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28/08/2021 19:51

DIJON : Le BGE Bus à la rencontre des potentiels créateurs d’entreprises dans les quartiers prioritaires

Dans le cadre des Quartiers d’été, le bus de BGE Perspectives a fait étape aux Grésilles ce jeudi 26 août. Tout cet été, il s'est déplacé dans la métropole dijonnaise pour favoriser la création d’entreprise. «Les idées ont peut-être du mal à émerger, mais elles portent leurs fruits ensuite», a souligné le secrétaire général de la préfecture de la Côte-d’Or.
«Nous sommes à votre disposition, n’ayez pas peur de nous contacter». C’est en substance le message qu’ont répété les représentants de BGE Perspectives cet été, dans cinq quartiers prioritaires de la politique de la ville situés sur la métropole dijonnaise, au Belvédère à Talant, au Mail à Chenôve, au Bief du Moulin à Longvic, à Fontaine d’Ouche et aux Grésilles à Dijon.

Aux abords du bus de la création d’entreprise de BGE (historiquement le regroupement de plusieurs boutiques de gestion pour entreprendre), des contacts ont été pris avec de potentiels créateurs, parmi une quinzaine de personnes rencontrées à chaque demi-journée voire journée entière sur un quartier.


Aller chercher les créateurs d’entreprises


«Il est nécessaire d’aller au plus près de ces populations car on sait qu’elles ne sont pas forcément mobiles, ou réticentes à aller jusque dans les structures dédiées», souligne Philippe Château, président de BGE Perspectives pour les départements de la Côte-d’Or, la Saône-et-Loire et l’Ain.

Ce travail aux abords du bus, dispositif engagé depuis une dizaine d’années, BGE Perspectives va le poursuivre et même l’accentuer suite à sa candidature à succès à un appel d’offre national concernant un projet d’inclusion. L’objectif réaffirmé est d’«aller chercher les créateurs d’entreprises dans les quartiers prioritaires de la ville».

Macha Chudant-Rey, responsable territoriale de BGE en Côte-d’Or insiste : «Notre volonté est de les accompagner de façon encore plus fine. BGE ne fait pas à la place des créateurs d’entreprises mais leur donne des outils. Demain par exemple, dans le cadre du projet sur l’inclusion, en Côte-d’Or, en Saône-et-Loire et dans l’Ain, nous pourrons accompagner le créateur ou la créatrice d’une entreprise jusqu’à la banque pour négocier un prêt».

Les accompagnements proposés par la BGE dans la création d’entreprise peuvent aller jusqu’à trois ans, avant de proposer aux personnes ayant profité pleinement de cet accompagnement de contribuer en quelque sorte au développement d’un réseau pouvant donner lieu notamment à des retours d’expériences. Un réseau et des relations pouvant être également dynamisés par des partenaires institutionnels ou privés.

L’aide de la BGE est spécialisée sur la création de TPE, dans tous les types d’activités (artisans, commerçants, professions libérales non réglementées).

Avec Pôle Emploi par exemple, le parcours Activ’Créa peut être proposé, pour «questionner une idée, une envie, sur laquelle il y a tout à construire», à l’écoute d’un demandeur d’emploi dont le parcours peut déboucher sur une formation à la création et à la gestion d’une micro-entreprise.

«Les idées ont du mal à émerger, mais elles portent leurs fruits ensuite»


Jeudi 26 août 2021, c’est à proximité du parking avenue des Grésilles, à proximité également du marché, que le bus de la BGE s’est déployé. Le dispositif a bénéficié de 3.000 euros de l’État pour sa participation à la dynamique Quartiers d’été, mise en place en Côte-d’Or l’année dernière et renouvelée cette année.

Secrétaire général de la préfecture de la Côte-d’Or, Christophe Marot a souligné tout le sens de l’action du «BGE Bus» visant à favoriser l’insertion professionnelle par la création d’entreprise. Le représentant de l’État s’appuie sur une étude de 2020 pour bien marquer la pertinence de l’action : «Le taux de création d’entreprise dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville est de 1,7 % au niveau national, alors qu’il est de 2,2 % hors QPV. Mais le taux de pérennité des entreprises, trois ans après leur création, est de 77 % dans les QPV et de 75 % hors QPV. Les idées ont peut-être du mal à émerger, mais elles portent leurs fruits ensuite. Et puis l’accompagnement sert au développement des compétences, car on n’a pas forcément tout le panel au départ».

«Les quartiers d’été, ce sont des actions ludiques, sportives, culturelles, à partager, mais aussi des activités pour apprendre. C’est de l’évasion et du sérieux», a résumé Christophe Marot. En plus de l’enveloppe de 900.000 euros réservés par l’État aux QPV dans le département de la Côte-d’Or, 112.000 euros ont été débloqués pour les Quartiers d’été 2021, hors colos et vacances apprenantes.

«Financées par l'État et accompagnées par ses services, les opérations Quartiers d'été ont été renouvelées en 2021 pour que les territoires, collectivités et associations puissent proposer durant tout l’été des activités sportives, culturelles, de divertissement mais aussi des services permettant l’accès aux droits et à l’insertion professionnelle des jeunes et des familles des 1.514 quartiers prioritaires en France où le taux de chômage est en moyenne trois fois supérieur aux quartiers environnants», rappelle plus largement la préfecture de la Côte-d’Or qui relancera un appel à projets pour l’été prochain.

Quelques chiffres autour de la création d’entreprise


Pour en revenir à BGE Perspectives, notons qu’en plus de ses locaux situés au 44J avenue François Giroud à Dijon Valmy, une permanence s’ouvrira à l’Adie à partir du mois de septembre. Plus d’informations en cliquant ici.

Selon le rapport d’activité livré par la BGE, en 2020 en Bourgogne-Franche-Comté, 1.382 entreprises ont été créées ou reprises, dont 378 en Côte-d’Or (152) et en Saône-et-Loire (226).

25 % des entreprises créées l’ont été dans le commerce, l’hébergement et la restauration, 14 % dans les services aux entreprises, 14 % également dans l’industrie, 13 % dans les services aux particuliers ou encore 12 % dans la construction et le BTP. 74 % d’entre elles sont des entreprises individuelles, 10 % des SAS et 7 % des SARL.

62 % des créateurs ou créatrices avant la création étaient en demande d’emploi depuis moins d’un an, 14 % depuis plus d’un an, 18 % étaient salariés. 30 % d’entre eux étaient de niveau 3ème, CAP, BEP, 1ère, alors que 24 % étaient de niveau bac +3, 4, 5.

Durant cette même année 2020, 5.286 parcours d’accompagnement et formations ont été enregistrés.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier






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