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30/03/2021 13:57

DIJON : La nouvelle résidence Abrioux donne de belles perspectives

Terminée en décembre 2020, la nouvelle résidence Abrioux vient d’être inaugurée. Présentée tel un modèle d’habitat social, elle offre des perspectives sociales et professionnelles aux résidents.
En décembre dernier, la nouvelle résidence Abrioux pouvait ouvrir ses portes. Elle marquait une forte évolution quand on sait que l’ancienne résidence datait de 1974. D’abord réservé aux travailleurs immigrés venant du Maghreb, le foyer fut géré à partir de 1985 par le Centre communal d’action sociale de la ville de Dijon puis agréé résidence sociale en 2003.

Aujourd’hui, la résidence Abrioux reçoit des personnes ayant de faibles ressources, en situation régulière, avec un projet d’insertion sociale ou professionnelle. Ce sont des logements, mais on parle plutôt de parcours résidentiel dans la mesure où chaque personne y habitant n’est pas destinée à y rester.

«Un lieu de passage où les personnes accueillies retrouveront

la force de repartir dans la vie»


156 logements sont désormais érigés rue du Commandant Abrioux, «dont quatre T3 et deux T4», a souligné le maire de Dijon François Rebsamen lors de l’inauguration de la résidence, le jeudi 25 mars 2021. Notamment le signe selon lui de l’évolution de la résidence, en capacité d’accueillir des familles en difficulté dans la même démarche évoquée au préalable.
Au total, 30 logements de la résidence sont réservés aux couples sans enfant et aux familles monoparentales.

Pour François Rebsamen, ayant tenu à saluer la conseillère municipale Françoise Tenenbaum pour son engagement dans le projet ainsi que son adjoint Antoine Hoareau en tant que vice-président du CCAS de la ville de Dijon, «c’est un beau projet malheureusement contrarié par nos habituels anars (référence à l’occupation des Lentillères et à l’opposition à l’écocité jardin des Maraîchers). C’est ici une invitation au partage, un lieu de passage où les personnes accueillies retrouveront la force de repartir dans la vie».

La nouvelle résidence est le résultat de réflexions entre la Ville de Dijon, dont le CCAS est gestionnaire du lieu, Habellis, propriétaire bailleur, et la Société publique locale d’aménagement de l’agglomération dijonnaise.

«Le temps aura permis de concevoir un projet plus abouti, plus qualitatif que les premières ébauches il y a cinq ans», assure le président d’Habellis, Jean-François Buet, insistant sur un projet pertinent et novateur, marqué notamment par l’option prise de la construction de la nouvelle résidence, avant la démolition de l’ancienne prévue pour se terminer à la fin de l’année 2021. Celle-ci doit débuter fin avril 2021.
Pour le président d’Habellis, le propriétaire bailleur s’est posé la question suivante tout au long de l’élaboration et de la réalisation du projet : «Comment répondre à toutes ces fragilités ?».

En plus des logements, la nouvelle résidence Abrioux se doit d'offrir des services socio-culturels mis à jour suivant les besoins des résidents. Les premiers locataires se sont installés en janvier 2021.

«Il ne faut pas avoir peur de construire»


«Pour permettre à nos concitoyens de s’engager dans la vie économique et sociale, il faut leur offrir un toit, la possibilité d’avoir un logement sous différentes formes et d’avoir un travail par l’insertion professionnelle. Pour avoir un toit, il faut d’abord construire, c’est ce que vous faites sur l’agglomération dijonnaise. Il ne faut pas avoir peur de construire, il y a dans ce pays des besoins de logement, des besoins importants qui ne sont pas satisfaits. Vous le faites avec le souci du développement durable et de la transition écologique comme l’encourage la ministre du logement», a fait remarquer le préfet Fabien Sudry, en saluant à la fois la réalisation ainsi que la coopération d’acteurs engagés pour le logement social permettant de répondre aux besoins des personnes dans la difficulté.

En 2022, la résidence accueillera une antenne de la structure de quartier Le Tempo pour proposer animations et services aux résidents et aux habitants du quartier.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier (sauf mention contraire)

La nouvelle résidence Abrioux

(extraits du dossier de presse)

Le coût de l’opération s’élève à 10 722 018 € financé par :

Habellis :
Prêts auprès de la Banque des Territoires : 8 016 010 €
Fonds propres Habellis : 850 000 €
Subventions Dijon métropole : 500 000 €
Subventions État : 1 048 008 €

Et des améliorations ont été apportées aux prestations par le CCAS (308 000 €) pour des équipements supplémentaires.

- 24 juin 2019 : pose de la 1ère pierre
- 8 décembre 2020 : achèvement de la construction
- Janvier 2021 : emménagement des premiers résidents
- D’avril à novembre 2021 : démolition de l’ancien bâtiment
- Février 2022 : fin de l’aménagement des espaces extérieurs

Coût de la réalisation : 10 722 018 €
4 885 m2 de surface totale
156 logements (126 T1 / 24 T2 / 4 T3 / 2T4) ainsi que des locaux nécessaires au fonctionnement de la structure
1 salle de convivialité équipée de bornes informatiques (avec la présence d’un « aidant numérique ») et 1 laverie en libre-service
1 équipe pluridisciplinaire de 13 personnes
Ouvert 7 jours sur 7 et 24h/24

Accessible aux personnes à mobilité réduite

-    Entreprise générale : C3B
-    Cabinet d’architectes : A2A
-    Assistant à maîtrise d’ouvrage : A2MO
-    Bureau d’études : Elithis
-    Contrôle technique et SPS : Apave
-    Maître d’oeuvre : ICAR

Habellis est propriétaire du foyer dit « Abrioux » au sein de la ZAC des Maraîchers à Dijon.
Ce bâtiment, datant des années 70 et comprenant 173 chambres pour accueillir des travailleurs étrangers, était confié en gestion au CCAS de la ville de Dijon.
Habellis, la ville de Dijon, son CCAS et la SPLAAD ont travaillé conjointement afin de concevoir une résidence qui prenne en compte les nouveaux besoins identifiés par le gestionnaire.

Une évolution des besoins

Habellis et le CCAS de la ville de Dijon ont fait le constat que la conception de cet immeuble n’était plus en adéquation avec les besoins des publics logés.

Une conception partagée
  
Une réflexion a été engagée afin de faire évoluer cet équipement. Un temps envisagée, la réhabilitation du bâtiment n’est pas apparue pertinente pour la prise en compte des attentes, et la performance recherchée. L’emprise foncière permettant une reconstruction, c’est ce choix qui a pu être opéré.
Pour cette nouvelle approche, le CCAS de la ville de Dijon a recensé l’ensemble de ses besoins au travers d’un cahier des charges, construit en partenariat avec Habellis.
Ce travail a abouti à la conception d’un nouveau bâtiment afin de mieux aborder l’accueil d’une population plus élargie : jeunes adultes, familles monoparentales, populations en situation de fragilité sociale...

A l’issue de cette réflexion, Habellis, le CCAS de la ville de Dijon et la SPLAAD, aménageur de l’Ecocité Jardin des Maraîchers, ont travaillé conjointement au lancement d’une consultation en conception- réalisation afin de désigner une équipe de concepteurs et de constructeurs pour faire de cette idée, une réalité.

A l’issue de cette consultation, c’est l’entreprise C3B, accompagnée du bureau d’études Elithis et du cabinet d’architectes A2A qui ont été désignés lauréats en avril 2018 pour réaliser ce programme.

Le mot de l’architecte
(cabinet A2A)

Le projet de résidence sociale porté par Habellis (ex- Villéo) sera implanté dans la ZAC des Maraîchers, vaste ensemble de logements, d’équipements et d’espaces verts en cours de constitution. Il en sera à terme l’une des proues, au Sud-Ouest du futur Mail. À « l’esprit du lieu » capté par l’agence de Nicolas Michelin à travers l’histoire de ce site industriel et ouvrier singulier, puis transcrit dans le Plan Guide, se substitue en quelque sorte un « esprit d’Écocité Jardin » qu’il convient de capter à notre tour afin d’inscrire le futur Foyer Social dans un vaste espace dédié au bien-être, à la mixité et à la nature.

Respecter les principes du plan guide, c’est participer à la réussite de la ZAC des Maraîchers. Réussir le projet de Foyer et de Centre social qui l’accompagne, c’est peut-être pour certains de ses occupants s’inscrire dans le parcours résidentiel imaginé à l’échelle de la ZAC. Nous souhaitons faire de ce projet un acteur de cette mixité par l’instauration d’un dialogue visuel entre le Foyer social et l’Écocité Jardin : pas de mise à distance, pas de replis, mais au contraire une invitation au partage. Le nouveau bâtiment s’intégrera harmonieusement dans son environnement futur.

Ce dialogue visuel se traduit par la création d’une large façade vitrée au centre du bâtiment côté rue Abrioux et côté îlot. La transparence ainsi créée donne à voir l’activité régnant dans cette partie du bâtiment : les allées et venues des résidents et du personnel dans le hall d’accueil, les groupes attablés passant un moment de détente dans la salle de convivialité, et les activités collectives pratiquées dans la salle polyvalente. Des séquences visuelles se succèdent et créent un parcours fluide. De l’espace public, on accède à un vaste porche dont les parois sont rehaussées d’une peinture jaune doré. Il est possible d’y stationner son vélo. Côté gauche un sas vitré donne accès aux espaces d’accueil du foyer et au-delà aux logements. Au centre un autre sas permet d’accéder à l’antenne sociale. Ces accès sont reliés spatialement et visuellement aux espaces communs de la convivialité et de la salle polyvalente.

Notre projet est composé d’un seul bâtiment, mais de trois volumes distincts afin d’éviter tout effet de monotonie. Le volume construit est ainsi fragmenté. Deux bâtiments couverts de toits irréguliers encadrent, dans une fausse symétrie, un corps central qui se distingue par le traitement de ses façades. Les parties hautes de ces toitures forment les émergences souhaitées par ANMA.

Le Foyer est tourné au Sud vers un îlot ouvert privilégiant les espaces végétalisés. Les garages sont largement ouverts sur l’aménagement extérieur afin d’éviter l’effet anxiogène des parkings souterrains classiques. Une majorité de places de stationnement se trouve au sous-sol de la construction afin de limiter la présence visuelle d’un parking trop étendu. Le parking extérieur est paysager.

Le parti structurel du projet est simple dans son expression : des dalles soutenues par des poteaux, et le strict minimum de voiles nécessaires à la stabilité d’ensemble. Pas de retombées de poutres donc, mais des bandes noyées, qui laissent une grande souplesse d’implantation des réseaux et ménagent l’avenir sur une typologie à adapter suivant les besoins. Le rythme de la structure est optimisé afin de répondre au dimensionnement des logements. »








Photo : Habellis

Photo : Habellis