
Pour rendre hommage aux victimes de l’Holocauste, la maire de Dijon s’est exprimée, ce mardi 27 janvier, dans la cour de l’école Paulette Lévy. Un discours fort et solennel, prononcé lors de l’inauguration du nouveau texte de la plaque commémorative de l’établissement, pour rappeler l’importance du travail de mémoire et de sa transmission aux jeunes générations.
À l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, Nathalie Koenders, maire de Dijon, s’est exprimée, ce mardi 27 janvier 2026, dans la cour de l’école Paulette Lévy, lors de l’inauguration du nouveau texte de la plaque commémorative de l’établissement.
Une date pour se souvenir
Devant les élèves, les enseignants et les élus, la maire a rappelé la portée symbolique du 27 janvier 1945, date de la libération du complexe concentrationnaire d'Auschwitz-Birkenau, évoquant « ce moment où l’obscurité de la nuit et l’étouffant brouillard, peu à peu, se déchirèrent pour céder enfin la place à la lueur du jour ».
Elle a souligné l’ampleur des crimes nazis, rappelant que plus d’un million de femmes et d’hommes furent assassinés à Auschwitz-Birkenau, « pour l’essentiel de confession juive », mais aussi parce qu’ils étaient résistants, opposants politiques ou persécutés pour ce qu’ils étaient.
L’école Paulette Lévy, témoin de l’Histoire
Lieu chargé d’histoire, l’école Paulette Lévy fut le théâtre de la dernière rafle perpétrée à Dijon pendant l’Occupation. Entre le 24 février et le 3 mars 1944, 92 personnes y furent détenues, avant que « 89 d’entre eux furent déportés le 7 mars, vers le camp de Drancy, antichambre d’Auschwitz-Birkenau où la mort les attendait ».
Transmettre et ne pas oublier
La cérémonie a également permis de mettre en lumière le travail de mémoire et de recherche historique ayant conduit à l’installation d’une nouvelle plaque commémorative, reconnaissant l’existence d’un second rescapé de la rafle de février 1944. « Gilbert Cahn, lui aussi, est revenu de l’enfer », a rappelé Nathalie Koenders.
Insistant sur la responsabilité collective de la transmission, la maire de Dijon a affirmé avec force que « travailler sans relâche à l’exactitude du récit historique que nous relatons et transmettons est une responsabilité collective », avant de rappeler : « L’oubli est le dernier crime des bourreaux. Nous ne le commettrons pas. »
Face aux résurgences contemporaines de la haine, elle a enfin appelé à la vigilance et à l’engagement de tous, invitant chacun à se souvenir « du nom de celles et ceux que les esprits les plus sombres ont entrepris de réduire à des nombres », et à « raconter leur histoire, faire vivre leur mémoire ».
Manon Bollery
©Photos Manon Bollery





































