de l'année 2024 laissait supposer une belle année 2025, l’École des vins de Bourgogne a dû réduire la voilure des dégustations immersives proposées à la Cité de la gastronomie. Ainsi, des ateliers ont été supprimés en semaine.

«Dès lors que nous sommes ouverts, les ateliers sont généralement complets», se félicite cependant la direction de cette émanation du Comité Bourgogne (ex-BIVB). «Nous avons des retour et avis très positifs tant sur la découverte, l’apprentissage, que sur l’expérience et l’immersion.»

«Cela démontre la qualité de nos ateliers et la réalité de l’intérêt des Dijonnais quand ils sont informés de notre existence», ajoute-ton du côté de l’École des vins, soulignant encore une fois le déficit de compréhension du site dans son ensemble.

Alors qu'une tendance à la déconsommation de vin se fait jour à l'échelle nationale, les professionnels de l’École des vins analysent que «la Bourgogne garde néanmoins le pouvoir d’attractivité qui la caractérise». «La Bourgogne fait encore rêver !»

«Rendre les vins de Bourgogne accessibles au plus grand nombre»


«Les ateliers de dégustation sont organisés avec des thématiques spécifiques en fonction des saisons et aussi de la programmation de la Cité de la gastronomie», explique la direction de l’École des vins. «Par exemple, le samedi 7 février, ils mettaient en avant la future appellation Bourgogne-Dijon lors de la Saint-Vincent de Dijon. C’était une première pour cette thématique. Nous tâchons d’être innovant, de rendre nos contenus accessibles à n’importe quel type de public cohérent avec leurs attentes.»

«Les perspectives 2026 seront dans la logique continuité de cette fin d’année 2025. L’École des vins de la Cité de la gastronomie est une antenne de la Cité des Climats [NDLR : implantée à Beaune] et permet aux Dijonnais de bénéficier à proximité d’un extrait de notre offre», poursuit-elle. «En 2026, à la Cité de la gastronomie, nous serons ouverts tous les week-ends avec cette même raison d’être : rendre les vins de Bourgogne accessibles au plus grand nombre, et cette même promesse : garantir une expérience ultra immersive.»


Le panier moyen de la boulangerie évolue à la hausse en 2025


L'envolée de la boulangerie Au Moulin constatée en 2024 se tasse en 2025. Après 25%, l'augmentation du chiffre d'affaires n'est plus que de 5%, comme le constate le gérant Mathieu Sureau.

Si le panier moyen est passé de 6,50 euros à 7,20 euros, la fréquentation du commerce est en baisse, passant de 400 à 350 tickets par jour sur la même période.

Pendant ce temps-là, les charges ne diminuent pas. Aussi, en 2026, Mathieu Sureau compte «ouvrir la boulangerie sept jours sur sept».

«La production est toujours à 100% maison, avec un choix forts des matières premières pour mettre en avant le local ou le français en avant», précise-t-il.

L'équipe du bar Le Bamagotchi n'a pas répondu aux questions d'Infos Dijon. En 2025, l'établissement comptait sur la poursuite d'une «tendance croissante». 

Des réflexions en cours concernant l'hôtel


Concernant l'hôtel de luxe, le coup d'arrêt subi est dû non pas à la situation locale mais aux difficultés financières du groupe Naos qui portait le projet d'un établissement sous franchise Curio by Hilton. Le groupe a été placé en redressement judiciaire en 2023 puis liquidé et vendu à la découpe en 2024.

Des projets portés par des acteurs économiques locaux sont en réflexion pour reprendre les murs afin d'en faire effectivement un hôtel ou de reconfigurer le bâtiment en bureaux.


Polémique autour d'une éventuelle intervention économique de la municipalité


Dans le contexte de campagne électorale, Emmanuel Bichot (LR, AD), conseiller municipal d'opposition sortant et tête de liste d'Agir pour Dijon, a fait de la critique de la Cité de la gastronomie un cheval de bataille. Depuis 2016, il conteste la pertinence du projet.

Aujourd'hui, le candidat propose d'«arrêter les frais». Il avance que «la municipalité veut réinjecter 15 millions d'euros pour renflouer les investisseurs privés de la Cité de la gastronomie» (lire notre article).

«Fake news !» réagit Nathalie Koenders (PS), maire de Dijon et candidate à sa succession, interrogée par Infos Dijon. «Je n'apporte aucun crédit à ce qu'Emmanuel Bichot peut dire dans cette phase de campagne. Il n'y a pas du tout d'enveloppe cachée !» 

«La partie culturelle marche bien», considère la maire de Dijon, «on a rendu les expositions permanentes gratuites, comme c'est le cas dans tous les autres musées à Dijon». 

«Certains commerces ont des difficultés», concède la socialiste, «pas tous». «Le cinéma est un des Pathé qui marche le mieux par rapport au contexte du cinéma en France.»

Les propositions des candidats


Concernant la partie privée de l'équipement, Nathalie Koenders propose d'instaurer «un groupe de travail» après les élections : «on va s'interroger sur la communication, ça manque de lisibilité. Entre Cité de la gastronomie et Village gastronomique, il faut qu'on arrive à définir une même communication.»

Pour la partie publique, la tête de liste de Dijon écologique, sociale, attractive suggère de «conforter le pôle culturel» et de «créer un Festival international du goût et du vin».

Les autres candidats voient tous un avenir différent de la situation actuelle. Tête de liste du Rassemblement dijonnais, Thierry Coudert (UDR) propose d'en faire un «casino» pour peu que la loi soit été modifiée en ce sens. Tête de liste de Dijon populaire, Olivier Minard (LFI) compte implanter une «cantine populaire» (lire notre article). Tête de liste de Dijon change d'ère, Michel Haberstrau (LE) rêve d'une «Cité de l’alimentation populaire, des arts et de la culture». Tête de liste de Dijon avenir, Rémi Goguel (sans étiquette) songe plutôt à une «Cité locale de l’autonomie alimentaire» (lire le communiqué).

Les commerçants font le dos rond en attendant le résultat des municipales


Comme tout acteur économique du territoire, les commerçants installés à la Cité de la gastronomie pourraient porter des revendications auprès des différents candidats à l'élection municipale dijonnaise ou les interroger sur leurs promesses de campagne.

Las, seule l’École des vins de Bourgogne a souhaité s'exprimer sur ce sujet. Tous les autres ont éludé la question, preuve, là encore, d'un black out communicationnel.

«Nous attendons des candidats qu’ils s’impliquent à la hauteur de l’enjeu pour cette Cité et ses locataires», déclare la direction de l’École des vins. «Si nous avons bien conscience que la mairie n’est pas le bailleur, cela ne l’exempte pas de sa responsabilité sur un tel projet de territoire. Les investissements de la future municipalité doivent être réels et sérieux afin de garantir un avenir durable à ses occupants commerçants.»

Jean-Christophe Tardivon
(images d'archives JC Tardivon)

La Cité internationale de la gastronomie et du vin telle que présentée en 2022


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