
Ce jeudi 16 avril, le ministre des Affaires étrangères a labellisé 15 sites remarquables ayant été le cadre d’événements diplomatiques au cours de l’histoire, dont le bâtiment devenu siège de l'OIV.
Actualisé : Une plaque a été apposée, ce vendredi 12 juin.
Communiqué du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères du 16 avril 2026 :Dans le cadre de la présidence française du G7, Jean-Noël Barrot s’est rendu jeudi 16 avril 2026 au domaine national de Rambouillet et y a remis la plaque du « Patrimoine de la diplomatie », une initiative lancée par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères le 5 juin dernier.
Cette plaque symbolise et signale aux yeux du public l’importance du château dans l’histoire diplomatique française. Le sommet de Rambouillet en 1975 est en effet à l’origine de la création du G6, qui deviendra le G7 l’année suivante.
« Patrimoine de la diplomatie » vise à distinguer sur l’ensemble du territoire national des sites remarquables ayant été le cadre d’événements diplomatiques au cours de l’histoire. Avec l’assistance d’un comité éditorial composé de diplomates et d’historiens, quinze sites désignés à travers l’ensemble du territoire pour l’année 2026 ont été annoncés par Jean-Noël Barrot. De nouveaux sites seront distingués chaque année. Ces choix reflèteront la diversité des territoires, des périodes et de toutes les formes de diplomatie conduites par la France au fil des siècles.
Le palais des rois de Majorque et le couvent des Franciscains, à Perpignan, qui furent le lieu de la Conférence de 1415 entre l’empereur Sigismond, Ferdinand d’Aragon et l’antipape Benoît XIII.
Le château de Chambord, l’une des résidences préférées de François 1er, vit sa rencontre avec l’empereur Charles Quint (1539).
Le château de Pau a été l’une des étapes du voyage d’Elisabeth de Valois en route vers Madrid pour y retrouver son époux Philippe II d’Espagne (1559).
L’île des Faisans, à Hendaye, dont la souveraineté est partagée entre la France et l’Espagne, lieu de signature du traité des Pyrénées (1659).
Le château d’Eu, qui vit la visite de la reine Victoria au roi Louis-Philippe (1843).
Le château de Rambouillet, où se tint le premier sommet du G7, qui devait devenir le G7 (1976).
Le palais de l’Europe, à Strasbourg, inauguré en 1977, est le siège de la première organisation européenne, le Conseil de l’Europe.
L’habitation Maud’huy, à Saint-François (Guadeloupe), fut l’un des lieux de rencontre du sommet de la Guadeloupe (1979).
L’ossuaire de Douaumont, haut-lieu de la mémoire de la Grande guerre, vit la poignée de main symbolique entre François Mitterrand et Helmut Kohl (1984)
Le château des ducs de Savoie, à Chambéry, où se tint le sommet franco-italien de 1997.
Le château et hôtel de ville de Saint-Malo, qui vit la rencontre du président Jacques Chirac, de Lionel Jospin et de Tony Blair (1998).
Le palais des festivals de Cannes, célèbre dans le monde entier, où se tint le sommet du G20 (2011).
L’hôtel Bouchu dit d’Esterno, à Dijon, est depuis 2022 le siège de l’organisation internationale de la vigne et du vin.
Le Quai d’Orsay, à Paris, abrite l’Hôtel du ministère des Affaires étrangères, construit entre 1845 et 1855, sur les plans de l’architecte Jacques Lacornée. Ce bâtiment classé au titre des Monuments historiques a été spécifiquement conçu pour abriter le ministère. En 1856, la France y a tenu le Congrès de Paris qui mit fin à la guerre de Crimée. En 1928 y fut signé le Pacte Briand-Kellog, tentative franco-américaine de « mettre la guerre hors la loi » et source du multilatéralisme. En 1951, la France et l’Allemagne y signent le Traité de Paris instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), premier pas vers l’Union Européenne.
La Bibliothèque Choiseul, à Versailles, construite par Jean-Baptiste Berthier en 1762, accueille les négociations du traité de Gênes pour le rattachement de la Corse à la France (1768) et le traité de Paris qui reconnaît l’indépendance des jeunes États-Unis d’Amérique (1783).
Au cœur de cette initiative, chacun de nos concitoyens est invité à contribuer au signalement des sites remarquables pour l’histoire de la diplomatie, partout en France, en écrivant à l’adresse mail : patrimoine.diplomatie@diplomatie.gouv.fr.
Toutes les informations utiles sur cette démarche sont à retrouver sur le site internet du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/le-ministere/lie...Communiqué de la Métropole de Dijon du 7 mai 2026 :Je me félicite du classement de l’Hôtel Bouchu dit d’Esterno au patrimoine de la diplomatie par la voix de Jean-Noël BARROT, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, dans le cadre de la présidence française du G7. Ce label, qui vise à distinguer sur l’ensemble du territoire national des sites remarquables ayant été le cadre d’événements diplomatiques au cours de l’histoire, confirme le caractère remarquable et l’importance diplomatique du site dijonnais, siège de l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin.
Parmi les 15 sites labellisés, l’Hôtel Bouchu dit d’Esterno, situé dans le secteur sauvegardé de la cité des Ducs, est distingué au rang du château de Chambord, de la bibliothèque Choiseul à Versailles, du Quai d’Orsay à Paris ou encore du Palais de l’Europe à Strasbourg. Des lieux prestigieux où l’histoire, la diplomatie et les relations internationales se sont exprimées au fil des siècles.
Ce classement vient également souligner la pertinence de notre projet de réhabilitation exemplaire de l’édifice patrimonial, engagé en 2021 afin de rendre possible l’installation de l’OIV au cœur de Dijon. La Ville de Dijon a investi 14,5 millions d’euros dans la réalisation de ce projet, avec le soutien de la Région Bourgogne-Franche-Comté.
L’enjeu était de réhabiliter cet Hôtel du 17ème siècle tout en préservant son architecture exceptionnelle. Le 12 octobre 2024, j’ai officiellement remis les clés de l’Hôtel Bouchu dit d’Esterno à l’OIV. Dijon est alors devenue capitale diplomatique du vin, vitrine mondiale du patrimoine vitivinicole. L’État, conformément à la convention conclue avec Dijon métropole, s’acquitte par ailleurs d’une redevance pour héberger le siège de l’OIV à l’Hôtel Bouchu dit d’Esterno.
D’ailleurs, je veux à nouveau saluer le choix du Président de la République qui, au terme d’une candidature portée collectivement et face à plusieurs grandes villes candidates, a proposé d’implanter à Dijon le siège de l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin. Cette décision majeure a ouvert une nouvelle page et a permis de renouer avec l’histoire viticole, diplomatique et internationale de notre métropole.
Plus largement, Dijon métropole réaffirme sa conviction en la renaissance du vignoble métropolitain, que nous avons impulsée en 2013 avec le rachat des 160 hectares du plateau de La Cras et que nous poursuivons encore aujourd’hui.
Avec Nathalie KOENDERS, maire de Dijon, 1ère vice-présidente de Dijon métropole, et l’association des vignerons du Bourgogne-Dijon, nous avons récemment planté les vignes du clos Pau Roca aux Valendons, en hommage à l’ancien directeur général de l’OIV qui a beaucoup œuvré pour le transfert de cette organisation de Paris à Dijon.
Dijon et sa métropole poursuivent l’ambition de faire renaître la grande histoire viticole du Dijonnais, en lien également avec les Climats du vignoble de Bourgogne dont nous avons contribué à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco le 4 juillet 2015.
L’Hôtel Bouchu dit d’Esterno, aujourd’hui patrimoine de la diplomatie, ne fait que confirmer que l’histoire et l’avenir se conjuguent à merveille autour du vignoble métropolitain.
FRANÇOIS REBSAMEN,
PRÉSIDENT DE DIJON MÉTROPOLE, ANCIEN MINISTRE
Communiqué de la Métropole de Dijon du 12 juin 2026 :L’Hôtel Bouchu dit d’Esterno, siège de l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin (OIV) à Dijon, a officiellement reçu ce vendredi 12 juin 2026 le label « Patrimoine de la diplomatie », décerné par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
À cette occasion, Julien STEIMER, directeur général de l’administration et de la modernisation du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères en France, John BARKER, directeur général de l’OIV, et François REBSAMEN, président de Dijon métropole, ancien ministre, en présence de Yvette VAN DER MERWE, présidente de l’OIV, et de Nathalie KOENDERS, maire de Dijon, 1ère vice-présidente de Dijon métropole, ont dévoilé une plaque commémorative attestant de ce label.
Cette distinction nationale met à l’honneur 15 sites emblématiques de l’histoire diplomatique française. Elle reconnaît la place singulière qu’occupe désormais l’Hôtel Bouchu dit d’Esterno dans le paysage diplomatique international en tant que siège de l’organisation intergouvernementale de référence pour le secteur vitivinicole mondial. Ce label confirme le caractère remarquable et l’importance diplomatique du site dijonnais.
Parmi les 15 sites labellisés, l’Hôtel Bouchu dit d’Esterno, situé dans le secteur sauvegardé de la cité des Ducs, est distingué au rang du château de Chambord, de la bibliothèque Choiseul à Versailles, du Quai d’Orsay à Paris ou encore du Palais de l’Europe à Strasbourg. Des lieux prestigieux où l’histoire, la diplomatie et les relations internationales se sont exprimées au fil des siècles.
Par cette labellisation, l’État souligne l’importance du dialogue international, de la coopération entre les nations et du multilatéralisme incarnés quotidiennement par l’OIV, qui rassemble aujourd’hui 51 États membres représentant l’immense majorité de la production et des échanges vitivinicoles mondiaux.
La France est le pays hôte de l’OIV depuis sa création en 1924. Installée à Dijon depuis 2024, année de son centenaire, l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin, organisation intergouvernementale scientifique et technique qui représente la référence mondiale du secteur vitivinicole, contribue au rayonnement de la France, de la Bourgogne et de Dijon à travers le monde. Elle constitue un lieu permanent d’échanges, de concertation et d’expertise scientifique au service de la filière vitivinicole internationale.
L’OIV compte aujourd’hui 51 États membres, pays producteurs et consommateurs de raisin et de vin, qui représentent 90 % de la superficie viticole mondiale, 88 % de la production mondiale de vin et 75 % de la consommation mondiale de vin. Deux fois par an, plus de 500 experts se réunissent au siège de l’OIV à Dijon pour évaluer, débattre et approuver par consensus des résolutions portant sur les domaines suivants : Viticulture et raisins de table ; Œnologie et méthodes d’analyse ; Droit et économie de la vigne et du vin ; Sécurité et santé des consommateurs.
Depuis un siècle, l’OIV est à l’avant-garde des différents enjeux afférents à la vitiviniculture mondiale, fournissant au secteur de la vigne et du vin des normes, des orientations et des informations.
Cette reconnaissance nationale au patrimoine de la diplomatie vient également saluer l’engagement de la Ville de Dijon et de Dijon métropole en faveur de la préservation et de la valorisation du patrimoine. Construit entre 1640 et 1643 pour Jean Bouchu, premier président au Parlement de Bourgogne, l’Hôtel Bouchu dit d’Esterno a fait l’objet d’une réhabilitation exemplaire conduite par la collectivité, à hauteur de 14,5 millions d’euros, afin d’accueillir le siège de l’OIV dans un écrin patrimonial à la hauteur de son rayonnement international.
Ce projet ambitieux, soutenu par la Région Bourgogne-Franche-Comté, a permis de redonner vie à l’un des plus remarquables hôtels particuliers du centre historique de Dijon tout en lui offrant une nouvelle vocation tournée vers l’international.
L’attribution de ce label témoigne de l’ancrage durable de l’OIV à Dijon et en Bourgogne-Franche-Comté, territoire dont l’histoire, l’excellence vitivinicole et l’ouverture sur le monde constituent un cadre naturel pour l’action de l’Organisation.
À travers cette distinction, c’est enfin toute l’ambition portée collectivement par l’OIV, Dijon métropole et la Ville de Dijon qui est reconnue : faire de Dijon une capitale internationale du vin, de la connaissance, du dialogue entre les peuples et de la diplomatie économique et culturelle.
« Cette distinction importante s’inscrit dans le prolongement des annonces du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui s’est rendu à Rambouillet le 16 avril dernier afin de dévoiler 15 sites remarquables labellisés « Patrimoine de la diplomatie ». Nous sommes heureux que l’Hôtel Bouchu dit d’Esterno en fasse partie. Conservatoire de musique, quartier général du 8e corps d’armée et désormais siège de l’OIV, ce lieu emblématique de Dijon est le témoin autant que l’acteur vivant de notre histoire diplomatique. », souligne Julien STEIMER, directeur général de l’administration et de la modernisation du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
« Cette distinction honore non seulement un lieu chargé d’histoire, mais également la mission que l’OIV poursuit depuis sa création : favoriser la coopération internationale, le dialogue entre les États et l’élaboration de références techniques et scientifiques au bénéfice du secteur vitivinicole mondial », déclare John BARKER, directeur général de l’OIV.
« Ce classement au patrimoine de la diplomatie souligne la pertinence de notre projet de réhabilitation exemplaire de l’édifice patrimonial, engagé en 2021 afin de rendre possible l’installation de l’OIV au cœur de la ville. Dijon est alors devenue le 12 octobre 2024 capitale diplomatique du vin, vitrine mondiale du patrimoine vitivinicole. La grande histoire viticole du Dijonnais renaît et s’étoffe », réaffirme François REBSAMEN, président de Dijon métropole, ancien ministre.