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15/01/2026 13:56

DIJON : «Je m'engage à ne pas augmenter les taux municipaux d'imposition», annonce Nathalie Koenders

Celle qui est désormais candidate à l'élection municipale dijonnaise a distillé quelques annonces, ce jeudi 15 janvier, lors d'une interview. «Je m'inscris dans l'histoire collective qui a été construite par François Rebsamen depuis 2001», a-t-elle indiqué en guise de contexte politique.
«On va faire une campagne de terrain.» Nathalie Koenders (PS), actuellement maire de Dijon, a franchi la ligne de départ en officialisant sa candidature à l'élection municipale dijonnaise des 15 et 22 mars prochains (lire le communiqué). Au lendemain de cette annonce, ce jeudi 15 janvier 2026, la candidate a accordé une interview à Infos Dijon, s'affichant enthousiaste et sereine.

Née en 1977, mère de famille, Nathalie Koenders est une ancienne sportive de haut niveau en canoë-kayak. En 2008, elle a rejoint l'exécutif piloté par François Rebsamen (ex-PS, désormais Fédération progressiste) puis a été nommée première adjointe. Par deux fois, elle a assuré l'intérim du maire de Dijon. 

Le 25 novembre 2024, élue par les conseillers municipaux, elle est devenue la première femme à être maire de Dijon. Elle est également première vice-présidente de la Métropole de Dijon et conseillère départementale d'opposition.

Dans la continuité de l'action menée par François Rebsamen


Comme elle l'avait déjà indiqué en s'installant dans le fauteuil de maire, la socialiste s'inscrit dans la continuité de l'action menée par François Rebsamen – pour «transformer la ville» en «s'adaptant au réchauffement climatique» – au point de se préparer à prendre la relève à la Métropole de Dijon si les planètes s'alignaient.

À ce stade, la candidate soutient le projet métropolitain de troisième ligne de tramway. Si elle envisage «une ville davantage végétalisée», ce serait a priori dans une démarche proche de ce qui a été réalisé durant la mandature en cours. 

Sur le plan partisan, la campagne s'engage avec le périmètre de l'équipe sortante, structurée autour du Parti socialiste et du Modem. Selon nos informations, Générations écologie, le Parti radical, la Fédération progressiste – associée à La Convention – pourraient remonter dans la hiérarchie des places éligibles tandis qu'apparaîtrait également Place publique pour élargir les soutiens politiques.

En revanche, grande différence avec 2020, Nathalie Koenders n'exclut pas de fusion de listes au second tour.

Face à la socialiste, se sont déjà engagés Thierry Coudert (soutenu par le RN et Éric Ciotti), Emmanuel Bichot (investi par Les Républicains en tête d'un «rassemblement de la droite et du centre»), Fadila Khattabi (investie par Renaissance), Michel Haberstrau (soutenu par Les Écologistes, les communistes ainsi que par des partis écosocialistes), Dominique Guidoni-Stoltz (investie par La France insoumise) et le mouvement de gauche radicale Dijon avenir qui n'a pas encore précisé sa tête de liste. Lutte ouvrière pourrait également présenter une liste. 

«Mon objectif, c'est de continuer à transformer la ville»


Quelle est votre vision de Dijon en 2032, la fin de la mandature à venir ?

«Je vais prochainement faire plusieurs propositions, mais, déjà, je suis dans le présent. Mon objectif, c'est de continuer à transformer la ville, en prenant en compte la société d'aujourd'hui et de demain, puis, aussi, en s'adaptant au réchauffement climatique.»

«Donc, à la fin du mandat, si je suis réélue en tant que maire de Dijon, je souhaite que Dijon reste une ville douce, attractive, ce qu'elle est déjà. Donc, une ville où on peut se loger dignement, où on peut se déplacer. Par exemple, c'est une ville où on aura une troisième ligne de tramway, puisque ça fait partie des propositions, c'est porté par la Métropole. Les lignes T1 et T2 ont transformé la ville, l'ont végétalisée. Donc, une ville davantage végétalisée.»

«Une ville, aussi, qui continue d'être sûre, puisque la thématique de la sécurité, ça reste bien sûr une de mes priorités, parce que c'est la première des libertés.»

«Quand on est maire de Dijon, il faut s'occuper du quotidien»


Ce sont des éléments pratiques. «Une ville douce à vivre», c'est quelque chose qui était porté par François Rebsamen. On attend aussi d'une candidate une projection dans le futur.

«Douce à vivre en s'adaptant dans la société. Je souhaite que Dijon continue d'être attractive, comme elle l'est, parce qu'on est la capitale régionale, c'est important. On gagne des habitants de façon mesurée, 0,5% chaque année.»

«J'entends aussi – et ça fait partie de mon engagement – que les gens ont besoin aussi de davantage d'espaces verts, de végétalisation. Depuis que je suis maire, j'ai montré que ça faisait partie de mes priorités donc on va continuer à végétaliser la ville, à désimperméabiliser. Ça fera partie de mon programme, on verra en cœur de ville aussi, comment on peut continuer à végétaliser, à l'image de l'axe Monge-Bossuet.»

«Je suis aussi une maire du quotidien. Mon objectif, c'est de continuer à faire cette proximité à l'écoute des Dijonnaises, des Dijonnais et d'aller à leur rencontre.»

«Je pense que quand on est maire de Dijon – et c'est pour ça que c'est le plus beau des mandats –, il faut s'occuper du quotidien. C'est ce que je fais, je continue à le faire et, en même temps, avoir une vision pour sa ville dans 10, 15, 20 ans, donc continuer avec cette troisième ligne de tramway, avec la végétalisation de la ville et puis avec, aussi, d'autres beaux projets que j'aurai l'occasion de présenter dans quelques jours.»

«Il faut continuer à construire des logements»


Dijon qui assume donc d'être capitale régionale mais quelle place voyez-vous pour Dijon parmi les autres villes en France à l'heure de la concurrence des territoires ?

«On est une métropole à taille humaine. Je tiens à le rester. Je ne suis pas pour devenir une mégapole comme d'autres villes mais il faut quand même continuer à être attractive.»

«On est attractive parce qu'il y a des entreprises qui viennent. On ne l'a pas choisi, mais c'est un plus : on est à 1 heure 40 de Paris. On est sur un nœud autoroutier important. Le fait d'être pas loin de Paris mais d'avoir une ville à taille humaine avec une qualité de vie, on reste attractive.»

«Pour ça, il faut continuer à construire des logements, à accueillir des entreprises, à se développer comme on l'a fait jusqu'à maintenant, de façon mesurée.»

«Je m'inscris dans l'histoire collective qui a été construite par François Rebsamen depuis 2001, en apportant, aussi, du renouveau, de par ma personne – je suis une femme –, de par ma sensibilité, de par mon parcours. Je m'inscris dans cette fidélité. En fait, c'est un peu le changement dans la continuité.» 

«On va continuer à construire des logements mais avec les principes que j'ai évoqués lors d'un conseil municipal : on ne va plus construire sur les zones de pleine terre, on va davantage végétaliser la ville parce que c'est important pour s'adapter au réchauffement climatique et c'est un besoin que les habitants nous font remonter et moi aussi en tant que personne.»

«En fait, je ne veux pas opposer économie, écologie, attractivité. De toutes façons, je suis la maire de toutes les Dijonnaises et les Dijonnais, je serai la candidate de tous les Dijonnais et les Dijonnaises. (…) Il faut qu'on continue à rayonner sur le plan national et international.»

«C'est démagogique de dire que c'est la Ville qui va s'occuper du narcotrafic»


Jusqu'à présent, vous refusiez d'aller sur le terrain de la sécurité, préférant rester centrée sur la compétence de tranquillité publique. Qu'est-ce qui vous a fait changer votre fusil d'épaule ?

«Ce n'est pas que je change mon fusil d'épaule mais la société évolue. La demande sociale en matière de sécurité évolue. On l'a vu sur ce mandat déjà. En 2001, François Rebamen n'avait pas l'intention d'armer sa police municipale. Maintenant, on a une police municipale armée, on a augmenté son effectif. Donc, je vais continuer. On voit bien que ça fait partie de la première préoccupation des Français.»

«Pour moi, la sécurité, c'est la première des libertés parce que ça permet d'aller et venir sur tous les quartiers de la ville. C'est le cas à Dijon mais je pense que ça doit le rester, donc ça fait partie de mes priorités. C'est peut-être une question de sémantique.»

«C'est démagogique de dire que c'est la Ville qui va s'occuper du narcotrafic, que c'est la ville qui va arrêter la criminalité organisée parce qu'on n'a pas les compétences. Ça reste du domaine régalien de l’État.»

«Par contre, et je l'ai toujours dit, la police municipale, aux côtés de l’État, elle est là pour assurer que Dijon reste une ville douce à vivre. Elle l'est. On a eu des faits graves, comme dans d'autres villes, comme dans des petites villes. En tout cas, sur ces sujets, vous pouvez compter sur ma fermeté.»

«On a des chiffres qui diminuent en matière de délinquance à Dijon»


Donc votre vision de la sécurité, c'est une complémentarité entre police municipale et Police nationale, et autres services...

«C'est la vision de tous les maires, quelle que soit leur étiquette politique. D'ailleurs, lorsque j'étais au congrès des maires, c'est ce qu'a dit David Lisnard [NDLR : maire de Cannes, président de l'Association des maires de France] dans son discours de préambule. On m'a demandé d'animer la première table-ronde sur les questions de sécurité. L'ensemble des maires, l'ensemble des gens qui sont élus – qui sont dans la vraie vie, qui sont dans l'exercice du pouvoir –, le disent : être aux côtés de l’État, parce que la sécurité, le narcotrafic, la criminalité organisée, le maintien de l'ordre, ça reste une compétence de l’État.»

«C'est ce qu'on fait à Dijon aux côtés du préfet, du directeur interdépartemental de la sécurité publique. La semaine dernière, je présidais le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance. On a des chiffres qui diminuent en matière de délinquance à Dijon. Pour autant, on a eu des faits graves et, pour moi, c'est insupportable.» 

Il y a des évolutions dans l'ensemble du panel des éléments de sécurité mais émerge pourtant cette thématique du narcotrafic et ses conséquences sur la vie des habitants.

«Il n'y a pas de solution miracle, contrairement à ce que certains voudraient laisser penser sur le narcotrafic. C'est un problème à l'échelle de la ville de Dijon, dans toutes les villes, dans les petites communes. Je lisais un média national sur la consommation de la cocaïne en France qui concerne toutes les couches de la société. À un moment, c'est comme disait Coluche, si ça ne s'achetait pas, ça ne se vendrait pas. Donc, il y a un problème avec les consommateurs. On parle de tsunami blanc. On a les conséquences dramatiques à Dijon comme dans d'autres villes.»

«On ne va pas faire de la place de la Libération une forêt dense»


Dijon alterne des quartiers à l'habitat très dense – à commencer par l'hyper-centre-ville – et de grands espaces verts comme les parcs ou les combes. En exposant votre «vision en matière d'urbanisme», en mars 2025, vous avez évoqué la possibilité de proposer de créer de «nouveaux» espaces verts. Que proposez-vous pour réduire la pression immobilière, la densité au centre-ville ?

«Déjà en désimperméabilisant là où c'est possible. Je pense que l'îlot de fraîcheur qu'on a créé sur l'axe Monge-Bossuet est un bel exemple. Maintenant, on peut pas le faire partout, parce qu'il y a des réseaux urbains, il y a du gaz, l'électricité, etc. Cette année, on a fait le jardin éphémère sur la place de la Sainte-Chapelle.»

«J'ai déjà demandé aux services de voir sur l'hyper-centre-ville – qui est un secteur sauvegardé, donc on fait pas ce qu'on veut, il y a l'architecte des bâtiments de France – où c'est possible de désimperméabiliser, on le fera, et si ce n'est pas possible de proposer des bacs végétalisés, des bacs arborés pour proposer des îlots de fraîcheur. On peut le faire avec des arbres ou avec des voiles d'ombrage.»

«Dans le cœur du centre-ville, on ne fait pas ce qu'on veut, on ne va pas faire de la place de la Libération une forêt dense. Il y a des réseaux, il y a de la vie.»

Vous évoquez la place de la Libération. C'est un four solaire en été, une patinoire en hiver. Est-ce que vous avez un projet spécifique pour cette place ?

«C'est un peu réducteur ! On est dans un secteur sauvegardé, elle a été faite par un architecte – Monsieur Wilmotte –, je pense qu'elle symbolise aussi la piétonnisation du centre-ville. Il va falloir bien sûr qu'on fasse le revêtements parce qu'il y a des pierres qui s'abîment – ça fait plus de 20 ans qu'elle a été construite. C'était une place royale, l'architecte a respecté l'histoire de la ville.»

«Non, je ne vais pas casser les pierres pour planter des arbres parce que ce n'est pas possible. Par contre, on va la rénover. J'ai demandé aux services de voir comment on peut la rendre moins glissante mais ce n'est pas simple. C'est de la pierre de Bourgogne. On prend du local après, oui, effectivement, elle peut parfois être glissante. J'ai demandé qu'on voit s'il n'y a pas des vernis, des choses comme ça, puisque on va être amené à changer les dalles qui sont très abîmées.»

«Il faut trouver un bon équilibre entre besoin de végétalisation et la sauvegarde de notre patrimoine»


On attend aussi d'un maire de porter des débats au niveau national. On a évoqué les réglementations : le secteur sauvegardé, les bâtiments de France, les monuments historiques... Est-ce que ce sont des réglementations tenables à l'heure des +1,5-2°C de réchauffement planétaire ? 

«En matière d'urbanisme, on va faire des assises de l'urbanisme, du logement, avec les habitants, les architectes, les promoteurs pour voir comment on pourra modifier le plan local d'urbanisme. On va aussi lancer la modification du plan de sauvegarde du centre-ville.» 

«Maintenant, on a une histoire aussi avec cette ville et c'est aussi important de préserver le patrimoine. Donc, il faut trouver un bon équilibre entre besoin de végétalisation et d'îlot de fraîcheur et, en même temps, la sauvegarde de notre patrimoine.»

Les responsables politiques – pas seulement les maires – vont se retrouver entre le marteau des habitants qui demandent des évolutions et l'enclume de la réglementation. Votre réponse est donc l'équilibre à trouver ?

«Aujourd'hui, on voit aussi qu'avec le réchauffement climatique, malheureusement, il y a des arbres qu'on est obligé de couper parce qu'il y a des maladies.»

«Planter un arbre, à un moment, il faut aussi avoir la possibilité qu'il ait des racines, qu'il puisse se développer, qu'il ait de l'eau, etc. (…) Là où on peut planter des arbres, on le fera. (…) Sur la place de la Libération, ce n'est pas possible mais on trouvera d'autres possibilités.»

«Les citoyens communiquent de façon interactive avec la Ville»


Les outils numériques sont désormais très largement répandus même s'il reste une part de la population rencontrant des difficultés, il est donc possible d'organiser des agoras numériques voire des référendums numériques. Pourriez-vous développer des outils numériques de citoyenneté pour accompagner des arbitrages entre des projets municipaux ?

«On l'a déjà fait avec l'application On Dijon où, justement, les habitants peuvent nous faire remonter – parce que c'est important – les problèmes du quotidien : des personnes qui ont mis des encombrants alors que ce n'était pas le bon jour, une borne qui ne marche plus... Les citoyens communiquent de façon interactive avec la Ville. Ça nous permet nous d'être plus efficace et d'intervenir plus rapidement.»

«On a aussi une plateforme Dessinons Dijon qu'on avait lancée quand j'avais la délégation à la démocratie locale et qu'on utilise aussi dans le cadre des budgets participatifs. L'objectif, c'est de voir comment on peut davantage faire participer les habitants via les outils numériques, mais il y a aussi les commissions de quartier, les courriers que je reçois, les permanences de quartier. Il y a plusieurs outils mais je pense qu'aujourd'hui, à Dijon, un habitant qui a des choses à remonter ou des idées, il a les moyens – avec les outils numériques, avec les permanences des élus, avec les réunions que je peux faire quand je fais des réunions sur le budget – pour nous faire remonter ses besoins.»

«Je veux être la maire des grands projets mais, en même temps, la maire du quotidien à l'écoute des Dijonnaises et des Dijonnais»

C'est du participatif effectivement mais cela renvoie au débat qui est derrière la démocratie participative depuis longtemps, c'est à dire – en s'appuyant pourquoi pas sur On Dijon – comment aller jusqu'au décisionnel à grande échelle, pour orienter ou prendre des décisions ?

«Je suis pour un équilibre entre la démocratie représentative et la démocratie participative. Il y aura justement l'occasion, dans deux mois exactement, aux Dijonnais-Dijonnaises de se prononcer par rapport à des programmes, par rapport à des candidats, par rapport à des équipes. Une fois que le programme, les valeurs, le candidat, l'équipe a été choisie, elle est là déjà pour appliquer son programme et, ensuite, bien entendu, faire participer les habitants.»

«Je pense que sur certains sujets, c'est la démocratie, c'est par la voie de l'élection que les citoyens peuvent arbitrer et donner leur avis. Après, en six ans, le mandat évolue.»

«C'est pour ça que je veux – et je pense que je le suis déjà – être la maire des grands projets pour continuer à rendre notre vie plus attractive mais, en même temps, la maire du quotidien à l'écoute des Dijonnaises et des Dijonnais.»

«Je m'engage à ne pas augmenter les taux municipaux d'imposition»


Avec une capacité de désendettement d'environ 3 ans, la Ville est peu endettée. Vous engagez-vous à maintenir les parts communale et métropolitaine de taxe foncière à leur niveau actuel en cas d'élection ?

«Je vais parler de la Ville de Dijon parce que à l'échelle de la Métropole, ce n'est pas que la Ville qui décide, c'est l'ensemble des maires qui seront élus et puis des élus métropolitains. Pour la Ville de Dijon, je m'engage à ne pas toucher les taux municipaux d'imposition.» 

La Ville de Dijon pèse beaucoup sur les décisions de la Métropole.

«Je suis candidate pour être maire de Dijon. Je porte une liste. Je m'engage, je fais des propositions. Je fais que des promesses que je peux tenir donc, concernant la Ville de Dijon, si je suis élue maire de Dijon, je m'engage, pour la Ville de Dijon à ne pas augmenter les taux d'imposition, comme on a fait au précédent mandat.»

Mutuelle communale, abonnements Divia des 18-23 ans, kit de fournitures scolaires...


Vous tenez donc compte de cet élément de fiscalité dans votre approche du pouvoir d'achat pour en faire une priorité ?

«Il y a ça, (…) j'ai aussi une proposition de mettre en place une mutuelle communale parce que certains habitants n'arrivent plus à payer ou à trouver une complémentaire de santé.»

«Ça concerne la Métropole mais je sais aussi que les élus actuels le souhaitent : je m'engage à proposer de baisser le prix des abonnements sur Divia pour la tranche d'âge des 18-23 ans.»

«Pour chaque écolier des écoles élémentaires dijonnaises, il y aura un kit de fournitures scolaires essentielles pour une rentrée plus juste.»

«Il y aura d'autres propositions par rapport au pouvoir d'achat qui fait aussi, avec la sécurité, partie des priorités des Français pour les prochaines élections municipales.»

«Mon parti, c'est Dijon»


Refusez-vous d'emblée – comme François Rebsamen l'avait fait en 2020 – toute fusion de listes au second tour ?

«Je ne fais pas de la politique fiction. Pour l'instant, je me concentre avec mon équipe sur le premier tour.»

«J'ai une belle équipe. Dans ma liste, il y a un large rassemblement des forces de gauche, des écologistes et du centre avec beaucoup de personnes de la société civile. On verra.»

En 2020, il y avait des soutiens d'Emmanuel Macron sur la liste menée par François Rebsamen. Aurez-vous sur votre liste des personnes qui ont soutenu Emmanuel Macron en tant que telles ?

«Mon parti, c'est Dijon. Je me concentre sur des propositions. Je crois qu'il y aura une liste plutôt du parti d'Emmanuel Macron qui va se présenter contre moi.»

«C'est important que la Métropole soit présidée par le maire de la capitale régionale»


Si vous remportez l'élection municipale, aspirez-vous à présider la Métropole de Dijon ?

«Aujourd'hui, il y a un président de la Métropole, c'est François Rebsamen. Il sera sur ma liste. D'ailleurs, c'est une force de l'avoir parce qu'il a transformé la ville depuis 20 ans. Il aspire à continuer à être président de la Métropole, s'il est élu, parce que l'élection se fait aussi avec les nouveaux maires, les maires qui seront élus après les élections municipales et les élus métropolitains.»

«Après, lorsqu'il souhaitera cesser son engagement, je pense que c'est important que la Métropole soit présidée par un maire et en l'occurrence le maire de la capitale régionale.»

Parce que des compétences importantes ont été transférées à la Métropole ? 

«Oui, d'un point de vue économique, sur le réseau de transports urbains, il y a beaucoup de choses qui concernent, bien entendu, la Ville.»

«Je respecte les autres candidats»


Alors que la campagne de 2020 a été marquée par des fake news diffusées via les médias sociaux par de faux comptes, Nathalie Koenders se dit consciente du «risque» que les outils d'intelligence artificielle soient utilisés pour parasiter la campagne actuelle.

«Je respecte les autres candidats, c'est une élection démocratique, c'est normal qu'il y ait différents candidats, différents projets donc, j'espère qu'ils s'appliqueront la même règle que moi», indique-t-elle. 

Agenda de campagne


«On va faire une campagne de terrain», s'enthousiasme Nathalie Koenders à l'heure d'évoquer l'agenda de l'équipe qui sera dirigée par Antoine Hoareau (PS), actuel premier adjoint au maire et référent en Côte-d'Or de La Convention, mouvement fondé par Bernard Cazeneuve. 

La candidate conclut en insistant sur l'enjeu démocratique de s'inscrire sur les listes électorales – jusqu'au 6 février – et de préparer des procurations le cas échéant.

Le 19 janvier prochain, les citoyens recevront une lettre de la candidate. Le 24 janvier, sera inauguré le local de campagne situé au centre-ville, rue Chaudronnerie. Le 5 février, seront présentées la liste et les propositions. S'enchaîneront ensuite des réunions de quartier jusqu'au 12 mars, date du meeting d'avant-premier tour.

Propos recueillis par 
Jean-Christophe Tardivon

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En mars 2025, Nathalie Koenders exposait «la vision qu'elle porte en matière d'urbanisme»



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