
«Un escalier peut se révéler comme un formidable support d'expression artistique», s'est enthousiasmée Nathalie Koenders, ce vendredi 17 avril, en inaugurant l’œuvre d'art contemporain urbain réalisée par Drika Chagas. La fresque participe au «renouveau du quartier».

La montée de Guise reprend des couleurs. Une nouvelle fresque alternant des teintes éclatantes et iridescentes se déploie sur les contremarches de l'escalier. L’œuvre d'art contemporain urbain est signée par Drika Chagas, artiste brésilienne, habitant Dijon.
L'inauguration s'est déroulée, ce vendredi 17 avril 2026, présidée par Nathalie Koenders (PS), maire de Dijon, en présence de nombreux adjoints, de représentants de CDC Habitat, du Cercle laïc dijonnais et de Zutique productions, tous partenaires de l'opération.
Une commande de la Ville de Dijon
Drika Chagas est connue pour avoir peint la grande chouette qui se déploie au niveau du terrain de basket 3x3 du lac Kir. Proposée parmi plusieurs artistes urbain sélectionnés l'équipe du M.U.R., l'artiste a été retenue à la suite d'un processus d'appel d'offres. La Ville de Dijon a engagé 24.000 euros pour ce travail.
Les premiers coups de pinceau ont été donnés par des enfants accompagnés par le Cercle laïc dijonnais et les dernières interventions ont été tributaires des récents aléas météos.
Une anamorphose et des couleurs pour une ode à «la résilience»
Reprenant le principe d'une anamorphose, des formes géométriques en bleu soutenu, violine et rose, ainsi qu'en jaune pâle et jaune orangé, se recomposent au gré de la position du spectateur face à l'escalier.
Drika Chagas a indiqué avoir retenu «une forme circulaire qui a plusieurs interprétations comme une éclipse solaire ou lunaire». «Les couleurs bleu-violet et rose sont des couleurs qui nous transmettent un côté apaisant. Un mot peut décrire tout cela : la résilience».
Le nom de la fresque sera prochainement choisi par les habitants parmi trois propositions : «Sous l'éclipse des couleurs», «Montée iridescente» et «Danse circulaire des couleurs».
«Faire rentrer l'art contemporain urbain dans la ville»
«Cette nouvelle œuvre vient embellir l'espace public dijonnais», s'est félicitée Nathalie Koenders qui a applaudi une «fresque contemporaine qui est colorée et pleine d'énergie». «Un escalier peut se révéler comme un formidable support d'expression artistique. Ça nous invite à prendre du recul pour observer l’œuvre dans son ensemble.»
«Cette fresque est le symbole d'une Ville créative», a souligné la maire de Dijon, «une ville douce à vivre, qui s'élève grâce à l'art, (…) ça permet de faire rentrer l'art contemporain urbain dans la ville». «Ensemble, continuons de gravir les marches qui nous mènent vers une société où la culture s'offre véritablement à toutes et tous.»
Dans le même esprit, la Ville de Dijon prévoit de commander prochainement l'embellissement d'un escalier menant à la place André-Gervais, dans le quartier de la Fontaine d'Ouche.
«Un renouveau du quartier»
La nouvelle fresque a pris place alors que le bailleur social CDC Habitat conduit une opération de rénovation énergétique des bâtiments surplombant l'escalier de la montée de Guise.
L'investissement dépasse 14 millions d'euros pour faire passer 238 logements de l'étiquette D à C. La fin du chantier est prévue pour le printemps 2027.
«La rénovation de l'escalier va faire du bien pour redynamiser le quartier, avoir une appropriation différente des espaces», a estimé Gilles Pauchet, directeur de la gestion locative au sein de CDC Habitat, «la rénovation que l'on réalise participe aussi à un renouveau du quartier».
«Les problèmes de tranquillité publique n'existent plus aujourd'hui»
«On va faire le maximum pour que ce site reste tranquille, comme il l'est», a abondé Nathalie Koenders sur les enjeux de sécurisation du site qui a pu connaître des trafics de drogue et des incivilités. «J'ai discuté avec des riverains qui sont arrivés, pour certains, en 2017 ; les problèmes de tranquillité publique n'existent plus aujourd'hui.»
«Par la rénovation, par l'embellissement, par l'appropriation de l'espace par les habitants, cela contribue au fait que ce soit respecté», a conclu la maire de Dijon.
En guise de geste inaugural, Drika Chagas et Nathalie Koenders ont communément apposé au pochoir et à la bombe la signature de l'artiste pour finaliser l’œuvre.
Jean-Christophe Tardivon




























