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16/05/2020 20:03

DIJON : Le Bistrot Quentin allie solidarité et convivialité les jours de marché au centre-ville

Le bar propose un apéro solidaire - 1 bouteille = 1 don - depuis la fin du mois d’avril. Une manière à la fois d’oeuvrer pour la bonne cause et en même temps de maintenir une certaine attractivité autour de sa terrasse.
N’ayant toujours pas le droit de rouvrir comme d’autres lieux du genre, le Bistrot Quentin a décidé de mettre en place une opération réglementaire et solidaire. Elle se fait sous la forme d’une vente à emporter.

Après quelques échanges avec ses fournisseurs que sont le Domaine Dujac et la Maison Louis Roederer, L’équipe de Jérôme Trublet est en mesure de proposer depuis le dernier week-end d’avril des rosés Triennes 2019 IGP Méditerranée, OTT 2019 Côtes de Provence ou bien du Château Romassan... Cela aux prix définis dans les domaines.
Les bénéfices réalisés sur la vente de ces bouteilles, pouvant aller de 8,20 euros à 29 euros l’unité, sont entièrement reversés à l’institut Pasteur, engagé on le sait dans la recherche d’un vaccin contre le coronavirus. Un rhum de la Compagnie des Indes est même disponible en bouteille de 70 cl, au prix de 36,90 euros.

«L’idée est ne pas tomber dans l’oubli et d’apporter une pierre à l’édifice», fait remarquer le patron du Bistrot Quentin. Les achats sont à retirer sur place lors des jours de marché autour des Halles, de 10h à 13h (mardi, vendredi, samedi). Les commandes peuvent être également effectuées via les réseaux sociaux ou l’adresse mail qbistrot@gmail.com, avec possibilité de livraison à domicile.
La barre des 500 bouteilles vendues a été dépassée ces derniers jours. Les verres sont eux au profit du bar.

«Si on peut de cette manière se greffer à l'ambiance autour des Halles,

c’est tant mieux»


Sur place, les achats et commandes sont remis dans le respect des mesures sanitaires. La terrasse n’étant elle pas non plus ouverte, c’est autour de celle-ci que trois tables ont été installées. «Le but n’est pas de créer des regroupements trop importants mais si on peut de cette manière se greffer à l'ambiance autour des Halles, c’est tant mieux», apprécie Jérôme Trublet, qui dit prendre son mal en patience quant à la réouverture du lieu, non-autorisée à ce jour : «Il n’y a rien à penser. Pour le moment, on attend. Le plus difficile, c’est qu’on n’a pas de date et qu’on ne sait pas dans quelles conditions on pourra rouvrir».

En attendant, le Bistrot Quentin permet aux clients de renouer avec les petits plaisirs du quotidien sans se mettre en faute vis-à-vis des préconisations sanitaires. «Jusqu’à la semaine dernière, on venait chacun notre tour au marché et c'était une occasion d'acheter une bouteille. Personnellement, je n’ai pas trop mal vécu le confinement car, travaillant dans l’industrie pharmaceutique, je ne pouvais pas faire du télétravail donc j'ai continué à travailler quasiment normalement. Mais c’est vrai que ça fait du bien de pouvoir reprendre cette habitude de venir au marché et de boire un petit coup après. C’est forcément cruel pour les bars de ne pas pouvoir rouvrir, surtout lorsqu’il recommence à faire beau. On peut se retrouver entre copains si tout le monde respecte les gestes barrières», nous a dit Anouk ce samedi matin.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

De nouvelles mesures sanitaires pour le marché des Halles