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31/03/2022 18:24

DIJON : La cotation de postes des agents de la Ville et de la Métropole ne plaît pas à la CGT

Ayant appelé à la mobilisation des agents ce jeudi 31 mars, l’organisation syndicale a rassemblé une trentaine de personnes devant l’hôtel-de-ville avant de défiler jusque devant la préfecture, pour dénoncer aussi la loi de transformation de la fonction publique.
Place de la Libération ce jeudi 31 mars 2022 en début d’après-midi, plus précisément devant l’hôtel-de-ville, un rassemblement s’est tenu à l’appel de la CGT, faisant écho à un appel national.

Sandrine El Mekki, pour la CGT des personnels de la Ville de Dijon/CCAS et de la Métropole, a dénoncé «une cotation de postes faite sans réelle concertation et dans la plus grande opacité».
Le RIFSEEP, nouveau régime indemnitaire «tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel», ne convient pas à la CGT qui parle notamment de calculs de points «honteux, un scandale».


Plus largement, la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019 a été fustigée, une loi qui selon l’organisation syndicale «contourne les statuts garants de la neutralité du service rendu et de l’égalité des droits des agents mais aussi des usagers. Elle va également réduire les capacités des organisations syndicales à défendre collectivement les droits des agents publics en termes de carrière, de santé et de sécurité au travail, par l’affaiblissement des CAP et la disparition des CHSCT».  Le CGT demande l’abrogation de cette loi.

«C’est le seul syndicat non signataire du protocole global», a fait remarquer Sandrine El Mekki, en déplorant de ce fait l’exclusion de la CGT des réunions de bilan de ce protocole «alors qu’aucune ligne ne stipule cette exclusion en cas de non signature».

«Ne lâchons rien !»


La CGT - deuxième organisation syndicale parmi les 3000 agents que comptent environ la Ville/CCAS et la Métropole - est tout de même conviée à la commission de cotation de postes le 15 avril prochain. «On attend de voir. Plusieurs agents ont en tout cas adressé des courriers individuels à la Ville pour dire qu’ils ne sont pas d’accord avec ces cotations. Ne lâchons rien !», a lancé la représentante syndicale devant une petite trentaine d’agents et soutiens.

Le parcours dans les rues Lamonnoye, Auguste Comte et d’Assas a permis à Sandrine El Mekki d’insister sur plusieurs revendications : «dégel du point d’indice ; non-augmentation du temps de travail voire diminution ; augmentation des effectifs dans les services».

Rue de la préfecture, devant celle-ci, ces propos ont été réitérés, appuyés par Cyril Vierjan, coordinateur syndical départemental CGT des territoriaux de Côte-d’Or, qui s’est exprimé contre la privatisation et «la casse du service public» tout en s’indignant de «la dégradation des conditions de travail dans la fonction publique», en glissant que la loi décriée par l’organisation syndicale a déjà été appliquée «par de nombreuses collectivités territoriales dans le département, dont la Ville et la Métropole de Dijon du nouveau macroniste Rebsamen.

«Dijon : collectivité qui privatise à tout va les services publics de la ville et de la métropole», a-t-on également entendu.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier








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