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01/11/2020 19:00

DIJON : Jour de la Toussaint au cimetière des Péjoces

Le confinement n’a pas empêché les familles de venir fleurir les tombes et autres espaces pour penser aux défunts. Cela même si cette fête de la Toussaint ne fut pas totalement comme les autres.

«C’est sûr que c’est une année très particulière pour cette fête». À l’entrée principale du cimetière des Péjoces, David Lévêque, adjoint au responsable du site, sentait en milieu de matinée de ce dimanche 1er novembre 2020 une fréquentation moins importante que les autres années. En espérant que l’affluence soit plus dense à la mi-journée voire dans l’après-midi.
«J’ai aussi beaucoup d’appels de gens qui demandent si le cimetière sera ouvert après ce 1er novembre. Pour l’instant, on n’a aucune directive qui nous dit de fermer», précisait David Lévêque.

Ce dimanche donc, en raison du contexte sanitaire et des restrictions renforcées en fin de semaine, les Scouts, qui aident les visiteurs et les personnes âgées à se rendre vers les défunts chaque année à l'occasion de la journée de la Toussaint, avaient décidé de ne pas faire le déplacement. Et aux abords du parking devant l’entrée principale, c’était le dernier jour de vente pour les artisans fleuristes, ayant on le sait obtenu une dérogation mais contraints de remballer leur stock en fin de journée avant d’être confinés comme commerces non essentiels.
«Tout ce qui reste après ce soir minuit, ça partira à la benne… Je dirais au moins 40%...», nous a dit désabusée Françoise Grapin, employée de Servelle Fleurs à Auxonne et sur place depuis lundi dernier.
«Dans notre semaine, on a bien travaillé une seule journée, le jeudi avant le confinement, avec l’obligation de brader quatre jours avant alors qu’on ne brade que le 1er novembre d’habitude... Ça fait 20 ans que je fais la Toussaint et c’est mitigé, même une catastrophe».

«Ne pas les oublier»


Au coeur du vaste cimetière, le climat général évoqué n’impactait pas le calme et le recueillement de circonstance dans un tel lieu.
Pour Cathy et Tony, c’est important de perpétuer cette fête, au-delà d’un contexte sanitaire ne devant pas entacher la tradition. «C'est le jour où on pense le plus à nos proches décédés et il ne faut pas les oublier», ont-ils insisté, avec le sentiment qu’ils représentent peut-être la dernière génération qui viendra se recueillir devant les tombes.
Pour Max Rab, 80 ans, de Chenôve, c’est toujours l’occasion de «fêter tous nos morts en venant leur rendre visite».

Le cimetière des Péjoces est classé parmi les dix premiers de France tant en surface qu’en nombre d’inhumés. Étendu sur 13 hectares à son ouverture en 1885, il est aujourd’hui grand de 30 hectares. Environ 35.000 tombes sont enregistrées et 139.000 défunts reposent au cimetière (sur tous les espaces et sous toutes les formes). Un navette Divia était à nouveau à disposition pour véhiculer les personnes à mobilité réduite.

À partir du 3 novembre, le passage aux horaires d’hiver se traduira par une ouverture de 9h30 à 17h00 du lundi au vendredi et de 8h00 à 17h00 les samedi, dimanche et jours fériés. Ouverture jusqu'à 18 heures ce lundi.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier