
Le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté a visité l’Institut en formation de masso-kinésithérapie de Dijon, ce mardi 5 mai, pour annoncer que les frais de scolarité vont passer de 20.000 euros à 300 euros par étudiant.

Disposant jusque là d'un statut privé, l’Institut en formation de masso-kinésithérapie de Dijon (IFMK) devient public en rejoignant l'Université Bourgogne Europe. L'annonce a été effectuée durant la visite de Jérôme Durain (PS), président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, ce mardi 5 mai 2026.
Lors de sa rencontre avec une centaine d'étudiants dans différentes salles de cours, Jérôme Durain était accompagné de Françoise Tenenbaum (FP), vice-présidente chargée notamment des formations sanitaires et sociales.
L’Université Bourgogne Europe était représentée par Marc Maynadié, doyen de faculté de l'UFR des sciences de santé, et le centre hospitalier universitaire de Dijon par son directeur général, Freddy Serveaux.
Une inscription qui passe de 20.000 euros à 300 euros par étudiant
Le changement de statut de l’établissement qui passe du privé au public – effectif à partir de la rentrée de septembre 2026 – a comme principal avantage une forte baisse des frais de scolarité pour les étudiants et leurs familles.
Auparavant, il fallait compter un investissement de 20.000 euros pour quatre années d’études, alors qu'il n'y aura plus qu'une inscription universitaire de seulement 300 euros à régler à partir de septembre.
«C’est une bonne décision pour nous tous. Ça va nous permettre de mettre cet argent ailleurs», selon Andréa, une étudiante. «Évidemment, ça nous fait très plaisir, on attendait ça depuis longtemps ! Et c’est toujours sympa d’avoir des gens de cette hauteur qui viennent nous voir et nous dire que nos études deviennent quasi gratuites», a renchéri Arthur, un autre étudiant.
Des perspectives nouvelles pour cette filière médicale
Les frais de fonctionnement seront pris en charge par la Région, ce qui représente un budget de 750.000 euros sur une année, selon les indications de Jérôme Durain. Le dossier sera soumis au vote des élus régionaux en juin prochain.
«Cette décision permet d’inscrire cette formation, qui est de bon niveau, dans un cadre universitaire et dans le cadre du CHU», a déclaré le président de Région. «Cela ouvre des perspectives nouvelles de recherche, des perspectives en termes de formation. Les élèves vont pouvoir devenir eux-mêmes professeur».
«C’est aussi l’une des pièces du puzzle de l’offre sanitaire et sociale de cette région», a ajouté le socialiste, «on manque de médecins, d’infirmiers ou d’aides-soignants». «On est un peu moins en tension pour les masseurs-kinésithérapeutes mais malgré tout, il faut que l’on garde nos jeunes. Quand on peut leur offrir des formations, la Région prend cela en charge.»
Le coût quasi nul de cette formation dijonnaise en masso-kinésithérapie permettra une meilleure équité entre les étudiants de la grande région. En effet, en Franche-Comté, ce cursus était déjà dispensé dans un cadre universitaire gratuit.
Un taux d'insertion professionnel de 98 %
Selon la collectivité, la Bourgogne-Franche-Comté compte près de 780 étudiants en masso-kinésithérapie, dont 320 à Dijon, et environ 2.500 professionnels en exercice sur le territoire régional.
Avec un taux d’insertion professionnelle de 98 % six mois après l’obtention du diplôme, «la filière constitue un levier essentiel pour répondre aux besoins de soins de la population, tant en milieu urbain que rural».
Fabrice Aubry




