
Ce jeudi 11 septembre, la maire Nathalie Koenders a rappelé que la ville restait fidèle à son histoire : «Dijon se souvient, Dijon honore, Dijon transmet».

Ce jeudi 11 septembre, le centre-ville a vibré à l'unisson à l’occasion du 81ᵉ anniversaire de la Libération de Dijon. Une cérémonie aussi belle qu'émouvante où le choeur de l'opéra de Dijon a chanté pour la Liberté mais aussi pour le plus grand bonheur des nombreux dijonnais qui étaient présents. Un premier temps au parc Darcy puis dans la rue de la Liberté et enfin dans la Cour d'honneur du Palais des Ducs, cette cérémonie s'est déroulée notamment en présence de François Rebsamen (ministre de l'aménagement du territoire), de Paul Mourier (Préfet de région) et de Jérôme Durain (Président de région). À cette occasion, la maire et première vice-présidente de Dijon métropole, Nathalie Koenders, a rappelé avec force
« l’inestimable valeur de la Paix et de notre Liberté ».Les parlementaires Pierre Pribetich, Océane Godard et Catherine Hervieu étaient également présents. Ainsi que François-Xavier Dugourd représentant le président du conseil départemental de Côte-d'Or, les élus de la ville de Dijon dont Jean-Philippe Morel (adjoint délégué au devoir de mémoire) mais aussi les élèves des écoles Dampierre et Trémouille, du collège Champollion et du lycée international Charles de Gaulle.
« Dijon renaît à la Liberté »
Évoquant le 11 septembre 1944, Nathalie Koenders a peint une image saisissante de ce jour historique :
« Des soldats alliés et combattants de l’ombre défilant victorieusement le long de la rue de la Liberté, une foule exaltée venue acclamer nos libérateurs, des drapeaux tricolores partout déployés… Dijon, ensoleillée, renaît. Elle reprend son souffle, traversée par une joie d’une rare intensité. »Mais derrière l’allégresse, Koenders a rappelé que « le chemin vers l’unité et une forme de normalité restait à parcourir », la société française sortant meurtrie d’« un traumatisme indicible ».
Hommage aux résistants et aux victimes
La maire a rendu un hommage appuyé à ceux qui ont libéré Dijon et à ceux qui ont payé de leur vie leur engagement :
«Autant de noms, de visages et de récits qu’il est de notre responsabilité de ne jamais abandonner à l’oubli. »
Saluant la présence de l’ancien résistant Henri Mosson, elle a souligné que les distinctions qui lui ont été décernées étaient aussi un symbole de victoire sur l’humiliation nazie :
« Elles se substituent au triangle rouge, par lequel le nazisme s’évertuait, en vain, à vous déshonorer, et sont l’expression d’une capacité extraordinaire à refuser l’insoutenable. »Après s'être vu élevé au rang d'officier de la Légion d'honneur à l'occasion de son 100ème anniversaire, Henri Mosson a reçu lors de la cérémonie la médaille d'or de l'Office national des combattants et des victimes de guerre.
La mémoire féminine de la Résistance a occupé une place centrale dans son discours :
« Nous avons le devoir moral de nous montrer à la hauteur de ces héroïnes du passé, en leur donnant enfin la place, la reconnaissance et les honneurs qu’elles méritent. Mesdames, nous écrivons vos noms. »
Préserver les repères républicains
À quelques mois du 80ᵉ anniversaire de la victoire du 8 mai 1945, Nathalie Koenders a insisté sur l’importance de ce repère national :
« Le 8 mai doit rester un temps solennel de commémorations et d’hommages. Plus que jamais, les défis du présent nous imposent de protéger nos repères républicains. »
Elle a rappelé que la mémoire était avant tout un outil d’éducation et de vigilance :
« La mémoire, c’est le passé présent. J’ajouterai que c’est le passé présent façonnant l’avenir. »
Un appel à la vigilance et à la paix
Élargissant sa réflexion à l’actualité internationale, la maire de Dijon, Nathalie Koenders, a établi un parallèle entre les menaces d’hier et celles d’aujourd’hui :
« Hélas la haine, aussi inimaginable et insensée soit-elle, n’est pas l’apanage des livres d’histoire. Elle menace de surgir à tout moment ici et là, en Europe et partout dans le monde. »
Face aux tensions mondiales et nationales, elle a lancé un appel :
« Une société ne peut prétendre à une paix véritable et durable sans veiller au maintien de la cohésion entre ses citoyens, sans œuvrer à davantage de justice sociale, économique et politique. »
Une mémoire vivante
En clôturant son discours, Nathalie Koenders a rappelé que Dijon restait fidèle à son histoire :
« Dijon se souvient, Dijon honore, Dijon transmet. » Et de conclure : « Vive la République, vive la France et vive Dijon ! »
Manon Bollery
Photos ©Manon Bollery




















































































